Un an de plus pour Julien Stéphan (Rennes) ?

Après le coup de pression mis sur ses dirigeants il y a deux semaines, Julien Stéphan a reçu une proposition de prolongation d’un an de son contrat qui court actuellement jusqu’en juin 2020.
La sortie médiatique d’Hatem Ben Arfa sur son avenir après le nul contre Guingamp il y a deux semaine n’avait pas jeté qu’un froid sur Rennes. Elle avait insufflé un vent de panique chez les Bretons et mis le doute dans l’esprit de Julien Stéphan. Ne se sentant pas assez soutenu par ses dirigeants afin de taper du poing sur la table sur le sujet de l’ancien du PSG, de l’OL ou encore de Marseille, le technicien avait fait part de ses doutes concernant le projet futur du Stade Rennais. Il n’a d’ailleurs pas hésité à annoncer qu’il était en pleine réflexion sur la poursuite ou non de sa mission commencée en décembre dernier à la suite du limogeage de Sabri Lamouchi.

Stéphan veut des garanties


Cette annonce a fait l’effet d’une bombe tant le néophyte a réalisé des miracles depuis six mois. Ne souhaitant pas perdre celui qui a ramené le premier trophée du club depuis plus de 50 ans avec la Coupe de France et qui a été annoncé un temps du côté de Lyon, Olivier Létang a rencontré Stéphan et lui a soumis une offre vendredi après la dernière journée de Ligue 1 contre Lille (3-1) d’après L’Equipe. Actuellement sous contrat jusqu’en juin 2020, Julien Stéphan a reçu une proposition pour prolonger d’une saison comme cela aurait dû être le cas si les Rennais avaient fini dans les sept premiers du championnat cette saison (10eme au final). La proposition faite, cela ne veut pas dire qu’elle sera acceptée par le coach. Ce dernier souhaite avant tout avoir des garanties sur le projet sportif et ne l’acceptera qu’après avoir eu des réponses.

Une CAN, un but: 1968, Kalala écrit l'Histoire des Léopards

1968, le Congo Kinshasa sur le toit de l’Afrique Copyright -@fecofa_cd
Depuis sa création en 1957, la Coupe d'Afrique des Nations s’est imposée au fil des éditions comme étant le rendez-vous phare des amateurs du ballon rond et de l’ensemble du sport africain. Avec ses héros, ses buts mémorables, ses surprises, ses revers inattendus, ses succès tant espérés, la grande messe africaine nous a offert des moments inoubliables à l’image de sa 6ème édition de 1968 en Éthiopie qui a vu les Léopards de la République Démocratique du Congo inscrire pour la première fois de leur histoire le nom de leur pays au palmarès de la plus prestigieuse des compétitions africaines. En effet, l’épreuve de 1968 qui accueillait huit nations, a été marquée par une génération exceptionnelle de Léopards. Ceux-ci ont à cette occasion gravé en lettres d’or leur nom dans le grand livre de la coupe africaine en s’adjugeant pour la première fois le sacre grâce notamment à un but mémorable signé par l’illustre buteur congolais Pierre Kalala Mukendi alias «Le Bombardier». C’était un dimanche 21 janvier 1968, devant 35.000 supporters en transe au Stade Haïlé-Sélassié d’Addis-Abeba (aujourd’hui Addis Abeba Stadium) lorsque Kalala a fait parler la poudre, délivrant les siens lors de la grande finale face au tenant du titre ghanéen signant ainsi l’unique but de la rencontre (1-0). Une réalisation historique qui a permis au «Congo Kinshasa» d’intégrer pour la première fois le palmarès de la CAN mettant ainsi un terme à la domination des Black Stars sur le continent africain. Véritable phénomène du football congolais des années 60, le regretté Kalala qui nous a quitté le 30 juin 2015, a indéniablement marqué toute une génération tant au Congo qu’à travers le continent africain. Son sens du but, sa technique et ses exploits hors normes ont fait du mythique attaquant du Tout Puissant Englebert (devenu le Tout Puissant Mazembe), une légende. Ce n’est d’ailleurs pas par hasard si beaucoup de jeunes Africains se donnent à ce jour pour surnom « Kalala ». Un joueur qui n’est pas seulement l’un des plus grands de l’histoire des Léopards, mais sans doute le plus grand de tous ! Tout en espérant voir un autre joueur de la sélection congolaise le rejoindre sur son piédestal, nous vous proposons de revivre ce but historique en vidéo :

CAN 2019 : une prime astronomique pour le vainqueur !

