FC Barcelone: Les quatre grands défis de Quique Setién

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Pour remplacer Ernesto Valverde, le FC Barcelone a fait appel aux services de Quique Setién. Ce technicien de 61 ans a inévitablement du pain sur la planche.

Après plusieurs jours d’attente, le verdict est tombé tard lundi soir. Le FC Barcelone a mis fin à la mission d’Ernesto Valverde en tant qu’entraineur principal. Les dirigeants catalans ont tourné la page du technicien basque et en ont immédiatement ouvert une nouvelle avec l’intronisation de Quique Setién comme le nouveau coach de l’équipe. À 61 ans, ce dernier se voit propulsé subitement au-devant de la scène avec le premier défi important de sa carrière. Il a de quoi l’aborder avec excitation, ambition mais aussi peut-être de l’appréhension.

Car il n’est jamais facile de prendre les rênes d’un club aussi prestigieux que le Barça et encore moins en cours de route. Cet amoureux du beau jeu déborde assurément d’idées et il y a fort à parier qu’il va tout faire pour les appliquer du côté du Camp Nou. Cependant, ses plans se heurtent d’entrée à une impérativité : celle d’être performant rapidement. Les premiers matchs vont certainement apporter une réponse concernant la compatibilité entre ce qu’il compte mettre en place et l’enchainement les bons résultats. Et en attendant, on peut déjà énumérer les différentes tâches importantes qui l’attendent en terre catalane. Celles pour lesquelles il a certainement été choisi.

 

RAMENER LA CONFIANCE DANS LE GROUPE


Le Barça reste actuellement sur un revers contre l’Atlético Madrid en demi-finale de la Supercoupe d’Espagne. C’était le premier depuis le 2 novembre dernier (contre Levante). Cependant, sur les cinq dernières rencontres que les Blaugrana ont disputé, ils n’ont signé qu’un seul succès (face à Deportivo Alaves). Face à cette série d’accrocs, et même si l’équipe reste leader de la Liga et toujours en course en Ligue des Champions et en Copa Del Rey, le moral des troupes a assurément été touché. Il incombe au nouvel entraineur d’y remédier. Par un discours mobilisateur, par des paroles rassurantes mais aussi en convainquant son vestiaire que son projet est solide et qu’il est en mesure de ramener le club au sommet pour peu que tout le monde le suive.

 

REDONNER AU BARÇA UN STYLE QUI CORRESPOND À SON ADN


Ce n’est assurément pas la priorité du moment, mais on imagine mal Quique Setien se détourner de ses préceptes de jeu dès sa prise de fonction. L’ancien coach du Bétis de Séville n’a jamais dérogé à ses principes et il y restera probablement fidèle au Barça. Cela tombe bien, sa philosophie de jeu correspond bien à celle que prône le club, ou a prôné plus précisément. Car depuis plusieurs saisons, et même s’il y a eu des campagnes très abouties, l’équipe première n’a pas affiché un visage à même de séduire ses socios les plus fidèles. Après le départ de Pep Guardiola, aucun coach n’a vraiment réussi à faire évoluer l’équipe avec un style qui correspond à son ADN : ce jeu porté vers l’avant, fait d’une touche de balle et un pressing constant et étouffant à la perte du cuir. Il n’est pas sûr que Quique Sétien va relever le défi, mais on peut être certain qu’il va essayer.


QUIQUE SETIÉN DOIT TROUVER LA BONNE FORMULE EN ATTAQUE


Quique Setien ne débarque pas dans des conditions optimales au Barça. Quoi de plus normal quand il y a un changement de la barre technique en plein milieu de la saison. Cela étant, en plus de la (semi) crise des résultats, il est aussi confronté à quelques défections au sein de son équipe. Il sera notamment privé de Luis Suarez jusqu’à la fin de la saison. L’Uruguayen est un élément essentiel du onze de départ blaugrana. Valverde avait comme mission de trouver la solution pour faire briller l’équipe sans El Pistolero, avant de refiler la patate chaude à son successeur. L’ancien coach du Bétis peut compter sur les Français Ousmane Dembélé et Antoine Griezmann pour lui faciliter la tâche et explorer les différentes options dans ce secteur. Enfin, on peut imaginer que le rôle de Lionel Messi, le capitaine et star incontournable de l’équipe, devrait être prépondérant dans cette entreprise. Car si Quique Setien n’est pas du genre à se faire dicter les choix par les joueurs, aucun entraineur n’a réussi au Barça sans bénéficier de l’assentiment total de la Pulga.

 

ANTICIPER LES DÉPARTS DES ANCIENS


C’est la moins urgente des tâches qui se présente à Quique Setien, mais peut-être pas la moins importante. Ayant signé jusqu’en 2022, le coach espagnol est parti pour rester un bon moment à Barcelone, si tout va bien. Ainsi, il est dans l’obligation de préparer les campagnes à venir, tout en s’attelant à ce que celle en cours soit la plus réussie possible. Cela passe par la planification et la préparation d’un groupe. Il n’est pas le responsable du recrutement, et en ce sens il n’a pas le monopole sur les mouvements qui pourraient se produire. Mais, avec son équipe actuelle, il peut au moins anticiper un changement d’ère en offrant du temps de jeu à ceux qui seront amenés à jouer plus souvent dans le futur. Bientôt les Piqué, Busquets, Suarez et cie ne seront plus au club, et il semble important de préparer la relève pour ne pas être confronté à un changement de cycle trop brutal.

