Pourquoi l'Algérie est désormais la grande favorite de la CAN 2019

Avec ses quatre victoires en quatre matchs et son jeu collectif parfaitement huilé, l'Algérie affirme son ambition dans cette CAN 2019. Voici pourquoi les Fennecs peuvent aujourd'hui en être considérés comme le grand favori.

Parce que les statistiques parlent pour elle


Parfois, un chiffre suffit à mettre le doigt sur un moment historique En s'imposant face à la Guinée, lundi en huitièmes de finale de la CAN 2019, l'Algérie a remporté pour la deuxième fois depuis 1990 un match à élimination directe dans un tournoi international, et la première dans le temps réglementaire. Au fil des matchs, les Fennecs s'imposent comme un favori tout désigné du tournoi. Les différentes statistiques centralisées par Opta en attestent. En plus d'avoir inscrit 9 buts en 4 matchs (2,25 par rencontre), l'Algérie est l'équipe qui a jusqu'alors concédé le moins de tirs cadrés (4), soit 1 par match tout rond, contre par exemple 1,75 pour le Sénégal. Elle a aussi gardé sa cage inviolée et n'est plus qu'à 104 minutes de la meilleure série de l'histoire de la sélection à la CAN (en 1984). Peur rappel, le record absolu est détenu par la Cote d'Ivoire, avec aucun but pris en 2012 (540 min), mais une défaite aux tirs au but en finale.

Parce que Djamel Belmadi est le meneur d'hommes qui manquait aux Fennecs


Djamel Belmadi est aujourd'hui considéré comme l'atout numéro un des Fennecs, avant même les joueurs que le technicien de 43 ans aligne sur le terrain. Le natif de Champigny-sur-Marne revient pourtant de loin. Arrivé en poste à l'été 2018 dans un climat de défiance, le sélectionneur a su dompter une presse sportive pas réputée pour sa tendresse. Son autorité assise, l'ancien joueur de l'Olympique de Marseille a procédé à quelques choix clairs et façonné son équipe. Jugés insuffisamment performants en équipe nationale, Nabil Bentaleb et Saphir Taïder ont été écartés pour cette CAN, tandis que Baghdad Bounedjah se voyait installé comme titulaire en lieu et place d'Islam Slimani. En faisant passer les vertus collectives avant les mérites individuels, Djamel Belmadi a aussi su libérer ses éléments les plus talentueux de leur statut d'hommes providentiels. Riyad Mahrez et les autres vivent heureux cachés dans le collectif. Comme à l'époque d'un certain Vahid Halilhodzic...

Parce qu'elle a un groupe sans faiblesse identifiée et un banc de qualité


A y regarder de plus près, l'équipe d'Algérie ne présente pas de point de faible identifié. Pas toujours souverain par le passé, Aïssa Mandi s'impose durant cette CAN comme un patron défensif, dont la complémentarité avec Djamel Benlamri n'est pas la moindre qualité. Avec chacun leurs caractéristiques, Ramy Bensebaïni et Youcef Atal forment une paire de latéraux sans égal. Surprise du chef, l'ancien Adlène Guedioura (33 ans) apporte son appétence pour le combat et libère le terrain aux autres milieux axiaux, parmi lesquels le jeune Ismaël Bennacer brille depuis le début de mille feux sur la même ligne que Sofiane Feghouli, revenu dans le cœur du jeu. En pointe, Baghdad Bounedjah s'illustre par son poids sur la défense adverse et sa capacité à jouer en déviation. Autour de lui les excentrés Riyad Mahrez et Youcef Belaïli s'en donnent à cœur joie. Enfin, ce qui ne gâte rien, le banc est de qualité. Auteur de trois buts depuis le début du tournoi, Adam Ounas en est le plus beau représentant. La seule interrogation porte éventuellement sur le gardien de but Raïs Mbolhi, assez peu sollicité jusqu'alors.

