Qualifs Euro 2020 : Dominateurs, les Bleus tenus en échec par la Turquie

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Dominatrice, l'équipe de France a pensé avoir fait le plus dur avec un nouveau but d'Olivier Giroud. Mais les Bleus se sont fait rattraper à dix minutes de la fin (1-1) et restent deuxièmes de leur groupe.

Le debrief


Les Bleus s’attendaient à être en terres hostiles au Stade de France et ils n’ont pas été déçus. Dans une enceinte parisienne où les supporters turcs avaient clairement pris leur quartier, les hommes de Didier Deschamps ont eu un parfum d’Istanbul. Dans une rencontre annoncée à risques en raison de la situation géopolitique en Turquie, aucun débordement n’a été à déclarer aux premiers abords, l’ambiance étant avant tout bon enfant. Les seuls débordements ont été à mettre à l'actif de Coman, encore une fois très en jambes et qui a posé maints problèmes à la défense turque. Trois jours après le court succès acquis en Islande (1-0) et une prestation loin d’être satisfaisante, les Bleus ont failli bien réagir mais ont concédé le nul (1-1). Ayant décidé de reconduire son traditionnel 4-2-3-1, Deschamps avait malgré tout fait le choix de laisser Giroud, en manque de rythme, sur le banc au profit de Ben Yedder. Un profil moins physique mais plus technique qui aurait dû décontenancer l’arrière garde turque. Malgré les accélérations de Coman, il manquait du poids aux avant-postes. Une présence que l’attaquant de Chelsea a rapidement montré indispensable, deux minutes après son entrée en jeu.

Quand tout espoir semble perdu, Giroud a le chic pour sortir jouer les sauveurs, comme ce fut le cas déjà en Islande. Seulement, cette fois-ci, ça n’a pas suffi puisque les Bleus ont rapidement été rejoints (80eme). Le non-match en Islande et le souvenir de la défaite à Konya ont poussé les coéquipiers de Griezmann à en faire plus. Mais ce lundi soir, il aurait fallu davantage qu’un visage plus conquérant. Il a manqué à la France ce petit truc qui aurait pu rendre le match beaucoup plus facile à vivre. Les occasions n’ont pas manqué mais les champions du monde ont buté sur un Günok dans un grand soir. Le portier de l’Istanbul Basaksehir a eu la main chaude face à Griezmann et Sissoko en première période. Mais à force de gâcher, les Bleus ont douté. Sans jamais être mis en grosse difficulté, il n’a finalement fallu qu’une véritable occasion à la Turquie pour recoller au score sur une tête suite à un coup-franc. En Islande, la France avait mal joué mais gagné. Lundi, elle a mieux joué mais pris qu’un point et c’est là le plus frustrant.
L’instant T :
Il ne reste que 20 minutes et la France a toutes les peines du monde à trouver l’ouverture face à la défense regroupée turque. Ben Yedder ne pèse pas assez et Deschamps choisit de faire rentrer Giroud. L’attaquant de Chelsea n’a besoin que de deux minutes pour couper un centre de Griezmann et ouvrir le score. Seulement, cette fois-ci, il ne sera pas le sauveur comme en Islande.

Les buts


73eme minute (1-0)
Il n’a fallu que deux minutes à Giroud pour se montrer décisif. Entré en jeu à la place de Ben Yedder, l’attaquant de Chelsea coupe parfaitement un centre de Griezmann. Sa tête croisée ne laisse aucune chance à Günok.

80eme minute (1-1)
La joie aura été de courte durée... Sur un coup-franc frappé depuis la droite, Ayhan est seul au second poteau et réussit à placer une tête entre Mandanda et son poteau droit.

Les tops et les flops


Lucas HERNANDEZ (7)

Absent contre l’Islande, le latéral gauche a montré qu’il était en pleine possession de ses moyens. Encore intraitable défensivement, HERNANDEZ n’a pas hésité à apporter le surnombre pour centrer ou même frapper. Le Munichois est clairement indispensable.
Wissam BEN YEDDER (4)

BEN YEDDER avait fait une bonne entrée en Islande, et le manque de rythme de Giroud a certainement aussi pesé dans le choix de Didier Deschamps. L’attaquant de l'ASM a eu du mal à exister et n’a pas eu les ballons pour se mettre en situation de frappe. Même sa relation avec Griezmann et Coman n’a pas eu l’effet escompté.
Moussa SISSOKO (4)

Milieu défensif en Islande, SISSOKO a changé avec Matuidi face à la Turquie, prenant le couloir droit. On ne pourra jamais lui enlever sa débauche d’énergie mais dans un tel match, son approximation technique est criante. Quand Coman a mis de la vitesse à gauche, le joueur de Tottenham n’a lui pas ce coup de rein.

