Anniversaire Salif Keïta: le légendaire canonnier malien souffle ses 73 bougies

Salif Keïta - Ballon d'Or 1970 Copyright -AFP
Le 12 décembre est une date particulière pour tous les férus du football malien, africain et mondial, puisqu’il s’agit de l’anniversaire du légendaire attaquant des Aigles, Salif Keïta, qui fête aujourd’hui ses 73 printemps.

Précurseur, créatif, novateur et redoutable buteur, les qualificatifs ne manquent pas pour décrire cet incroyable joueur que fut le mythique canonnier malien, Salif Keïta, surnommé affectueusement "Domingo".

Attaquant hors pair, idole de toute une génération au Mali et en Afrique des années 60, «La Panthère Noire», fut l’un des premiers joueurs africains à s’imposer de son vivant, comme étant une légende reconnue à travers l’Europe et le Monde.

Au-dessus du lot dès son plus jeune âge, le natif de Bamako a affuté ses premières armes en championnat du Mali du côté des Pionniers de Ouolofobougou à l’âge de… 15 ans. Il glane grâce à ses prouesses une première sélection chez les Aigles à seulement 16 printemps et demeure à ce jour le plus jeune international de l’histoire de son Pays.



Un seul exercice suffit au jeune phénomène malien pour se tailler une solide réputation chez les observateurs des clubs de la capitale. Il ne tarda alors pas à rallier les rangs du prestigieux Stade Malien de Bamako. Dès son premier exercice en 1964/1965, il mena ses partenaires vers la toute première finale de la Ligue des Champions africaine, perdue à Accra face aux Camerounais d’Oryx Douala (1-2).

Débarquant dans la foulée chez le grand rival, l’AS Real Bamako, le jeune prodige s’affirme alors comme la star incontestée du football malien menant notamment les siens vers trois titres de champions du Mali et trois Coupes nationales.

En 1965, il retrouve une nouvelle fois la grande finale de la plus prestigieuse des compétitions de clubs alors nommée Coupe des Clubs champions. Malgré son titre de meilleur buteur de l’épreuve-phare du football africain avec l’impressionnant total de 14 réalisations signées en seulement 8 apparitions, l’attaquant vedette des "Scorpions" cède de nouveau au finish face au Stade d’Abidjan.

Le seul point noir à l’éloquent tableau de chasse de l’emblématique capitaine des Aigles, demeurera toutefois qu’il n’aura jamais réussi à décrocher un titre continental. Malgré ses mémorables prouesses en sélection qu’il mena vers la grande finale de la CAN 1972, il se retrouve en effet une nouvelle fois contraint de se contenter de la deuxième place au Cameroun, en s’inclinant face au Congo (2-3).



Sa légende, le premier ballon d’or africain de l’histoire la forgera en Europe. En effet, et en 1967, un certain Charles Dagher, un Libanais installé à Bamako, recommande aux dirigeants de l’AS Saint-Etienne de s’intéresser au jeune attaquant aux statistiques exceptionnelles. Convaincus par son potentiel, les Stéphanois invitent alors l’attaquant malien à participer à un stage.

Son arrivée en France fut toutefois un long et dur périple. Sa Nation refusant qu’il exporte son énorme talent de footballeur en Europe, Keïta se rend alors clandestinement au Liberia pour rejoindre la capitale française. A Monrovia, avant de prendre l’avion, il se fait agresser et voler tous ses biens. Arrivé à l'aéroport de Paris-Orly, deux jours avant la date prévue, personne ne l’accueille puisque les émissaires stéphanois n’étaient pas prévenus de son arrivée.

Le jeune Keita demande alors, épisode fameux, au premier taxi venu de l’emmener à « Geoffroy-Guichard », à Saint-Etienne, à 500 kilomètres au sud ! Le chauffeur s’étonne, mais Salif Keïta, sûr de lui, affirme que le club paiera la course.

Les dirigeants des Verts paieront effectivement la facture du taxi qui s’élevait à 1 060 francs, (soit 1 314 euros). Et ils ne regretteront pas leur ‘investissement’…



En cinq années passées sous la prestigieuse vareuse stéphanoise, le «serial-buteur» malien a fait parler la poudre à 120 reprises en 149 matches, remportant au passage trois titres de champion de France (1968, 1969 et 1970), un doublé historique coupe-championnat en 1970, ainsi qu’un « Soulier d’argent » (récompense pour le deuxième meilleur buteur européen avec l’incroyable total de 42 buts sur l’année civile 1972).

L’histoire d’amour entre les supporters stéphanois et leur buteur vedette est telle qu’en 1968, le club prend une panthère noire pour mascotte, en hommage au légendaire malien. Cette panthère demeure à ce jour l’emblème de l’ASSE.

En froid avec les dirigeants stéphanois lors de l’été 1972, la «Panthère Noire» quitte le Forez pour Marseille. Pour son premier match avec l’OM, le sort lui réserve le droit d’affronter son ancienne équipe face à laquelle il signe… un doublé !



