Mehdi Boukassi : « Les Fennecs, un rêve accessible »

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Le milieu de terrain algérien du Cherno More Varna (L1 bulgare), Mehdi Boukassi, se confie en exclusivité à Football365 Afrique, au sujet de son parcours, de sa carrière et de ses ambitions.

Mehdi, vous avez été formé à l'ASFA Oran. Comment avez vous été repéré et quel souvenir gardez vous de cette formation ?

C'était une formation très exigeante, avec deux entraînements par jour et de très bons joueurs. J'ai été repéré par l'USM Bel Abbès, qui est venue me chercher à l'âge de 11 ans. J'y suis resté trois ans.


Vous partez ensuite tenter votre chance en Belgique. Que retirez vous de ce premier contact avec l'Europe ?

Je suis parti tôt d'Algérie pour des raisons familiales. Au début c'était dur, parce que je ne connaissais personne, j'étais seul avec mon frère. Il avait 17 ans, moi 14. Mais j'ai eu de la chance de rencontrer un ami, qui m'a fait faire un essai en D4 à l'Olympique de Charleroi. J'ai réussi mon test. Mon premier match amical, je l'ai joué contre le Sporting Charleroi, et j'ai marqué un triplé. L'entraîneur du Sporting est venu voir et m'a dit : "tu n'as rien à faire ici, viens au Sporting, tu auras un avenir." J'ai accepté, je n'ai pas joué la première année à cause des papiers du transfert international. J'ai ensuite réussi une excellente saison en U19, avec 17 buts et 8 passes décisives en 18 matchs. C'est à ce moment-là que j'ai commis l'erreur de ne pas partir. Des gros clubs comme Anderlecht, La Gantoise ou le Standard s'intéressaient à moi. Mais le Sporting me promettait un bon avenir, avec un contrat. J'ai cru en eux.


Qu'est-ce qui vous a manqué pour vous faire remarquer par les clubs de plus gros championnats comme Ramy Bensebaini ou Youcef Atal, arrivés aussi en Europe par la Belgique ?

Personne ne me conseillait, j'étais seul avec mon frère. Plusieurs agents tournaient autour de moi et me disaient de rester. Plus tard, j'ai découvert qu'ils travaillaient avec le Sporting. Je pense que j'ai fait un faux-pas en ne partant pas à ce moment-là... J'ai continué à Charleroi encore un an en Espoirs, c'était moyen et je n'avais toujours pas reçu le contrat pro qu'ils me promettaient. Au bout d'un an, on m'a annoncé une réunion avec le staff de l'équipe première et le coach, pour m'aider avec ma nationalité qui me bloquait un peu. J'ai attendu, attendu, attendu, mais rien n'est venu.


Vous jouez ensuite aux Pays-Bas, à Roda. Quel bilan faites vous de ce passage ?

J'ai été contacté via Giovanni Marchica, mais il m'a dit que ce serait difficile, car les règles sont dures pour ceux qui n'ont pas de nationalité européenne. J'essayais quand même de tenter ma chance, de pousser pour la nationalité avec le coach, mais au final, ils n'ont pas été en mesure de me donner un contrat pro car ils étaient descendus en D2 et n'avaient pas de place pour un extra-communautaire.


Mehdi Boukassi : « La Bulgarie, c'est une étape »


Cap au sud ensuite avec le Portugal et l'Oliveirense. Quel bilan là encore ? Vous n'avez pas de regret a posteriori ?

J'ai signé mon premier contrat pro là-bas, où j'ai joué deux ans. La première année, c'était compliqué, je traînais une blessure aux adducteurs. La deuxième année, c'était un peu mieux mais je n'ai pas pu donner le meilleur. Après ma deuxième année au Portugal, j'ai eu un contact avec Braga et le Moreirense, mais je n'ai pas signé pour une histoire de commissions d'agents. Cela m'a empêché de franchir un cap. Heureusement, c'est à ce moment-là que j'ai rencontré Walid Bouchenafa, un agent sérieux, un frère pour moi, qui a toujours été honnête avec moi. Il m'a mis en Bulgarie, et depuis on essaye de faire le maximum pour atteindre nos objectifs.


