Anniversaire Tarak Dhiab: le maestro tunisien souffle ses 66 bougies

Tarak Dhiab - Tunisie Copyright -AFP
Né le 15 juillet 1954, le légendaire maestro tunisien Tarak Dhiab fête aujourd'hui ses 66 ans. L'occasion de revenir sur le parcours hors-norme du maître à jouer de la génération dorée des Aigles de Carthage des années 70.


La Tunisie est une République. Mais son football possède un "Roi" en la personne de Tarak Dhiab. Doté d'une rare maîtrise technique et d'une grande élégance, «Tarak» comme l'appellent affectueusement ses fans, est l’unique joueur tunisien à avoir inscrit son nom dans le grand livre du Ballon d’or africain. C’était en 1977.

Artiste surdoué dès son plus jeune âge, le légendaire numéro 10 des Aigles comptabilisait déjà plus de 50 sélections à seulement 23 ans. A l’époque on évoquait un génie qui s‘annonçait.

Faisant ses premières armes à l’école de la rue et des terrains vagues, Tarak Dhiab a écrit sa légende sous la prestigieuse tunique de l’Espérance de Tunis, club avec lequel il a régné sur le football tunisien au cours des années 70-80, remportant notamment six titres de champion en 1975, 1976, 1982, 1985, 1988 et 1989. Cela lui a valu le surnom «d’empereur du football tunisien».



Assouvi de titres, le génial gaucher s’exila pendant deux saisons en Arabie Saoudite sous le maillot d’Al-Ahly Djeddah. Il fut couronné du Ballon d’or africain en 1977 grâce à ses remarquables performances lors des qualifications du Mondial 1978. Une compétition durant laquelle Tarak Dhiab creva l’écran aux côté des héros tunisiens de la fameuse épopée argentine de 1978.

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Menés par leur maestro incontesté, les Aigles de Carthage qui célébraient leur première participation à une Coupe du Monde ont fait une forte impression en surclassant d’entrée le Mexique sur un score sans appel de 3 buts à 1.

Tout au long de la rencontre, l’homme aux 108 capes avec la Tunisie (deuxième joueur le plus capé de l’histoire de la sélection tunisienne derrière l’illustre Attouga) s’évertua à faire parler sa technique individuelle sans faille et son excellente vision du jeu pour toujours servir ses partenaires dans les meilleures conditions. Preuve en est sa mémorable offrande décisive pour Ali Kaabi à la 56e minute du match, qui a permis aux Aigles de Carthage de s’imposer trois buts à un et ainsi devenir le premier pays africain à remporter un match de Coupe du Monde.



Malgré ses performances de haut vol et sa riche carrière, le mythique numéro 10 ne parviendra jamais à atteindre la plus haute marche du podium avec son équipe nationale. Disputant plusieurs phases finales de la Coupe d’Afrique des Nations, le meilleur joueur tunisien du 20ème siècle n’a pu atteindre qu’une seule fois les demi-finales en 1978.

Le surdoué tunisien aura toutefois marqué les esprits. Ses contemporains les plus prestigieux s’en souviennent. Michel Platini l’évoque comme étant un joueur à «la classe pétillante», doté de « touches de balle subtiles » et d’un «sens aigu de l’organisation» .

L’illustre algérien, Rabah Madjer, quant à lui, a confié «avoir été un fan de Tarak pour le meneur d’hommes et le maestro qu’il était en équipe nationale tunisienne ainsi que pour sa conception du football, sa vision de jeu et sa technique hors pair qui ont fait de lui l’un des plus grands joueurs de l’histoire du football arabe et africain.»



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Coronavirus : le match JSK-CA ne sera pas délocalisé

Club Africain Copyright -OFC
Le Club Africain a demandé lundi à délocaliser sa sortie du mercredi 12 août (16h GMT) contre la Jeunesse Sportive Kairouanaise ailleurs qu'au stade Hamda Laâouani de Kairouan. Les dirigeants clubistes ont exprimé leurs craintes suite au dernier bilan sanitaire préoccupant de la région de Kairouan en rapport avec la pandémie du nouveau coronavirus. La fédération de football s'est contentée d'annoncer que c'est aux services sanitaires compétents de décider de la délocalisation de cette affiche comptant pour la 19e journée du championnat de Ligue 1. Or, jusqu'au mardi 11 août, ces mêmes services n'ont pas déconseillé le déroulement du match à Kairouan. Au contraire, le directeur de la santé de base à la direction générale de la Santé de Kairouan, Dr Amara Jemni a expliqué qu'il n'y a aucune raison de transférer ce match hors de la ville de Kairouan. "Du moment que cette rencontre se déroulera à huis clos, et à condition de continuer à observer le protocole sanitaire, je ne vois pas de raison pour exprimer de telles craintes, a-t-il affirmé à radio Sabra FM. Il n'y a actuellement aucune raison de paniquer. L'essentiel consiste à respecter les règles sanitaires habituelles. Dire que Kairouan constitue aujourd'hui un cluster est faux". De son côté, le président de la Chabiba, M.Mohamed Memni a sèchement répliqué ce mardi sur les ondes de Radio Jeunes: "Non, il n'y a pas de coronavirus au stade Laâouani". Le club de Bab Jedid va néanmoins devoir changer d'hôtel où il a élu domicile.