Parce qu'elle n'était pas particulièrement attendue


Un vent de renouveau souffle sur la Coupe d'Afrique. Aucun des quatre demi-finalistes de l'édition 2017 n'a passé le cap des huitièmes de finale. Tant mieux, l'Algérie n'en faisait pas partie. Arrivés en Egypte sans la pression du favori qui avait accompagnée leurs devanciers, les Fennecs de Djamel Belmadi n'étaient d'ailleurs même pas tête de série. Pas forcément un mauvais présage : les dernières éditions de la CAN n'ont-elles pas souri aux équipes d'outsiders : qui attendait la Zambie d'Hervé Renard en 2012 ? Qui avait pronostiqué la victoire du Cameroun en 2017 ? Et qui s'attendait encore au sacre de la Côte d'Ivoire quand celui-ci se produisit enfin, en 2015, après une décennie d'échecs ? Les Eléphants, justement, se dressent ce jeudi (18h00) sur la route des Fennecs.

Sénégal-Algérie: les compositions officielles !

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Les yeux de l’Afrique entière seront braqués sur le Stade International du Caire, qui sera ce vendredi (18h gmt), le théâtre de la grande finale de la Coupe d'Afrique des Nations 2019 mettant aux prises les Lions du Sénégal et les Fennecs de l'Algérie. >> CAN 2019: Suivez la finale Sénégal-Algérie en direct sur notre portail à partir de 18h gmt Présentés comme favoris à chaque édition, le Sénégal et ses générations en or, n’ont toujours pas d’étoile sur leur maillot. Auteurs d’un brillant tournoi en Egypte (5 victoires et un revers face à... l'Algérie), les hommes d'Aliou Cissé espèrent réparer cette anomalie au pays des Pharaons. Portés par des talents de haut vol, les "Gaïndé" auront à cœur de vaincre enfin le signe indien et de faire leur apparition aux côtés des vainqueurs de la prestigieuse compétition africaine. Cela passera par un succès ce vendredi face à la redoutable armada algérienne et sa super star Riyad Mahrez. Les partenaires de Sadio Mané devront ainsi se retrousser les manches pour changer le cours de l'Histoire face à leurs bourreaux algériens, eux qui n'ont jamais battu les Fennecs en quatre confrontations en CAN (3 revers et un match nul). L’heure a sonné désormais pour les Sénégalais pour chasser à jamais leurs vieux démons...

Ci-après les compositions officielles des deux équipes:

Sénégal : Gomis, Gassama, Kouyaté, Sané, Sabaly, Badou N'Diaye, Gueye, Saivet, Sarr, Niang et Mané. Algérie : M'Bolhi, Zeffane, Mandi, Benlamri, Bensebaini, Guedioura, Bennacer, Feghouli, Mahrez, Belaili et Bounedjah.

PSG: La LFP s'inquiète d'un possible départ de Neymar !

Didier Quillot
Interrogé par RMC, Didier Quillot n’a pas caché sa déception face à un possible départ de Neymar du PSG. Même s’il prend ses distances, et c’est bien normal, en rappelant que la LFP n’a pas à « définir ou commenter la politique sportive » d’un club, Didier Quillot est embêté. Il y a un an, le directeur général exécutif de la LFP a lancé « la Ligue des talents » avant la reprise du championnat de France. Or sans Neymar, la communication autour de la Ligue 1 n’est plus la même. Voilà pourquoi Didier Quillot est ennuyé par un possible départ de la star brésilienne, qu’on annonce chaque jour plus loin du PSG. « La Ligue 1 a besoin de stars, rappelle-t-il dans un entretien accordé à RMC. Nous, ce que l’on veut, ce sont des grands joueurs, que les grands joueurs qui sont à l’étranger viennent ou reviennent. On veut évidemment que les meilleurs restent. Mais ce n’est pas à nous de nous immiscer dans la politique sportive des clubs… » Pourtant, le DG de la Ligue va devoir se faire une raison. Même à Paris, on prépare le départ de Neymar, avec Leonardo en chef de file, à la manœuvre pour pousser vers la sortie l’ancien Barcelonais.