CAN 2019 Copyright -OFC
La Confédération Africaine de Football (CAF) soigne son épreuve reine ! En effet, chacune des 24 équipes qui disputeront la phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2019, du 21 juin au 19 juillet en Egypte, touchera au minimum 600.000 dollars, tandis que le futur vainqueur de l’épreuve empochera la somme astronomique de 4,5 millions de dollars (environ 4 millions d’euros), « Cette année, nous avons décidé d'augmenter le prize money pour la compétition », a assuré le président de la CAF, Ahmad Ahmad, dans un entretien accordé cette semaine à RFI. >> CAN 2019 : le calendrier complet Il convient de rappeler également que le Cameroun, vainqueur de l’édition 2017, avait empoché 3,5 millions de dollars, tandis que l’Egypte, finaliste, avait encaissé 2 millions de dollars. Les deux demi-finalistes avaient touché 1,5 million de dollars chacun. >> CAN 2019: les villes-hôtes et les stades, groupe par groupe

Stars de la CAN 2019 : John Obi Mikel, le revenant

John Obi Mikel - Nigeria Copyright -OFC
A l'approche de la Coupe d’Afrique des Nations 2019, Orange Football Club vous propose de découvrir une série de portraits consacrés aux joueurs les plus attendus de la grande messe du football africain. Focus aujourd’hui sur l'emblématique capitaine des Super Eagles du Nigeria, John Obi Mikel. Nom : John Obi Mikel Naissance : 22 avril 1987 (32 ans) Lieu : Jos (Nigeria) Poste : Nigeria Latéralité : droitier Taille : 1,89 m Nombre de sélections : 85 Nombre de buts en sélection : 6 Club actuel : Middlesbrough FC (D2 anglaise) Statistiques en 2018/2019 : 1 but et 4 passes décisives en 22 matches Valeur marchande : 4,5 M€ On ne présente plus le maître à jouer de la sélection nigériane John Obi Mikel. Capitaine des Super Eagles depuis 2015 mais aussi l’idole de tout un pays, tous les espoirs du Nigeria reposent sur ses épaules et son expérience au plus haut niveau. Pièce maîtresse de l’effectif pléthorique de Gernot Rohr pour la CAN 2019, le milieu central de 32 ans sera le chef d'orchestre de la sélection nigériane qui effectue cette année son retour à la grande messe du football africain, et ce, après avoir manqué la qualification lors des deux précédentes éditions. De retour cette saison au "Royaume de sa Majesté", du côté de Middlesbrough, après deux ans passés en Chine, le maître à jouer nigérian n'a toutefois plus porté le maillot des Super Eagles depuis le 26 juin 2018 et la rencontre du premier tour du Mondial russe face à l’Argentine (défaite du Nigeria 1-2). Pour son grand retour en sélection, l'homme aux 85 capes avec les Super Eagles aura à cœur de mener de nouveau ses partenaires sur le toit l'Afrique après le sacre de 2013 en Afrique du Sud.

Bordeaux pense à Rémi Oudin (Reims)

Selon les informations de L’Equipe, Bordeaux se serait renseigné sur la situation du milieu de terrain offensif rémois Rémi Oudin.
Sous contrat jusqu’en juin 2021 avec Reims, le milieu de terrain offensif Rémi Oudin (22 ans) ne laisserait pas insensible Bordeaux. Selon L’Equipe, les Girondins se seraient récemment renseignés sur la situation du protégé de David Guion, auteur de dix buts cette saison en Ligue 1. Compte tenu des tarifs en vigueur (de l’ordre de 10 M€ ?), le club au scapulaire pourrait effectuer une tentative en proposant d’inclure un joueur dans la transaction. En parallèle, Nice et Watford seraient notamment sur la piste du natif de Châlons-en-Champagne.

CAN 2019 - Groupe B : Un Nigeria ambitieux, une Guinée dans le flou et deux nouveaux

Avant le coup d’envoi de la CAN 2019 en Egypte, présentation des six groupes du premier tour. Dans le groupe B, le Nigeria devra assumer son statut de favori.

Le favori : le Nigeria


Classement FIFA : 45eme.
Meilleur résultat à la CAN : vainqueur en 1980, 1994 et 2013.