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OL - Cherki : « Comme deux frères avec Dembélé »

A Lyon (vainqueur 4-3 à Nantes samedi, en seizièmes de finale de Coupe de France), Rayan Cherki éblouit.

Rayan Cherki (Lyon) :


« Nous voulions que ça se termine le plus rapidement possible, mais s’il avait fallu tenir dix minutes de plus nous l'aurions fait. Notre objectif est de rester en lice dans les quatre compétitions, nous pouvons donc rentrer avec le sourire ! Ma maturité ? Je l'ai acquise grâce à mes coéquipiers. Avec Moussa Dembélé, nous sommes comme deux frères sur le terrain. J'espère que ça va continuer ainsi. »

Rudi Garcia (Lyon) :


« Le pire dans cette histoire, c'est que les gardiens ont été très bons, que ce soit Anthony Lopes ou Alban Lafont ! Quand il y a un tel spectacle et que l'on gagne avant la prolongation, on ne peut qu'être ravis ! Rayan Cherki ? C'est un garçon à l'écoute, qui travaille beaucoup. Bien sûr, j'ai apprécié son doublé, ses passes décisive et le penalty qu'il a obtenu. Mais j'ai surtout vu un Rayan qui a fait les efforts défensifs, qui a fait les bons choix dans l'élaboration du jeu, qui a joué avec ses partenaires. Tout cela me montre qu'il progresse. Maintenant, il faut surtout que je le protège. Tout le monde va le porter aux nues alors qu'il n'a que 16 ans et 5 mois. S'il s'arrête de travailler et qu'il pense que tout est facile en rentrant sur le terrain, il risque de perdre le fil. A moi de lui dire de continuer comme ça, à l'entraînement et sur le temps de jeu qu'il aura. »

Christian Gourcuff (Nantes) :


« Le début de match nous a plombés, avec une fragilité défensive qui s'est prolongée tout au long de la rencontre. Nous avons été dépassés dans la vitesse, en étant très statiques. En seconde période, l'équipe n'a pas renoncé. En jouant 90 minutes, l'équipe aurait pu revenir mais là, ça n'a pas été le cas. Nous nous sommes renforcés sur le plan offensif avec l'arrivée de Renaud Emond, qui apporte des choses intéressantes grâce à sa mobilité, et avec Anthony Limbombe. Nous devons maintenant récupérer nos défenseurs, et tout ira mieux. »

Renaud Emond (Nantes) : 


« Nous avons poussé pour égaliser en fin de match mais, malheureusement, nous n'y sommes pas parvenus. Pour le spectateur neutre, ce devait être un très beau match à voir ! Bravo à l'équipe, qui a tout donné et a essayé de se qualifier jusqu'à la fin. C'est un peu dommage de prendre quatre buts à domicile malgré tout. Les supporters m'ont déjà adopté, ça fait chaud au cœur. »

Anthony Lopes (Lyon) :


« A 4-1, nous aurions dû mieux maîtriser notre match. Il y a encore plein de choses à améliorer, surtout sur cette fin de partie. Nous restons un peu agacés en raison de cela, même s'il y a la qualification au bout. »

Imran Louza (Nantes) :


« Nous avons réagi trop tard. Nous marquons peu de buts en règle générale. Là, nous en avons inscrit trois, mais en prendre quatre, ce n'est absolument pas positif ! Maintenant, nous allons nous concentrer sur le championnat jusqu'à la fin de la saison. »

Source : Eurosport

Martinez se sent « bien à l'Inter »

Lautaro Martinez n'a aucune envie de partir de l'Inter, où il empile les buts depuis le début de la saison.
Un départ de l'Inter Milan ? Voilà qui n'effleure même pas l'esprit du buteur argentin des Nerazzuri Lautaro Martinez. L'attaquant, très performant avec le club lombard au sein duquel il forme un partenariat létal avec Romelu Lukaku, ne se voit pas quitter de sitôt l'Inter comme il l'a confié à Tyc Sports. «Aujourd’hui, je suis un joueur de l’Inter et je suis heureux ici. Les gens m’apprécient. Si on parle de moi, c’est que cela signifie que je fais les choses bien et j’ai l’intention de continuer sur cette voie. Je suis calme et heureux, je me sens bien ici. »

La rumeur évoquant un intérêt du Barça enflait pourtant ces derniers jours, notamment depuis la blessure de Luis Suarez. Le 'Pistolero' uruguayen, touché au genou droit, s'est fait opérer et le club catalan évoque une indisponibilité longue de quatre mois. Pour rappel, Lautaro Martinez s'est rendu l'auteur de 15 buts et 3 passes décisives en 24 matches toutes compétitions confondues depuis le début de la saison.

