Premier League : Arsenal concède le nul à Watford malgré un doublé de Pierre-Emerick Aubameyang

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Après avoir mené 0-2 à la mi-temps sur la pelouse de Watford, Arsenal n’a finalement ramené qu’un nul dimanche (2-2). Le doublé de Pierre-Emerick Aubameyang ne vaut qu’un point pour les Gunners, qui restent sur trois matchs de rang sans succès.
La trêve internationale n’a pas suffi à relancer la dynamique d’Arsenal. Pire encore, les Gunners ont connu un vrai coup d’arrêt dimanche sur le terrain de Watford (2-2). Malgré deux buts d’avance à la mi-temps, grâce à un doublé de Pierre-Emerick Aubameyang lors du premier acte, ils ont concédé le nul. Ils en sont désormais à trois matchs consécutifs sans succès, après avoir débuté la saison par deux victoires. Ils laissent surtout passer une occasion de revenir sur le podium de Premier League, à hauteur de Manchester City, battu à Norwich samedi (3-2). Au lieu de cela, Arsenal se retrouve 7eme. Au bout d’une semaine marquée par un changement de manager, Javi Gracia ayant été remplacé par Quique Sanchez Flores, les Hornets enchaînent un deuxième match nul. Mais ils ne décollent pas de la dernière place et courent toujours après leur première victoire de la saison.

Watford méritait même mieux


Le scénario de la rencontre est toutefois encourageant pour Watford, qui n’a clairement pas volé son point (31 tirs tentés dont 24 en seconde période, contre 7 pour Arsenal). C’était déjà contre le cours du jeu que les hommes d’Unai Emery avaient pris un break d’avance en première période. Servi par ses deux latéraux, Sead Kolasinac puis Ashley Maitland-Niles, Aubameyang avait claqué un doublé de pur attaquant (21eme, 32eme). Mais c’était avant que la défense d’Arsenal ne retombe dans ses travers. Tom Cleverley a d’abord profité d’une relance catastrophique, suite à une sortie de but jouée dans leur surface par les Gunners, pour relancer le suspense (1-2, 53eme). C’est ensuite Roberto Pereyra qui a égalisé sur un penalty qu’il a lui-même provoqué face à David Luiz (2-2, 81eme). Et encore, heureusement pour Arsenal que Bernd Leno était dans un grand soir, notamment devant Abdoulaye Doucouré dans le temps additionnel (92eme). Sinon Watford aurait concrétisé sa supériorité par un succès, pas par un nul.

Everton dans le dur à l’extérieur


Dans l’autre rencontre de dimanche en Premier League, Bournemouth a renoué avec la victoire (3-1). Le score était de parité à la pause (1-1) et les Cherries ont fait la différence en seconde période, grâce à Ryan Fraser (67eme), entré en jeu dix minutes avant, et à Callum Wilson (72eme), auteur d’un doublé. Bournemouth dépasse son adversaire du jour au classement (8eme). Les Toffees n’ont eux toujours pas gagné à l’extérieur en déplacement cette saison, après un nul contre Crystal Palace (0-0) et une défaite à Birmingham face à Aston Villa (2-0).

Bleus : L’inefficacité offensive, le nouveau mal français

Après le nul face à Turquie lundi (1-1) et à l’image de ce qui a pu être aperçu depuis deux mois, la France a fait preuve d’une inefficacité nouvelle. Une explication de la contre-performance turque qui coûte deux points.
En 2018, la Belgique s’était attirée les foudres de toute une nation en ayant l’élimination mauvaise après leur courte défaite en demi-finale de la Coupe du Monde. Les coéquipiers d’Eden Hazard avaient pris en plein visage la marque de fabrique de cette équipe de France, en passe de devenir championne du monde. En Russie, la bande à Didier Deschamps s’est forgée une réputation d’équipe clinique voire chirurgicale. Avec Antoine Griezmann et compagnie, il ne fallait pas 50 occasions pour faire la différence et pour s’ouvrir les portes d’un deuxième titre mondial. « A la Coupe du Monde on n'avait pas besoin d'autant d'occasions pour marquer, en ce moment c'est le cas, a avoué le Barcelonais en zone mixte. Il va falloir qu'on travaille tous dans nos clubs pour nous améliorer devant le but. »

La situation personnelle des attaquants est-elle en cause ?