🔴CAN 2019: Sénégal - Algérie en direct

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Premier trophée pour les « Lions de la Téranga» ou une deuxième étoile pour les « Fennecs» ? C’est le grand jour pour le Sénégal et l'Algérie qui se disputent le sacre suprême du football africain ce vendredi (19h GMT), au Stade International du Caire, et ce, à l’occasion de la grande finale de la CAN 2019. A lire aussi >> CAN 2019 : Sénégal-Algérie, qui remporte le match des statistiques ? Présentés comme favoris à chaque édition, le Sénégal et ses générations en or, n’ont toujours pas d’étoile sur leur maillot. Auteurs d’un brillant tournoi en Egypte (5 victoires et un revers face à... l'Algérie), les hommes d'Aliou Cissé espèrent réparer cette anomalie au pays des Pharaons. Portés par des talents de haut vol, les "Gaïndé" auront à cœur de vaincre enfin le signe indien et de faire leur apparition aux côtés des vainqueurs de la prestigieuse compétition africaine. Cela passera par un succès ce vendredi face à la redoutable armada algérienne et sa super star Riyad Mahrez. Les partenaires de Sadio Mané devront ainsi se retrousser les manches pour changer le cours de l'Histoire face à leurs bourreaux algériens, eux qui n'ont jamais battu les Fennecs en quatre confrontations en CAN (3 revers et un match nul). L’heure a sonné désormais pour les Sénégalais pour chasser à jamais leurs vieux démons... >> Suivez la rencontre en direct à partir de 19h GMT:

Cameroun/Equipe nationale : le casse-tête des sélectionneurs locaux

Le récent limogeage de Clarence Seedorf et de Patrick Kluivert, ouvre de nouveau la voie au débat sur la nationalisation du staff technique de l’équipe fanion de football.

L’équipe nationale fanion de football du Cameroun cherche de nouveau un entraîneur. Après avoir limogé mardi, Clarence Seedorf et Patrick Kluivert suite à l’élimination prématurée des Lions Indomptables aux huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) qui s’achève ce 19 juillet en Egypte, la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) doit à présent trouver des successeurs aux deux anciens internationaux néerlandais. De quoi remettre sur la table l’éternel débat sur la « nationalisation » du poste d’entraîneur-sélectionneur de l’équipe championne d’Afrique 2017. Alors que nombre de commentateurs et de fans soutiennent – comme à chaque fois que le Cameroun se sépare de ses entraîneurs étrangers – qu’il est judicieux de confier la sélection nationale à des techniciens nationaux, en face, il y a ceux qui estiment que les entraineurs locaux ne sont pas suffisamment « prêts » pour assumer librement cette fonction et garantir des victoires à la nation vert-rouge-jaune. Mais pourquoi ?

Le diplôme c’est bien, l’expérience c’est mieux

C’est un principe. Pour entraîner une équipe nationale sénior, il faut le mériter. Au Cameroun, quelques techniciens peuvent se targuer de remplir ce critère important. Sans doute parce que, dit-on, « ils ont les mêmes diplômes que les entraîneurs étrangers ». Cependant, le diplôme seul ne suffi pas. Il faut la compétence et le palmarès. Et sur ces deux points, les techniciens locaux n’ont pas beaucoup d’arguments à faire valoir. Bien sûr, l’histoire des Lions Indomptables s’est écrite avec des entraineurs comme Jules Nyongha, François Omam Biyik, Jean Manga Onguéné, Alexandre Bélinga, Raymond Fobété et le plus célèbre, Jean Paul Akono, vainqueur des Jeux Olympiques de Sidney 2000. Mais depuis, on n’a pas beaucoup entendu parler d’eux. Que ce soit à la tête de clubs locaux ou de sélections nationales inférieures, rares sont ceux qui, comme Thomas Libiih, vainqueur de la CAN des moins de 17 ans cette année, peuvent brandir leurs CV. Même si cela ne fait pas le poids face à des entraineurs expatriés qui accumulent des dizaines d’années d’expérience à la tête de grandes nations africaines comme Hervé Renard, Claude Le Roy, Michel Dussuyer, Alain Giresse, Gernot Rohr etc.

Désintérêt ou peur d’échouer ?