Anniversaire Rachid Mekhloufi: la légende algérienne souffle ses 84 bougies

Rachid Mekhloufi Copyright -AFP
L’illustre footballeur algérien, Rachid Mekhloufi, quatre-vingts quatre ans aujourd’hui, se distingue par son parcours unique dans l’histoire du sport-roi. Né entre les deux guerres, il a fait ses premières armes lors des années sombres de la colonisation. Mais à force de persévérance et grâce à un talent hors pair, il a fait le bonheur de l’AS Saint-Etienne, de l’équipe de France ainsi que de la sélection algérienne. Fait peu commun dans les annales du football. Pour beaucoup il demeure encore le plus grand joueur africain de tous les temps. Durant sa longue carrière de près de vingt ans, l’emblématique attaquant de l’AS Saint-Etienne des années 50 et 60, Rachid Mekhloufi, a fait vibrer les férus du ballon rond en France, au Maghreb et en Afrique comme personne ne l’a fait avant lui. Pétri de talent, doté de qualités techniques exceptionnelles, sa facilité et son aisance à réaliser les gestes les plus compliqués ont construit sa légende. Un génie qui a traversé les époques sans jamais se démoder. Marquer le football africain c’est également servir son pays et son continent, en écrire l'histoire grâce à son talent. Et l’homme qui a offert ses premières lettres de noblesses à la grande AS Saint-Etienne n’a pas eu peur de tourner le dos à la gloire durant la lutte pour la libération, afin de défendre son idéal et servir son pays qui n’existait pas encore, mais qui était déjà le sien. La légende de Mekhloufi a débuté au sein du club de sa ville natale, l’USM Sétif. Au-dessus du lot dès les équipes de jeunes, le «gamin en or» ne tarda pas à attirer l’attention des dirigeants de l’AS Saint-Etienne qui le recrutent en 1954 dès ses 18 printemps. Son impressionnante palette technique, sa pointe de vitesse, sa créativité, son sens du but inné et son pied gauche de velours, lui permettent d’éclater rapidement au grand jour et de s'imposer comme étant le plus grand joueur algérien de son époque. L’exercice 1956-1957 est le sien. Formant un duo d’attaque de feu en compagnie de l’illustre canonnier camerounais Eugène N’Jo Léa, ils marquent 54 buts à eux deux et offrent le premier titre de champion à l'ASSE. Un autre sacre de champion du monde militaire sous le maillot de l’équipe de France vient couronner la saison époustouflante de l’enfant de Sétif qui est présenté à l’époque comme un modèle d’une intégration fraternelle réussie, en pleine crise d’Algérie française. Durant la guerre d'Algérie entre 1958 et 1962, et alors qu'une carrière exceptionnelle l'attendait en France avec notamment une participation au Mondial 58 en Suède qui lui tendait les bras, sa carrière prend une tournure totalement inattendue. Le chouchou du Chaudron surprend son monde en quittant l’AS Saint-Etienne pour rejoindre la Tunisie afin de participer à la création de l’équipe du FLN (Equipe du Front de Libération Nationale algérien) pour porter la voix du gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA). Dès lors, il s’impose comme étant le footballeur de la Révolution, et le talentueux Mekhloufi sillonne le monde pendant quatre ans, disputant plusieurs matches de gala, et ce, afin de populariser la lutte de libération nationale algérienne (1958-1962). En 1962, l'équipe du FLN se dissout avec la libération de l’Algérie. Le surdoué Fennec décide alors de retrouver le chemin des pelouses françaises. En décembre, et après une courte période de transition au Servette de Genève en Suisse, celui qui a entre-temps abandonné sa nationalité française pour redevenir algérien à part entière retrouve enfin son club de cœur, l’AS Saint-Etienne. Le retour de l’ancien enfant chéri chez les Verts fut de nouveau fabuleux. Pendant six saisons, le buteur métamorphosé en meneur de jeu n’a cessé de régaler les fans stéphanois. Le brassard de capitaine au bras, il s’impose de nouveau comme étant l’un des meilleurs joueurs du championnat de France et se constitue un palmarès conséquent. Artiste par excellence et chef d’orchestre d’une redoutable armada verte, il mena ses partenaires de la Ligue 2 à trois titres de champions de France (1964, 1967 et 1968) ainsi qu’un doublé historique à l’issue de sa dernière saison à Geoffroy-Guichard. Elu meilleur joueur de Ligue 1 en 1964, 1966 et 1967, il demeure à ce jour le deuxième meilleur buteur de la prestigieuse écurie stéphanoise (151 buts en 315 apparitions toutes compétitions confondues) derrière l’illustre Hervé Revelli (209 buts) et devant le légendaire buteur malien Salif Keïta (140 buts).