Quelle était l'idée derrière ce choix ? Pour l'instant, les choses se déroulent-elles comme prévu ?

J'ai choisi Varna car le coach (Ilian Iliev, ndlr) parle portugais. C'était un grand joueur, qui peut m'aider. J'espère faire de bonnes choses avec ce club, et qu'on aille en Coupe d'Europe. La Bulgarie, c'est une étape, un championnat de transition pour moi.


Comment avez-vous vécu la crise du Covid-19 ? Cette inactivité forcée a-t-elle été difficile à supporter ?

Je l'ai mal vécue comme toute personne, sur le plan personnel comme sportif. J'étais sur une bonne lancée. L'arrêt de deux mois a rendu la reprise difficile. J'étais très loin de ma famille, la situation était très difficile à supporter.


Comme tout footballeur algérien, vous rêvez de l'équipe nationale. Ce rêve vous semble-t-il accessible aujourd'hui ? À quelles conditions ?

C'est mon plus grand rêve depuis que je suis tout petit. Mais c'est un rêve accessible. Le discours du coach Belmadi m'a motivé, comme tous les joueurs. On a tous entendu que celui qui mérite d'être appelé sera appelé... C'est un très grand coach, et je pense (en tout cas j'espère !) qu'il aime les joueurs de mon style. Je vais travailler encore plus dur pour réaliser ce rêve et porter ce maillot, inch'Allah !


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C1 : le Real Madrid et la Juventus passent à la trappe

Real Madrid - City Copyright -AFP
Pas de miracle pour le Real Madrid et la Juventus. Deux des favoris pour le titre viennent de quitter prématurément la compétition au stade des huitièmes de finale. Battu à Madrid (2-1), le club entraîné par Zinédine Zidane a perdu sur le même score en Angleterre face à Manchester City. Raheem Sterling a ouvert le score à la 9e minute avant que Karim Benzema n'égalise à la demi-heure de jeu. Gabriel Jesus a scellé le sort du match en marquant à la 68e minute. Revivez Manchester City - Real Madrid : En direct : Manchester City - Real Madrid (2-1) De son côté, la Juventus quitte également la compétition malgré un doublé de Cristiano Ronaldo, à la faveur du but à l'extérieur. La réalisation de Depay a été suffisant pour que l'Olympique Lyonnais valide son billet pour le final 8. Manchester City et l'Olympique Lyonnais vont se retrouver en quart de finale, à Lisbonne. Revivez Juventus - Lyon : En direct : Juventus - Olympique Lyonnais (2-1)

Ligue des champions : L'OL, bête noire de Cristiano Ronaldo

Même s'il a inscrit un doublé lors de la victoire la Juve face à l'OL, Cristiano Ronaldo a connu des désillusions contre le club français.
Cristiano Ronaldo a fait son maximum lors de la rencontre de huitième de finale retour de Ligue des champions contre l'OL, mais même s'il a su produire des différences nettes par deux fois, il n'a pu empêcher l'élimination de la Juve en dépit du succès des joueurs dirigés par Maurizio Sarri (2-1, après une défaite 1-0 à l'aller). Décisif d'abord sur penalty (43ème) en prenant à contre-pied Anthony Lopes ; il a ensuite trompé son compatriote d'un tir puissant du gauche sans élan à l'heure de jeu.


Sur le prisme des statistiques, Cristiano Ronaldo a pu justifier, comme souvent, qu'il était Monsieur Ligue des champions : le Portugais a marqué son 67ème but lors des matches à élimination directe, très loin devant son dauphin dans le domaine, Lionel Messi (46).

Lyon, des mauvais souvenirs pour Ronaldo




Toutefois, à la fin, c'est Lyon qui s'est qualifié, et pour Cristiano Ronaldo, cela évoque forcément des mauvais souvenirs. C'est la première fois depuis 2010 que le quintuple Ballon d'Or ne parvient pas à franchir les huitièmes de finale de la Ligue des champions. À l'époque, c'était Lyon qui avait éliminé le Real Madrid de Ronaldo grâce à un but décisif de Miralem Pjanic. Ronaldo avait joué au moins les quarts de la compétition chaque année depuis sa précédente élimination par l'OL.