La feuille de match


FRANCE - TURQUIE : 1-1


Stade de France (80 000 spectateurs environ)
Temps pluvieux – Pelouse excellente
Arbitre : M.Brych (ALL) (5)

Buts : Giroud (73eme) pour la France - Ayhan (80eme) pour la Turquie

Avertissements : Hernandez (48eme) et Griezmann (80eme) pour la France – Tosun (84eme), Karaman (86eme) et Kahveci (86eme) pour la Turquie

Expulsion : Aucune

Amiens
France
Mandanda (5) – Pavard (5), Varane (cap) (5), Lenglet (5), L.Hernandez (7) – Tolisso (4), M.Sissoko (4) – Coman (5) puis Ikoné (88eme), Griezmann (5), Matuidi (5) puis Lemar (76eme) – Ben Yedder (4) puis Giroud (71eme)

N'ont pas participé : Areola (g), Maignan (g), Kimpembe, Ndombele, K.Zouma, Digne, D.Sidibé, Pléa
Sélectionneur : D.Deschamps

Turquie
Günok (7) – Celik (3) puis Ayhan (52eme), Demiral (5), Soyücü (6), Meras (5) - Tufan (5) puis Tosun (80eme), Tekdemir (6), Yokuslu (4) puis Calhanoglu (46eme - 6)– Kahveci (5), Yilmaz (cap) (6), Karaman (6)

N'ont pas participé : Bolat (g), Cakir (g), Belözoglu, Bayram, Yazici, Kabak, Ünal, Sangaré, Türüc
Sélectionneur : S.Günes
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Corentin Tolisso (Bayern Munich) : « Je ne vais pas dire que je suis content et que tout va bien »

Souvent remplaçant depuis le début de la saison avec le Bayern, l'international français veut tout faire pour changer sa situation.
Corentin Tolisso retrouve petit à petit son ancien niveau de jeu, lui qui revient d'une blessure très grave au genou. Souvent sur le banc avec le Bayern cette saison (où le coach Hans-Dieter Flick a été confirmé « jusqu’à nouvel ordre »), Tolisso veut travailler pour progresser et améliorer sa situation : "Je ne vais pas dire que je suis content et que tout va bien. J’ai envie de jouer. On a un effectif de qualité, de très grande qualité, au Bayern Munich, avec beaucoup de joueurs. Donc, à un moment donné, il faut que tout le monde joue. Je le comprends parfaitement. C’est à moi de prouver quand le coach fait appel à moi. C’est les règles du football, il faut être performant. On a eu quelques soucis ces derniers mois. On a changé d‘entraîneur. Je n’ai pas débuté les deux derniers matchs, j’ai joué dix minutes en Ligue des champions. L’équipe a bien tourné. C’est à moi d’attendre mon tour, ma chance. C’est à ce moment-là qu’il faudra répondre présent.", a ainsi estimé Tolisso sur les ondes de RMC ce mardi.

Ryad Boudebouz (Saint-Étienne) remercie Claude Puel

De passage sur le plateau de l'émission Breaking Foot sur RMC, Ryad Boudebouz a décrypté la méthode Puel qui porte actuellement ses fruits à l'ASSE.
Grâce à l'effet Puel, Saint-Étienne revient à la quatrième place de la Ligue 1 après 13 journées et développe un jeu agréable et efficace. Ryad Boudebouz est ravi de la résurgence de son équipe dans les hauteurs du classement, et a exprimé sa satisfaction concernant la concurrence saine instaurée par l'ancien coach de Leicester. Le milieu offensif algérien estime que les cartes ont été redistribuées : « Dans l'équipe, tout le monde est concerné. Le coach a relancé beaucoup de joueurs, relancé la concurrence et les cartes ont été redistribuées. Quand tout le monde se sent concerné et que personne ne sent sa place acquise, ça change beaucoup. J'espère que ça restera comme ça », a ainsi analysé le Fennec.


Boudebouz : « Puel m'a remis sur le terrain et on gagne des matchs »


Féru de travail, Puel communique son goût de l'effort à ses hommes : « Il nous fait passer ce message qu'il faut tous les jours continuer à travailler et qu'il reste des choses à travailler, même si on gagne des matchs », estime encore l'international algérien, qui est forcément conquis sur un plan personnel : « Je suis très content, il m'a remis sur le terrain et on gagne des matchs. (...) Par exemple sur le match contre Lyon, le lendemain de son arrivée, il me met à mon poste et dit dans la causerie: «Donnez les ballons à Ryad. Il va nous organiser le jeu». C'est quelque chose qui, pour moi, est fort. Il arrive, me redonne les clés du jeu et tout bascule pour moi. Dans la tête, je prends confiance », confie encore Boudebouz sur les ondes de RMC.

Juninho (Lyon) souhaite faire revenir Karim Benzema (Real Madrid)

Directeur sportif de l’OL, Juninho souhaite faire revenir Karim Benzema afin qu'il achève sa carrière à Lyon.
Le directeur sportif de l'Olympique Lyonnais Juninho a lâché un énorme scoop ce mardi soir au cours d'un passage sur OL TV. Il a confié que l'un de ses objectifs était de recruter l'attaquant du Real Madrid et ancien pensionnaire de l'OL Karim Benzema. Le dirigeant rhodanien espère ainsi convaincre le natif de Bron de finir sa carrière à Lyon.