🔴FLASH: un joueur du FC Barcelone positif au Covid-19 !

Lionel Messi Copyright -AFP
Le FC Barcelone a publié ce mercredi 12 août un communiqué officiel dans lequel le club déplore un cas de Covid-19 au sein de son effectif. Le Coronavirus n’aura pas épargné le FC Barcelone. A moins de 48h de son quart de finale de Ligue des champions UEFA contre le Bayern Munich (vendredi, 19h gmt), l’écurie catalane a annoncé ce mercredi qu'un de ses joueurs a été testé positif au Covid-19. Le club blaugrana se veut toutefois rassurant, parce que le footballeur en question est asymptomatique, et surtout parce qu'il ne fait pas partie du groupe enregistré en vue du Final 8. >> Ligue des Champions : le programme complet du Final 8 En effet, neuf joueurs dont l’international sénégalais Moussa Wagué, (Wagué, Todibo, Rafinha, Trincao, Pedri, Matheus Fernandes, Aleñá, Oriol Busquets et Miranda), ont été convoqués cette semaine pour débuter de leur côté la préparation de l’exercice 2020-2021. Ces neuf footballeurs ont été testés mardi avant de reprendre l'entraînement, et c'est l'un d'eux qui s'est révélé positif au coronavirus. "Le joueur n'a été en contact avec aucun membre de l'équipe première, qui doit s'envoler jeudi vers Lisbonne pour participer au tournoi final de la Ligue des champions", rapporte le communiqué du FC Barcelone, en précisant que le joueur positif a été placé en isolement.

Rachat de l'OM : Ajroudi n'y croit plus vraiment

Marseille (OM) Copyright -AFP
A en croire 20 Minutes, à l'expiration mercredi 12 août de l'ultimatum pour le rachat de l'Olympique de Marseille, l'homme d'affaires M.Mohamed Ayachi Ajroudi n'y croit plus vraiment. A la tête d'un ambitieux projet de rachat du club phocéen, l'ancien président du Stade Gabésien a réalisé une offre à l'actuel propriétaire M.Frank McCourt en lui fixant une deadline de dix jours ouvrables qui va expirer mercredi. Mais visiblement, l'homme d'affaires franco-tunisien commence à se faire une raison sur ce dossier. "Le clan de M.Ajroudi se montre désormais pessimiste concernant la possibilité de racheter l'OM. En effet, M.McCourt resterait fidèle à sa ligne de conduite depuis le début de ce feuilleton, en refusant catégoriquement de négocier une vente du vice-champion de France", souligne le média français. A lire aussi >> OM : Mohamed Ajroudi ne s'arrête plus

Everton : Yannick Bolasie, l'éternel indésirable !

Yannick Bolasie Copyright -AFP
Et rebelote pour Yannick Bolasie ! L'attaquant Congolais est encore une fois dans l'impasse, lui qui ne fait toujours pas partie des plans de Carlo Ancelotti, l'entraîneur d'Everton. Depuis son retour du Sporting Lisbonne, après un nième prêt, le Léopard s'entraîne à l'écart du groupe professionnel, avec les moins de 23 ans de Toffees. Les performances de l'ancien joueur d'Anderlecht, Crystal Palace et Aston Villa, sont loin de faire fléchir le staff technique à leur tête le coach italien. Son salaire pèse énormément sur la balance financière des Toffees qui n'arrivent pas à se débarrasser de lui, depuis plusieurs années. Les probabilités de voir Bolasie à Goodison Park en septembre sont minimes ! Vers un autre prêt avant qu'il devient libre comme l'air en 2021 ? A lire aussi >> Crystal Palace : Yannick Bolasie voit du Neymar en Zaha