Le Final 8 de la Ligue des champions à Lisbonne, dans son pays, se disputera sans lui (du 12 au 23 août), et il y a fort à parier qu'après l'élimination subie face à l'Ajax Amsterdam la saison dernière en quarts de finale avec la Juventus, Ronaldo doit encore avoir un goût amer dans la bouche, lui qui a été recruté par la Vieille Dame, il y a deux ans, afin de gagner la fameuse Coupe aux grandes oreilles.

Ligue des Champions : Les réactions à la qualification lyonnaise

Retrouvez toutes les réactions après le huitième de finale retour entre la Juventus et l'Olympique Lyonnais, qui s'est soldé par une qualification de l'OL (1-2).


Anthony Lopes (gardien de l'OL) : "On savait qu'on avait les ressources pour marquer un but ici. Ensuite, on a été très costauds et solidaires pour ne pas encaisser ce troisième but. On n'a pas été récompensés vendredi dernier (en finale de la Coupe de la Ligue contre le PSG, ndlr), aujourd'hui on est récompensés de tous nos efforts depuis la reprise. Il nous faut sortir des grands d'Europe, on sort une équipe avec des grands noms. On sait que, quand on pense collectivement, on est récompensés. C'est la fête, mais ça reste mesuré. On sait ce qu'on veut, on sait où on veut aller. Sur un match, tout est possible. On a l'ambition d'aller loin. En sortant cette Juve, on a le droit de voir plus haut, même si beaucoup de personnes n'y croient pas. On y croit dur comme fer. Pour aller au bout, il n'y aura que des gros sur notre chemin. On verra bien à Lisbonne. »





Léo Dubois (défenseur de l'OL) : "C’est vrai qu’on a eu peur au vu de la physionomie du match. Mais on savait qu’en marquant un but, on se mettrait dans de bonnes dispositions pour se qualifier. Je pense qu’on a fait un bon match. Il ne faut pas oublier que c’est le champion d’Italie qui était en face. Donc on est très satisfaits de notre prestation et d’aller à Lisbonne (…) Je pense qu’on est conscients du résultat qu’on a fait. On a les qualités pour aller jouer ces quarts. Il faut qu’on y aille avec toutes nos convictions. On est contents et aussi soulagés de faire partie des 8 meilleurs d’Europe (…) On a eu pas mal de temps pour préparer ces deux matches. Le premier, on l’avait bien abordé aussi. On a répondu présent. Et là, on peut tous être fiers de nous".

Juninho (directeur sportif de l'OL) : "Oui, c’est un exploit. On est très content pour les joueurs et les supporters. L’équipe a montré beaucoup de maturité, même si par moments on a souffert. Aucune équipe française n’a réussi à sortir la Juve sur une rencontre à élimination directe. Ça prouve qu’on a beaucoup évolué depuis l’année dernière. Face au PSG, on n’a pas eu beaucoup de chance. Aujourd’hui, marquer d’abord nous a soulagés, mais on est heureux de l’issue finale (…) Aujourd’hui, on a une équipe. On avait du talent, mais on ne posait pas trop de difficultés à l’adversaire. Là, on commence à dégager quelques chose ensemble".

Rudi Garcia (entraîneur de l'OL) : "Je me rends bien compte de l’exploit. Je sais où on est. Je suis venu quelques fois ici avec l’AS Roma. Jouer contre la Juve, non seulement c’est le meilleur club d’Italie, mais c’est aussi une équipe qui voulait gagner la Ligue des Champions. Elle a aussi un extraterrestre dans son effectif. On l’a encore vu ce soir. Malgré ça, on a été très bien en première période. Le pénalty qui leur a été accordé est totalement injustifié. En deuxième période, on a plus souffert jusqu’à ce que Dembélé et Reine-Adélaïde entrent et nous donnent un deuxième souffle. Mais c’est ça aussi la victoire d’un groupe. Je suis content pour mes joueurs, pour mon président et pour Juni. On voulait être à Lisbonne et on y est. Je suis fier pour nos supporters et pour Lyon. Ce que j’ai dit à mes joueurs ? Qu’il y avait un match à préparer dès samedi prochain. Ça va venir vite. Ça va continuer. Il ne faut pas qu’on s’arrête en si bon chemin. On restera outsiders et ça nous va bien".