Durant son court séjour chez les Phocéens, il signe la bagatelle de 10 buts en 18 apparitions, avant de quitter le club olympien pour des raisons administratives après seulement une saison passée à l’OM. Suivront ensuite des expériences espagnoles et portugaises sous les maillots du FC Valence (1973-76, 23 buts) et du Sporting Portugal (1976-79, 32 buts) avant d’achever sa riche carrière aux Etats-Unis du côté du New England Tea Men (1979-80, 17 buts).

Les inconditionnels du sport-roi garderont du grand Salif Keïta l’image d’un buteur exceptionnel mais également d’un homme libre qui a ouvert la voie aux futurs dignes ambassadeurs africains en Europe. Des légendes du ballon rond qui seront adoubés ensuite partout à travers le «Vieux Continent».
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Ligue des Champions: L’Atalanta pulvérise le FC Valence (4-1) !

Atalanta Copyright -AFP
Au terme d'une nouvelle prestation bluffante contre Valence (4-1), l'Atalanta Bergame a déjà un pied en quarts de finale de Ligue des champions. Un an après le vent de fraicheur diffusé par l’Ajax Amsterdam, la Ligue des champions tient son nouveau tube de l’année : l’Atalanta Bergame. Pour son manque d’expérience, son identité de jeu pétillante et sa dynamique bluffante. Opposée à Valence à une altitude européenne qu’elle ne connaissait pas, la Dea – novice en Ligue des champions -, a encore déjoué tous les pronostics en livrant une prestation spectaculaire pour poser un pied en quarts de finale.

L’Atalanta régale toujours

Il serait pourtant réducteur de lire cette rencontre sous le prisme de son score. Car chaque équipe a eu ses temps forts dans ce rapport de force agréable à regarder. Mais ces joueurs de Bergame affichent un réalisme digne de vieux briscards rodés aux joutes européennes. Le premier acte a rapidement annoncé la couleur. Papu Gomez a allumé la première mèche sur coup-franc (4eme) avant que Pasalic ne bute sur Domenech (8eme). La pression s’est accentuée et les locaux ont logiquement trouvé la faille grâce à Hateboer, plus prompt que ses gardes du corps à la réception d’un centre de Hateboer (1-0, 16eme). Malgré une vraie réaction du club Ché à la demi-heure de jeu, l’Atalanta a fait le break au meilleur moment, avant la mi-temps. Ilicic, d’une frappe splendide en pleine lucarne, a permis aux siens de rentrer au vestiaire avec un avantage un peu plus confortable (2-0, 42eme).
Toujours aussi ambitieuse dans le jeu, la formation italienne a continué sur le même ton en seconde période. Et c’est encore sur un petit bijou qu’elle a trouvé le chemin des filets par l’intermédiaire de Freuler, auteur d’une frappe enroulée délicieuse (3-0, 57eme).

Une réaction tardive de Valence

Portés par une atmosphère exceptionnelle, les hommes de Gian Piero Gasperini ont même ajouté un quatrième but dans la foulée grâce à Hateboer, bien lancé en profondeur par Ilicic – un but validé par le VAR (4-0, 64eme). Valence a néanmoins trouvé les ressources pour inscrire le but de l’espoir grâce à Cherichev, d’un tir imparable (4-1, 67eme), avant que le milieu offensif russe ne fasse passer une nouveau frisson dans la surface de Bergame quelques minutes plus tard (70eme). Sans conséquence. Sûre de sa force et portée par ses préceptes, cette équipe de l’Atalanta continue de regarder toujours plus haut.

La demande particulière du Borussia pour Erling Haaland

Le Borussia Dortmund a adressé un message aux responsables de Twitter pour que le compte de leur nouvelle star soit enfin certifié.

Erling Haaland est la nouvelle star du football mondial. Il l’a encore prouvé mardi soir en étant le principal artisan du succès du Borussia Dortmund contre le PSG en huitième de finale aller de la Ligue des Champions (2-1). Malgré cet exploit, et aussi ses brillantes performances accumulées depuis l’entame de la saison, le Norvégien souffre d’un manque de notoriété. Tout au moins auprès de ceux qui s’occupent des comptes certifiés sur le réseau Twitter. La preuve ; il n’en possède pas encore un.




Malgré une riche communauté de « followers » (176000), Haaland n’a pas encore le badge qui atteste de l’authenticité de son compte. Un oubli que son club du Borussia Dortmund a considéré comme une négligence. Dans la soirée de mercredi, le BVB a ainsi demandé à Twitter à ce que cette anomalie soit réparée au plus vite. Nul doute que la requête, même si elle est offensive et sans formule magique, sera bientôt traitée par les responsables du service en ligne.


Premier League : Manchester City bat facilement West Ham

Emmené par le Belge Kevin De Bruyne, Manchester City a facilement battu West Ham ce mercredi (2-0) pour la 26eme journée de Premier League.
Après une période de repos de vingt jours, Manchester City renouait avec la compétition ce mercredi soir. Les Eastlands étaient très attendus lors de leur opposition contre West Ham à domicile. On guettait leur réaction après la terrible annonce survenue la semaine dernière avec cette expulsion pour deux saisons de la Ligue des Champions. Et celle-ci a été rassurante. Nullement perturbés, les champions d’Angleterre ont fait le boulot, prenant logiquement le meilleur sur les Hammers (2-0).