Le Nigeria n'a plus participé à la CAN depuis l'édition 2013, que les Super Eagles avaient remporté en terre sud-africaine sous la direction du regretté Stephen Keshi. Equipe toujours jeune mais désormais riche de l’expérience d’une phase finale de Coupe du Monde, les coéquipiers de Wilfred Ndidi partent favori de ce groupe B qui comporte deux équipes novices en phase finale (le Burundi et Madagascar). Si le Mondial 2018 les vit sortir dès le premier tour, les triples champions d'Afrique ont progressé depuis. Odion Ighalo a retrouvé ses qualités de finisseur, Ahmed Musa n'a pas perdu les siennes, et le Nigeria a vu émerger ces derniers mois une belle brochette jeunes talents offensifs. Les Chukwueze, Osimhen, Onuachu et autre Kalu ont permis au sélectionneur de rebattre les cartes et de faire mieux que compenser le départ à la retraite de Victor Moses. Capitaine au long cours, John Obi Mikel est lui revenu de son exil chinois et tient de nouveau la barre dans l'entrejeu.

Les + : beaucoup de vitesse en attaque, une défense centrale qui a des heures de vol.
Les - : un gros doute au poste de gardien de but depuis la retraite d'Enyeama et la fin de carrière d'Ikeme.

La star : Odion Ighalo (Changchun Yatai)
Le choix n'est pas simple, et le Nigeria compte dans son effectif des éléments plus talentueux et spectaculaires qu'Odion Ighalo. Après une Coupe du Monde plus que moyenne, l'attaquant est redevenu la machine à score qu'il était à Watford et arrive à la CAN avec l'étiquette de meilleur buteur des éliminatoires (7 réalisations).

Le coach : Gernot Rohr (France & Allemagne)
Nommé en août 2016 au poste de sélectionneur du Nigeria, Gernot Rohr fait une belle carrière sur le continent africain. Après un passage à l’Etoile sportive du Sahel (Tunisie) en 2008-2009, le technicien franco-allemand a successivement dirigé les équipes nationales du Gabon, du Niger et du Burkina Faso. Diplomate et polyglotte, cet ancien joueur (et entraîneur) de Bordeaux va vivre sa troisième CAN, la première avec les Super Eagles.

Le challenger : la Guinée


Classement FIFA : 71eme.
Meilleur résultat à la CAN : finaliste en 1976.

La Guinée a décroché son billet en remportant sa poule éliminatoire, devant la Côte d'Ivoire, la Centrafrique et le Rwanda. Un excellent parcours, une qualification acquise sans trembler, face il est vrai à des adversaires plus que prenables, dont une Côte d'Ivoire en pleine confusion "wilmotienne" battue (2-3) lors de la première journée en juin 2017. Comptant sur un entrejeu de qualité avec le trio Naby Keita-Mady Camara-Amadou Diawara et la vivacité de François Kamano en attaque, le Syli désormais coaché par Paul Put semble néanmoins marquer le pas lors de sa préparation, avec trois défaites et un seul but marqué, face à la Gambie (0-1), au Bénin (0-1) et à l'Egypte (1-3). Mais la Guinée évoluait sans son maître à jouer, blessé début mai avec Liverpool. Quel visage présentera-t-elle à la CAN ?

Les + : un milieu de terrain dense et talentueux, des éléments expérimentés.
Les - : une défense lente, une absence de buteur éprouvé.

La star : Naby Keita (Liverpool)
Un doute a traîné quant à sa participation, mais Naby Keita sera bien présent en Egypte. Blessé aux adducteurs avec Liverpool en demi-finale de la Ligue des Champions, le meneur de jeu figure dans les 23. Le Syli national compte le récupérer à 100% au plus vite. Car il y a clairement une Guinée avec Naby Keita et une Guinée sans lui.

Le coach : Paul Put (Belgique)
Nommé sélectionneur de la Guinée en mars 2018, quelques jours après avoir quitte le banc du Kenya, Paul Put a pour principal fait d'arme africain d'avoir conduit les Etalons du Burkina Faso en finale de la CAN en 2013 et en barrages de la Coupe du Monde la même année.

La grosse cote (1) : le Burundi


Classement FIFA : 134eme.
Meilleur résultat à la CAN : néant (première participation).