Real Madrid : Casemiro est « très heureux »

Casemiro, qui a inscrit le doublé de la victoire du Real contre Séville (2-1), nage dans le bonheur.
Auteur d'un doublé face au FC Séville qui a offert la victoire au Real Madrid (2-1), Casemiro, double buteur inattendu, a préféré rendre hommage à ses passeurs et a évoqué le collectif pour justifier sa performance : « Nous savions que Séville jouait très bien, c’est une excellente équipe, c’est pour ça qu’ils se battent pour être en haut du classement. Beaucoup de travail, beaucoup d’efforts, un match très exigeant. Les trois points sont très importants. Le public ? J’apprécie vraiment ça, au stade, quand je sors dans la rue… J’apprécie toujours ça. Je suis très heureux de jouer et travailler ici», a confié l'ancien joueur du FC Porto en zone mixte après la rencontre dans des propos relayés par Movistar Plus.



Luka Jovic marque peu depuis son arrivée au Real Madrid l'été dernier. Auteur d'une très belle passe décisive en talonnade pour le premier but de Casemiro, l'attaquant serbe a vu le milieu brésilien lui rendre hommage : « Je suis content non seulement pour les buts, mais aussi pour le travail de toute l’équipe, contre un grand adversaire comme Séville, qui est très difficile à jouer et qui a un entraîneur qui sait ce qu’il fait. Le premier but arrive sur une passe de Jovic, c’est pour ça que je suis allé le célébrer avec lui car c’était vraiment une passe de rêve. L’autre vient d’un centre de Lucas Vázquez sur lequel j’ai mis ma tête. Il faut donner du crédit à ces passes, elles étaient spectaculaires ».

Premier League : City encore accroché

Manchester City a laissé échapper deux nouveaux points samedi, devant Crystal Palace (2-2, 23eme journée de Premier League).
Les matchs se suivent et ne se ressemblent pas pour Manchester City. Une semaine après leur démonstration de force sur le terrain d'Aston Villa (1-6), les Skyblues sont passés par toutes les émotions contre Crystal Palace ce samedi. Longtemps menés au score suite au premier but de Cenk Tosun sous le maillot des Eagles (39eme), les hommes de Pep Guardiola ont peut-être d'abord entrevu le spectre d'une troisième défaite à domicile cette saison en Premier League. Ils ont sans doute ensuite dû croire dur comme fer à la victoire, puisqu'un doublé express de Sergio Agüero (82eme, 87eme) leur a permis d'inverser la tendance. Mais les Mancuniens ont finalement été contraints de se contenter d'un partage des points, Fernandinhos ayant dévié au fond de ses propres filets un centre de Wilfried Zaha (90eme). Tenus en échec dans leur antre (2-2), les Citizens ne quittent pas la deuxième place. Mais Leicester, qui rendra visite à Burnley dimanche (15h00), pourrait revenir à leur hauteur.

Arsenal avance au ralenti, Norwich gagne le duel des mal-classés


Dans le même temps, Arsenal recevait Sheffield United avec la ferme intention d'enchaîner un troisième succès d'affilée à domicile toutes compétitions confondues. Tout avait plutôt bien commencé pour les Gunners, mis sur de bons rails par Gabriel Martinelli juste avant la pause (45eme). Mais les Blades n'ont pas abdiqué et John Fleck a fini par égaliser (83eme). Ce nul (1-1) n'arrange pas franchement la formation entraînée par Mikel Arteta, qui profite malgré tout du score de parité entre West Ham et Everton (1-1) pour passer devant les Toffees et s'installer à la dixième place. En bas de tableau, Norwich (20eme) a décroché une victoire très importante face à Bournemouth (19eme) grâce à un penalty transformé par l'inévitable Teemu Pukki (1-0). Les Canaries n'ont plus que six points de retard sur Watford, le premier non-relégable.

Premier League : Tottenham muselé à Watford

Watford et Tottenham se sont quittés sur un nul sans but samedi (0-0), en ouverture de la 23eme journée de Premier League.
Décidément, Tottenham n’arrive plus à avancer en Premier League. Ce samedi, l’équipe londonienne a concédé le nul à l’occasion du derby face à Watford, portant à quatre son nombre de matchs consécutifs sans victoire. Malgré une nette mainmise dans le jeu, et aussi 17 tirs tentés, les hommes de José Mourinho n’ont jamais trouvé la solution aux avant-postes. À l’exception d’une frappe de Son-Heung Min (62eme), passée au-dessus, ils ne sont d’ailleurs offert aucune vraie occasion dans cette partie.

Tottenham peut remercier Gazzaniga


Les Spurs ont donc dû essuyer le nul. Et, ils auraient même pu s’incliner sans le pénalty détourné par leur gardien Paulo Gazzaniga (70eme). Lors de ce qui était probablement sa dernière rencontre comme titulaire vu qu’Hugo Lloris est en passe de reprendre la compétition, le portier argentin a sauvé la mise aux siens en remportant son duel avec Troy Deeney. Ses coéquipiers peuvent le remercier, de même que Mourinho. Après des débuts encourageants dans le nord de Londres, The Special One ne maitrise plus rien désormais. Et la sortie tapageuse à la 73e minute de Dele Alli, mécontent d’être remplacé, en est une preuve supplémentaire.