Ligue des Champions : Les réactions à l'élimination du Real Madrid

Manchester City a pris le meilleur sur le Real Madrid ce vendredi en huitième de finale retour de la Ligue des Champions (2-1). Retrouvez les principales réactions à l'issue de la rencontre.
Raheem Sterling (Manchester City) :
« C'est une compétition dans laquelle nous voulons bien figurer. Si nous jouons notre football et donnons le maximum, les résultats suivront. Nous savions à quel point ils étaient bons, nous connaissions aussi notre valeur et, ce vendredi, c'est l'équipe qui a le plus couru qui a fait la différence. Nous avons été brillants. Nous voulions les harceler et c'est grâce à notre pressing que nous avons inscrit ces deux buts. »

Zinédine Zidane (Real Madrid) :
« Nous devons être fiers de ce que nous avons accompli. Nous n'avons pas besoin de chercher des excuses. Nous avons fait tout ce qu'il fallait sur le terrain et, parfois, ça ne suffit pas. Concernant Varane, je ne peux rien dire. Il faut relever la tête, c'est tout. Je n'ai rien dit de plus à mes joueurs. Le bilan de la saison reste très bon. »

Gabriel Jesus (Manchester City) :
« Nous venons de battre une grande équipe, le meilleur club de l'histoire de cette compétition donc, pour nous, cela constitue un authentique exploit. Les erreurs adverses ? Il faut y croire, croire en leurs erreurs. Nous sommes des humains et nous pouvons faire des erreurs, c'est pourquoi je presse, je presse beaucoup les joueurs d'en face. C'est l'une de mes qualités. J'ai été très heureux de marquer. »

Rodrygo (Real Madrid) :
« Les erreurs sont une chose normale, cela peut arriver à tout le monde. C'est dur à vivre pour "Rafa", mais cela ne va pas ternir son parcours au Real Madrid. Durant toute la partie, nous aurions pu faire mieux. Notre saison mérite un 9, et non pas un 10 à cause de notre parcours en Ligue des Champions. »

Sources : BT Sport, Movistar

FC Barcelone : "Messi a sur ses épaules la charge de toute l'équipe", pense Edmilson

Pour l'ancien joueur du Barça, Edmilson, Lionel Messi joue pratiquement seul au sein de l'équipe dirigée par Quique Setien.
Le FC Barcelone a affiché un visage contrasté cette saison, et n'a pas rassuré ses plus fervents supporters lors de cette exercice 2019-2020. Second de Liga derrière le Real Madrid alors qu'il possédait 2 points de plus que son rival lors de la reprise du championnat espagnol post-covid, le club catalan a un nouveau coach depuis janvier dernier, Quique Setien, et n'a pas encore pu offrir sa meilleure version, hormis une belle prestation face à Villarreal (1-4) début juillet.


Ce samedi, c'est Naples qui viendra au Camp Nou pour tenter de se qualifier en quart de finale de la Ligue des champions alors que les deux équipes s'étaient séparées sur un match nul en février dernier lors du match aller des huitièmes de finale du tournoi (1-1).

Naples a un coup à jouer, pour Edmilson


Sondé auprès de Radio Kiss Kiss, Edmilson, ancien joueur du Barça, a livré son opinion sur la situation vécue par le club catalan, ne se montrant pas forcément très optimiste. "Le Barça traverse une période très sombre. Aujourd'hui, on voit Messi jouer pratiquement seul et avoir sur ses épaules la charge de toute l'équipe. Ils ont également changé d'entraîneur en cours de saison", a-t-il indiqué.

Concernant la rencontre entre les pensionnaires du Camp Nou et le club italien, Edmilson a placé le Barça comme un favori, même si Naples a une chance selon lui, à condition d'être très impliqué.

"Je pense que Naples peut aller à Barcelone et tentez sa chance. L’équipe de Gattuso doit continuer à jouer comme elle l’a fait et ne pas avoir peur du Barça, car les Blaugrana n’auront pas peur. Le Barça reste le Barça malgré tout. Ils jouent à domicile et ils sont toujours favoris", a-t-il assuré.