Un an après, la situation a en effet bien changé. Non pas que les Bleus aient désormais oublié de marquer. En 8 matchs de qualifications, ils ont trouvé le chemin des filets à 21 reprises, soit 2,6 buts par matchs. Mais, à la solidité défensive chère à Deschamps s’est ajoutée une inefficacité de l’autre côté du terrain. Contre l'Andorre, l'Albanie et l'Islande, le talent pur français avait fait la différence. Pas lundi. Contre la Turquie, les champions du monde ont largement maîtrise leur sujet et mis en place le plan prévu avec une forte utilisation des ailes et de Kingsley Coman. Seulement, comme cela avait déjà été le cas en Islande trois jours plus tôt, les occasions franches n’ont pas fini en but.

Ou du moins pas assez. Si Mert Günok a fait des miracles dans le but turc avec notamment cette double parade devant Griezmann et Sissoko au quart d’heure de jeu, le portier d’Istanbul Basaksehir n’explique pas à lui seul cette incapacité à ne mettre qu’un but sur 21 tirs. « On aurait pu se mettre à l'abri plus tôt, concède Benjamin Pavard. On a manqué d'efficacité et c'est dommage parce que, dans l'ensemble, je trouve qu'on a fait un bon match. » Cette inefficacité est peut-être le fruit de quelque chose de plus extérieur au groupe France. Griezmann ne s'est pas encore adapté au Barça, et Giroud n'est presque plus dans le groupe de Chelsea. Sans compter l’absence sur blessure de Mbappé.

Deux fois moins efficaces qu’au Mondial


Quand on est attaquant, la confiance joue beaucoup et depuis deux mois ça se ressent. A l’occasion des quatre matchs éliminatoires joués lors des deux derniers rassemblements, les Bleus ont souvent fait le siège sur le but adverse (85 tirs en 4 matchs) mais n’ont finalement marqué que 9 buts, dont près de la moitié face à l’Albanie. Avec un but marqué tous les 9,4 tirs, Olivier Giroud et ses coéquipiers sont loin de ce qui faisait leur force durant le Mondial où ils avaient besoin de moitié moins de frappes pour faire trembler les filets (1 but pour 4,3 tirs). « On a mis du mouvement, on a fait des centres mais le gardien turc a fait deux bons arrêts. On aurait dû être plus tueur devant le but, ajoute Moussa Sissoko. C’est ce qui nous a manqué ce soir car le contenu est là. » A écouter les Français après la rencontre, il n’y a pas de quoi s’inquiéter. Avec seulement deux points à prendre pour se qualifier contre la Moldavie et l’Albanie, les Bleus ont de quoi voir venir. Mais, comme l’a si bien dit Griezmann, un tel déchet aura forcément des conséquences négatives dans un tournoi comme l’Euro. D’ici juin 2020, les situations personnelles des attaquants français auront certainement évolué. Reste à souhaiter que leur efficacité aussi.

Angleterre : Indignation après les cris de singe et les saluts nazis des supporters bulgares

Interrompu à deux reprises, le match Bulgarie-Angleterre comptant pour les qualifications de l'Euro 2020 a été perturbé par les cris de singes et autres saluts nazis de certains supporters bulgares, qui ont provoqué une indignation dans les rangs anglais.
Si les tribunes du Stade de France étaient surveillées de près, lundi soir, à l’occasion de la rencontre entre les Bleus et la Turquie (1-1), aucun débordement excessif n’a été observé. Mais dans le même temps, l’Angleterre était en déplacement en Bulgarie, également dans le cadre des qualifications à l’Euro 2020. Et si les Three Lions se sont baladés (0-6), ils n’ont pas vécu une soirée de tout repos. L’arbitre de la rencontre a en effet interrompu les débats à deux reprises en première période (27eme, 42eme) pour des comportements racistes venus des tribunes, sans pour autant que les 22 acteurs ne regagnent les vestiaires. Cris de singe, saluts nazis : une partie des supporters locaux a atteint le sommet de la haine, de la honte et de la médiocrité.