Juninho : «J’aimerais bien qu’il vienne jouer 2 ans avec nous» 


Sur le plateau d’OL Night System sur OL TV, le directeur sportif lyonnais s'est dit prêt à recevoir le buteur français les bras ouverts quitte à fournir certains efforts d'ordre pécuniaire : « Mon envie c’est de proposer à Karim qu’il termine la carrière chez nous. Il a tout réussi, il a sa vie économique équilibrée. Il est d’ici. Pourquoi pas faire un peu d’effort au niveau économique, car on ne pourra pas payer le même salaire qu’à Madrid. J’ai fait ça avec Vasco. J’ai envie de discuter avec Karim. Je vais attendre le bon moment. On a déjà échangé des messages à l’époque quand j’étais au Brésil. (…) J’ai un peu ressenti qu’il aimerait venir. Il a beaucoup de respect. Il passe souvent voir le kiné Abdel ici aussi. Il a déjà amené Abdel chez lui. Je garde l’espoir. J’aimerais bien qu’il vienne jouer 2 ans avec nous, encadrer certains jeunes. (…) Et Karim pourrait être ce leader-là. Je rêve qu’il termine sa carrière ici chez nous. »

Reste à savoir ce que va en penser Benzema, qui vient d'inscrire son cinquantième but européen sous les couleurs du Real et ses 156eme et 157eme buts en Liga pour doubler Ferenc Puskas au classement des meilleurs réalisateurs merengue dans le championnat espagnol.

Léo Dubois (Lyon) revient sur son accrochage avec Dario Benedetto (Marseille) et veut « passer à autre chose »

Le latéral de Lyon est revenu sur cet épisode, lui qui est accusé d'en avoir beaucoup rajouté lors de son accrochage avec l'attaquant de l'OM.
Le choc entre l'OM et Lyon ce dimanche a basculé à la fin du premier quart d’heure, à l’issue d’une séquence de 6 minutes qui a amené l’ouverture du score de Dimitri Payet sur penalty. C'est à cet instant que Léo Dubois s’est jeté à terre, victime de deux petites claques sur l'arrière de la tête signées Benedetto à l’entrée de la surface. Pendant plusieurs minutes, l’ancien nantais est resté au sol. Une séquence largement commentée sur les réseaux sociaux. D'autant que monsieur Antony Gautier, après avoir consulté ses assistants vidéo, a choisi de rappeler à l’ordre les deux joueurs sans sortir de carton.

« Les critiques ? Ça me passe au-dessus »


Interrogé à ce sujet, Léo Dubois s'est exprimé à regrets : « Est-ce qu'il devait être expulsé ? Je ne sais pas… C'est un fait de jeu, l'arbitre a pris sa décision, c'était sans doute la bonne sur le moment. Il (l'arbitre) a pensé qu'il devait faire ça à ce moment-là, donc je n'ai pas envie de revenir là-dessus, c'est du passé », a ainsi estimé le joueur de Lyon lors d'un entretien accordé à nos confrères d' Eurosport, avant de revenir très brièvement sur les critiques dont il fait l'objet sur les réseaux sociaux, lui qui a été accusé d'en avoir énormément rajouté lors de l'incident par les internautes : « C'est normal que les gens parlent et disent leur sentiment, mais ça me passe au-dessus. », a-t-il sobrement tranché.

Algérie : Belmadi évoque Ghoulam

Le cas du latéral Faouzi Ghoulam a été évoqué par le sélectionneur algérien Djamel Belmadi ce mardi en conférence de presse.
Après s'être mis lui-même en réserve de l'équipe nationale avant la CAN 2019, Faouzi Ghoulam n'a pas été rappelé depuis par Djamel Belmadi. Devant la presse ce mardi, le sélectionneur est revenu sur la situation du latéral gauche du Napoli, objet de bien des spéculations ces dernières semaines. « Effectivement avant la CAN, Faouzi (Ghoulam, ndlr) m'a fait parvenir le message qu'il ne se sentait pas prêt pour la compétition et voulait préparer la saison à venir avec son club. Qu'est ce que je peux faire ? Je travaille avec les joueurs à disposition », a rappelé Djamel Belmadi, dans des propos retranscrits par DZ Foot.

Djamel Belmadi : « Le jour où j'estimerai qu'il est utile... »


« Avant le dernier regroupement, j'ai pris l'initiative de le contacter pour savoir où il en est. Maintenant vous parlez d'appels du pied, à qui sont-ils destinés ? Si l'on veut communiquer, on utilise des canaux directs. Je n'ai pas envie de m'attarder dessus », a poursuivi le coach, avant de conclure. « Le jour où tout sera réuni pour rejoindre l'équipe nationale, ce jour où j'estimerai qu'il est utile et que lui est prêt physiquement il reviendra avec plaisir. Et soyez précis (s'adressant aux journalistes, ndlr) car je n'aime pas l'interprétation que vous faites de mes propos. » La porte n'est donc pas fermée, mais le tempo d'un éventuel retour de l'ancien Stéphanois sera donné par Djamel Belmadi.