Certes, recruter un entraîneur national a ses avantages : il connait l’environnement camerounais et ne coûte pas cher. Mais cela peut également s’avérer être un inconvénient. « Avoir un entraîneur local est une bonne idée, argue sous cap, un entraineur camerounais. Mais en plus du problème lié au niveau, il y a celui du salaire. Face à des joueurs qui touchent des fortunes en Europe, on s’expose à un problème d’autorité. Pour gérer des multimillionnaires et autres milliardaires, il faut être ne serait-ce que modestement à leur dimension. Sinon, ils vont vous marcher dessus. Il y aura une indiscipline caractérisée parce que le sélectionneur local n’aura ni la poigne, ni la rigueur nécessaire pour contenir les caprices de ces stars ». Mais encore, pour entrainer une sélection nationale sénior, il faut de l’expérience. Beaucoup d’expérience. Et autant dire que dans l’environnement camerounais actuel, ce n’est pas ce qu’il manque le moins.

Du coup, il est assez difficile de peindre le portrait robot de l’entraineur local idéal. Ce technicien qui doit être seul maître de ses choix de joueurs, capable de s’affirmer face aux manipulateurs, un entraîneur charismatique qui peut dire « non » à la corruption et aux pressions de sa hiérarchie. Un technicien expérimenté qui a une bonne maîtrise du management… Une véritable perle. Seul bémol, les anciens grands joueurs camerounais ne semblent pas tentés par la fonction. Si certains se tournent facilement vers le métier de consultant comme Patrick Mboma, d’autres préfèrent être spectateurs et de temps en temps… donneurs de leçons. « C'est plus facile d'être devant son poste de télévision et de critiquer, explique Michel Tadoun, un ancien footballeur. Entraîner, c'est un métier extrêmement difficile. Il y a une pression énorme : de la part des dirigeants, du public, des supporters, des joueurs, des médias. C'est un super boulot, mais il y a un risque. Et les grands joueurs ne veulent pas toujours abimer leur image ». Faut-il alors nationaliser le staff technique des Lions Indomptables juste pour le plaisir de nationaliser ? Ou ce serait juste pour imiter le Sénégal d’Aliou Cissé ou l’Algérie de Djamel Belmadi ? Quels entraineurs locaux faut-il recruter et pour quel projet ? Le débat est ouvert.

CAN 2019 - Finale: Le message de Sadio Mané au peuple sénégalais !

Sadio Mané - Sénégal
Interrogé par la BBC avant la grande finale de la CAN 2019, l'attaquant vedette des Lions de la Téranga, Sadio Mané, ne craint pas d’endosser le costume de favori, ce vendredi face à l’Algérie.
>> CAN 2019: Suivez la finale Sénégal-Algérie en direct sur notre portail à partir de 18h gmt
«Sans prétention aucune, je promets au peuple sénégalais de ramener la Coupe à Dakar incha'Allah. Notre objectif depuis le début du tournoi, c’était d’arriver en finale. Nous sommes favoris. Je pense être assez modeste pour le confirmer. Il faut à un moment donné ne pas se voiler la face et dire les choses telles qu’elles sont. Maintenant, nous avons la chance d’être là (en finale), et nous devons la saisir» a affirmé l'enfant de Bambali avant d'ajouter: «Nous sommes en finale, il n’y a plus de calcul. Il faut se donner à fond et aller chercher la Coupe. C’est évident que la pression soit présente dans l’esprit des Sénégalais, c’est normal et c’est ce qui fait la beauté du foot. »

Les Lions seront revanchards !

Battus lors du premier tour par leur futur adversaire algérien (0-1), les Lions de la Téranga auront à cœur de laver l'affront ce vendredi soir au Caire. Le numéro 10 se souvient notamment du penalty non sifflé lors de la manche aller: « Je n’aime pas trouver des excuses mais tout le monde a constaté ce qui s’est passé dans ce match. On est conscients qu’ils (Algériens) nous ont battus. On aimerait bien remporter ce match. Maintenant, on est toutes les deux en finale. J’estime que ce n’est pas une revanche mais plutôt une motivation de plus pour aller les battre. Et nous allons les battre. » Voilà de quoi motiver les "Gaïndé" sénégalais, mais aussi les "Guerriers du Désert" algériens… A lire aussi >> Sénégal-Algérie, qui remporte le match des statistiques ?