« C’est inacceptable à quelque niveau que ce soit »


Le défenseur Tyrone Mings, qui disputait son premier match en sélection, ainsi que les attaquants Raheem Sterling et Marcus Rashford - tous deux buteurs - ont été les victimes de ces attaques. Pas une première pour le public du stade Vessil-Levski, qui était sous le coup d’un huis clos partiel après s’être comporté de la même façon en juin dernier, à l’occasion d’un match contre le Kosovo. Pas une première, non plus, pour les joueurs de Gareth Southgate, qui avaient été victimes de comportements similaires en mars, au Monténégro. « Nous pouvons confirmer que des joueurs anglais ont été la cible de chants racistes abominables pendant le match qualificatif pour l'Euro 2020 contre la Bulgarie. C'est inacceptable à quelque niveau de compétition que ce soit. Nous allons demander à l'UEFA une enquête urgente », a réagi la Fédération anglaise dans un communiqué publié lundi soir.

Sterling : « Je me sens désolé pour la Bulgarie, représentée par des idiots »


Déjà en première ligne de la lutte anti-raciste en Angleterre, Raheem Sterling a lui aussi réagi sur son compte Twitter à l’issue de la rencontre. D’abord en répondant avec ironie au sélectionneur bulgare Krasimir Balakov, qui avait accusé l’Angleterre, à la veille de la rencontre, d’avoir un plus gros problème avec le racisme que la Bulgarie. Puis en postant un message plus sérieux : « Je me sens désolé pour la Bulgarie, représentée par de tels idiots dans son stade. Bref… 6-0 et on rentre à la maison, au moins on a fait le job. Bon voyage à nos supporters, vous avez été bons ». « Cette situation n'est pas acceptable, a pour sa part lancé Gareth Southgate à ITV. Je pense que nous avons bien réagi, à la fois en remportant le match, mais aussi en attirant l'attention de tout le monde sur ces dérives ». Reste désormais à sévir, alors que Krasimir Balakov, lui, a estimé qu'il "faudra d'abord que ce soit prouvé"...

Saint-Etienne : Rechute pour Monnet-Paquet

L’attaquant polyvalent de Saint-Etienne Kevin Monnet-Paquet a été victime d’une nouvelle rupture du ligament croisé antérieur du genou gauche.



Retour à la case départ pour Kevin Monnet-Paquet. Touché lors de l’entraînement de samedi dernier, l’attaquant polyvalent de l’ASSE souffre d’une nouvelle rupture du ligament croisé antérieur du genou gauche. Blessé puis opéré en février dernier, l’ancien joueur de Lorient et de Lens avait d’ores et déjà connu la même blessure (au même endroit…). Lié jusqu’en juin 2021 avec les Verts, le natif de Bourgoin-Jallieu est « out » jusqu’à la fin de la saison, et il s’agit d’un premier coup dur pour Claude Puel, le successeur de Ghislain Printant à la tête des coéquipiers de Loïc Perrin. Le numéro 22 aurait pu avoir un apport précieux pour la suite de la saison, notamment grâce à sa polyvalence.

Naples : Nouveau contrat renforcé pour Fabian Ruiz ?

Selon La Gazzetta dello Sport, Naples aurait lancé des discussions pour essayer de blinder l’engagement de Fabian Ruiz, l’ancien milieu de terrain du Betis.