Avec 10 points, le Burundi s'est qualifié en terminant à la deuxième place du groupe D, à bonne distance du Mali (14 points). Invaincues, les Hirondelles, sixièmes du classement des deuxièmes de cette phase de poules, n'auraient toutefois pas décroché leur ticket pour la phase finale si la CAN 2019 s'était disputée à 16 équipes, comme c'était prévu au début des éliminatoires, en juin... 2017. Les deux victoires contre le Soudan du Sud, couplées aux quatre matchs nuls contre le Gabon puis le Mali, ont suffi au bonheur d'un pays qui n'avait jamais connu pareil honneur. L'apport de deux joueurs binationaux anglo-burundais, le milieu de terrain Gaël Bigirimana (Hibernian) et l'attaquant Saido Berahino (Stoke City), a eu pour effet de susciter confiance et émulation au sein d'un groupe pauvre en joueurs chevronnés.

Les + : une attaque efficace, des transitions rapides.
Les - : une défense perméable, un manque total d'expérience.

La star : Fiston Abdul Razak (JS Kabylie)
Présent depuis une dizaine d'années en équipe nationale, Fiston Abdul Razak mène une carrière de globe-trotter du football, du Rwanda à l'Irak, en passant par l'Afrique du Sud. Le serial-buteur a posé ses valises l'an dernier à la JS Kabylie. Attaquant complet, capable d'évoluer sur les flancs comme dans l'axe du terrain, Abdul Razak est un redoutable finisseur, deuxième meilleur buteur des éliminatoires.

Le coach : Olivier Niyungeko
Sur le banc depuis juillet 2016 après avoir été l'adjoint de son prédécesseur, ce technicien local maîtrise son groupe sur le bout des doigts. "Il nous connaît bien, on s’entend bien avec lui, on se sent bien tous ensemble", disait de lui Fiston Abdul Razak après la qualification.

La grosse cote (2) : Madagascar


Classement FIFA : 108eme.
Meilleur résultat à la CAN : néant (première participation).

Madagascar a réussi l’exploit de se qualifier pour la CAN 2019 dès la quatrième journée. Bien lancés dès la première journée avec une victoire au Soudan (1-3), les joueurs de la Grande Île ont pris les points qui leur manquaient dès octobre 2018 en disposant pour la seconde fois de la Guinée équatoriale (1-0). Avec trois victoires et un nul (face au mondialiste sénégalais) en quatre matchs, ce dénouement heureux n’a rien d’un concours de circonstances pour les hommes de Nicolas Dupuis. S'il a continué à faire confiance aux cadres "historiques" - Andria, Nomenjanahary ou Voavy -, le coach a mené une campagne de séduction auprès des joueurs binationaux, souvent français d'origine réunionnaise. Les Métanire, Fontaine, Mombris et autre Morel ont tous accepté de porter la tunique des Barea. Et pour l'heure, l'alchimie est au rendez-vous, même si on a constaté un certain relâchement après la qualification, avec deux défaites lors des 5eme et 6eme journées.

Les + : un enviable esprit de groupe, des attaquants virevoltants.
Les - : des leaders vieillissants, une inexpérience totale en phase finale.

La star : Faneva Andriatsima (Clermont)
Amiens, Beauvais, Créteil, Sochaux, Le Havre et maintenant Clermont : la carrière de Faneva Andriatsima s'est principalement déroulée en National et en Ligue 2, en France. Fort de près de quinze ans d'expérience internationale, celui qui a inscrit trois des buts des Barea lors des éliminatoires sera leur fer de lance en Egypte.

Le coach : Nicolas Dupuis (France)
En poste depuis 2016, le technicien français n'avait pas de grande référence sur le continent africain, mais a su insuffler une culture de la gagne au sein d'une équipe jusqu'alors abonnée aux défaites et aux éliminations précoces. Sa recette ? Beaucoup de travail (matchs amicaux) et un recours accru au réservoir des joueurs binationaux.

Le calendrier


1ere journée :
Samedi 22 juin : Nigeria - Burundi, à 19h à Alexandrie.
Samedi 22 juin : Guinée - Madagascar, à 22h à Alexandrie.

2eme journée :
Mercredi 26 juin : Nigeria - Guinée, à 16h30 à Alexandrie.
Jeudi 27 juin : Madagascar - Burundi, à 16h30 à Alexandrie.

3eme journée :
Dimanche 30 juin : Madagascar - Nigeria, à 18h à Alexandrie.
Dimanche 30 juin : Burundi - Guinée, à 18h au Caire.