De Bruyne était en grande forme


L’équipe de Guardiola a trouvé la faille à deux reprises. Et à chaque fois la lumière est venue de Kevin De Bruyne. En verve, l’international belge a fait apprécier sa palette technique et son efficacité dans la zone de vérité. Il a d’abord commencé par servir parfaitement Rodi sur corner (30eme) et l’Espagnol a fini le travail d’une jolie tête décroisée. Puis, au retour des vestiaires, il a réalisé un remarquable une-deux avec Bernardo Silva qu’il a conclu avec brio d’un tir à ras de terre imparable (62eme). Avec ces deux gestes victorieux, le milieu de City en est à 8 buts et 16 « assists » cette saison en Premier League. Impressionnant !

Il n’y a pas eu d’autres buts inscris dans cette rencontre. Pourtant, City a largement survolé les débats, avec une possession à hauteur de 78%. Les locaux ont aussi tiré dix fois plus au but que leurs opposants (20 contre 2), mais avec un certain déchet dans la finition. Gabriel Jesus a notamment manqué une énorme occasion à la 77e minute en butant sur Lukasz Fabianski. Un raté qui n’aura cependant pas eu de conséquence sur le sort de la rencontre. Avec cette victoire, les Sky Blues réduisent à 22 points leur écart leur retard sur Liverpool. Ils préparent aussi et surtout de la meilleure façon leurs deux prochains matchs, qui les verront se mesurer successivement à Leicester City et au Real Madrid.

Arsenal : Les explications d'Arteta sur l’absence de Guendouzi

L'entraîneur d'Arsenal Mikel Artetas'est exprimé au sujet de l'absence du français Mattéo Guendouzi pour la rencontre face à Newcastle en Premier League.
Arsenal s’est remis sur les bons rails en Premier League dimanche dernier, en atomisant Newcastle United (4-0). Un brillant succès auquel n’a pas participé le milieu français Mattéo Guendouzi. Alors qu’il avait été convié à tous les précédentes rencontres de championnat, l’ancien lorientais avait écarté pour ce rendez-vous. La presse anglaise avait évoqué un différend entre lui et le staff technique en raison d’une embrouille à l’entrainement. Une version que Mikel Arteta, le manager des Gunners, a en partie confirmé ce mercredi. « Il est question là de la façon dont on s’entraine, de notre façon de jouer, de notre façon de vivre. Je veux les meilleurs joueurs pour les matches et je les sélectionne en fonction de ce que je vois au quotidien », a-t-il déclaré.

Arteta prêt à passer l’éponge ?


Le technicien espagnol n’a pas révélé si cette sanction à l’encontre du Français va s’étirer ou s’il comptait l'aligner jeudi soir face à l’Olympiakos en Europa League. Toutefois, il a affirmé qu’il n’était pas de ceux qui punissaient indéfiniment ses joueurs, pour peu que ses derniers reconnaissent leurs torts et reviennent dans le droit chemin. « Je fais juste ma composition en fonction de ce que je vois durant les matches et l’entrainement. Chaque semaine, ce sera différent. Il y a aura une raison spécifique cette semaine, et il y en aura une autre la semaine d’après », a-t-il indiqué. À noter que malgré son absence face aux Magpies, Guendouzi reste parmi les joueurs d’Arsenal plus utilisés cette saison. Seul Lucas Torreira a joué plus de matchs que lui, toutes compétitions confondues (30 contre 29 pour le Bleuet).

Barcelone : Messi vers un nouveau défi ?

Pour relever un nouveau défi avant de mettre un terme à sa carrière, l'Argentin Lionel Messi pourrait découvrir un nouveau continent et un nouveau club en MLS.
Lionel Messi peut-il quitter le FC Barcelone ? Depuis quelques mois, cette hypothèse prend de l'épaisseur en Catalogne. Alors que le Barça affiche un niveau de jeu peu convaincant, Messi enchaîne les saisons sans sacre en Ligue des champions. C'est une donnée qui affecterait la star argentine. Alors que le bail du natif de Rosario expire en 2021, la possibilité de voir Messi quitter le Barça dès l'été prochain n'est pas nulle. Une clause dans le contrat du numéro 10 lui permet en effet de se libérer pour une destination non européenne.

Messi attiré par les Etats-Unis ?


Et à en croire le journaliste américain John E. Rojas, Lionel Messi pourrait bien faire le grand saut et traverser à nouveau l'Atlantique. Pas pour rejoindre son pays natal, mais pour relever le challenge d'une expérience aux États-Unis. Les Los Angeles Galaxy souhaiteraient tenter leur chance pour attirer le maître à jouer des Blaugrana en cas de velléités de départ exprimées publiquement. La franchise californienne de MLS a déjà mis la main sur des grands noms du football mondial, à l'image de Zlatan Ibrahimovic ou Steven Gerrard.