Alors que le FC Barcelone serait notamment sur les rangs, Naples souhaiterait convaincre Fabian Ruiz (23 ans) de prolonger son engagement. Lié jusqu’en juin 2023 avec le club du président Aurelio De Laurentiis, qui a versé 30 M€ pour le recruter l’an passé, l’ancien joueur du Betis Séville pourrait rempiler pour une saison. En cas d’accord, le numéro 8 pourrait percevoir un salaire annuel de 3,2 M€ net + des bonus sous les ordres de Carlo Ancelotti, l’entraîneur des coéquipiers de Lorenzo Insigne. Une clause libératoire de 120 M€ pourrait être incluse dans le nouveau contrat du milieu de terrain international espagnol (4 sélections). A noter que les dirigeants napolitains auraient aussi lancé des discussions avec Arkadiusz Milik, Dries Mertens, Piotr Zielinski, Nikola Maksimovic, José Callejon ou encore Allan.

Qualifs Euro 2020 : L’Espagne pour finir le travail, la Suisse dans le doute

L’Espagne espère enfin composter son billet pour l’Euro 2020 en Suède ce mardi soir. Dans les autres groupes, les rencontres Suisse - Irlande et Finlande - Arménie, décisives pour la suite des éliminatoires, seront les points chauds de la soirée.

Groupe D : La Suisse n’a pas le droit à l’erreur


Le Stade de Genève va retenir son souffle pendant 90 minutes. Présente dans toutes les compétitions depuis 2012, la Suisse est en grand danger au moment de recevoir l’Irlande ce mardi soir. Battue au Danemark avec un immense Kasper Schmeichel dans le but adverse, la Nati a encore son destin entre ses mains pour se qualifier pour l’Euro 2020, mais elle doit gagner ses trois derniers matchs face à l’Irlande, la Géorgie et Gibraltar. Le premier est le seul, sur le papier, qui représente un vrai danger. Les Irlandais, s’ils s’inclinent, joueront eux tout sur la dernière rencontre de ces éliminatoires, en novembre contre le Danemark.

Gibraltar - Géorgie (20h45)
Suisse - Irlande (20h45)

Groupe F : L’Espagne va-t-elle enfin conclure ?


Accrochée dans les derniers instants en Norvège la semaine dernière, l’Espagne a vu sa qualification pour l’Euro 2020 retardée. En Suède ce mardi soir, la Roja peut à nouveau valider son billet pour le tournoi continental. Face au deuxième du groupe F, un point peut suffire au bonheur des Espagnols. Il faudrait pour cela que, dans le même temps, la Norvège gagne en Roumanie. Le seul moyen pour les Norvégiens de continuer à croire en une qualification à l’issue de ces éliminatoires. Les Roumains, troisièmes, doivent eux s’imposer pour continuer à rêver avant un mois de novembre très compliqué (Suède et Espagne).

Iles Féroé - Malte (20h45)
Roumanie - Norvège (20h45)
Suède - Espagne (20h45)

Groupe G : Le dernier joker israélien


Alors que les deux autres matchs de la poule ont été joués dimanche, la rencontre Israël - Lettonie n’a lieu que ce mardi soir. Après un départ canon dans ces éliminatoires, les Israéliens enchaînent les contre-performances et doivent absolument gagner contre le dernier de la poule (0 point) pour rester dans la course à la deuxième place, derrière la Pologne, déjà qualifiée pour l’Euro.

Israël - Lettonie (20h45)

Groupe J : Finlande - Arménie, improbable choc pour la qualif


Derrière l’Italie, assurée de terminer en tête du groupe J et déjà qualifiée pour l’Euro 2020, la lutte fait rage entre la Finlande, l’Arménie et la Bosnie pour décrocher le deuxième strapontin. Les Finlandais ont deux points d’avance sur leurs deux concurrents au classement, mais ont vu leur matelas se réduire sérieusement avec deux défaites sur les deux dernières rencontres. C’est donc sans aucun filet qu’ils accueilleront ce mardi soir l’Arménie. Troisième, la Bosnie n’a pas un calendrier facile mais peut se relancer en gagnant en Grèce. Pour du beurre, l’Italie se déplacera elle au Liechtenstein.

Finlande - Arménie (18h00)
Grèce - Bosnie (20h45)
Liechtenstein - Italie (20h45)