L’Algérie dans le dernier carré

Avant même l’issue positive, les Algériens, joueurs et staff, étaient en pleurs. De joie ou de tristesse, c’est finalement la séance de tirs au but qui en a décidé. Geoffrey Serey Dié a envoyé sa tentative sur le poteau de Raïs M’Bolhi et les Fennecs ont exulté, dans un immense soulagement.
Désignés comme les grands favoris après leur début de tournoi impeccable (quatre victoires, aucun but encaissé), ils seront au rendez-vous des demi-finales de la CAN 2019 après s’être défaits au bout du suspense de la Côte d’Ivoire ce jeudi (1-1, 3-4 TAB). Ce n’est que la deuxième fois depuis son dernier titre en 1990 que l’Algérie disputera le dernier carré (2010). Au prochain tour, les hommes de Djamel Belmadi seront opposés au Nigeria pour une place en finale de la compétition.

Un choc à la hauteur de l’affiche


Ils pourront souffler après être passés si près de la correctionnelle, au terme d’un match à classer probablement parmi les plus emballants de ce cru 2019 de la Coupe d’Afrique des Nations. Du rythme, des occasions de part et d’autre, de l’incertitude pendant 120 minutes et plus : ce quart s’est révélé digne de la glorieuse histoire des deux sélections sur le continent africain. Après une grosse entame des Eléphants, M’Bolhi déviant du bout des doigts une frappe de Max-Alain Gradel sur son poteau (5eme) et Jonathan Kodjia ratant le ballon de près (8eme), l’Algérie a posé le pied sur le ballon, comme elle sait si bien le faire. Et une première alerte signée Riyad Mahrez (14eme) a précédé l’ouverture du score de Sofiane Feghouli (0-1, 20eme). Ce dernier a profité du bon pressing de Baghdad Bounedjah et du centre de Ramy Bensebaini pour mettre son équipe sur orbite.

Bounedjah en échec sur penalty


Les Fennecs y sont restés jusqu’à la pause et ont bien cru faire le break dès le retour des vestiaires. Coupable d’une faute grossière, Sylvain Gbohouo a concédé un penalty évident. Mais Bounedjah a envoyé sa frappe plein axe sur la barre ivoirienne (48eme). Un premier tournant dans ce match, relancé une quinzaine de minutes plus tard par Kodjia. Il avait déjà semé la panique sur un centre-tir dévié vers sa propre lucarne par Aissa Mandi (50eme) et il a conclu en puissance un numéro solitaire pour égaliser (1-1, 62eme). Juste avant, Bounedjah avait sollicité Gbohouo de la tête (61eme) et il a buté sur le gardien ivoirien sur un face-à-face peu après (66eme). Habituellement si efficace, l’attaquant aux 78 buts en 53 matchs de championnat au Qatar était en échec. Comme Mahrez, qui butait sur le bon retour de Mamadou Bagayoko sur sa ligne (68eme). Un symbole du courage des Ivoiriens, solides défensivement tout en étant plutôt inspirés offensivement, malgré l’absence de Nicolas Pépé, resté sur le banc pendant toute la rencontre.

Une séance pleine de rebondissements


Y compris durant la prolongation, où les deux équipes ont continué à se rendre coup pour coup, avec un léger avantage aux Algériens, qui ont toutefois commis plus d’erreurs techniques qu’à l’accoutumée. Après une frayeur sur un corner mal dégagé (103eme), les Fennecs sont repartis de l’avant. Mais Islam Slimani est encore tombé sur un grand Gbohouo (104eme) et Andy Delort, entré spécialement pour le tirer, a manqué de peu le cadre sur le dernier coup-franc (123eme). Il fallait la séance fatidique pour départager les deux équipes et l’Algérie a tiré parti de l’avantage de débuter. Après un raté de Wilfried Bony, l’homme du match Youcef Belaïli a envoyé une première balle de match sur le poteau. Comme Serey Dié l’a imité dans la foulée, il s'en remettra. A part dans les jambes algériennes, qui devront vite récupérer pour remettre le couvert face aux Super Eagles dans moins de 72 heures. Mais ça, c’est un problème pour plus tard.

🔴Sénégal-Algérie: les compositions officielles !

Sénégal - CAN 2019 Copyright -OFC
Les yeux de l’Afrique entière seront braqués sur le Stade International du Caire, qui sera ce vendredi (18h gmt), le théâtre de la grande finale de la Coupe d'Afrique des Nations 2019 mettant aux prises les Lions du Sénégal et les Fennecs de l'Algérie.
>> CAN 2019: Suivez la finale Sénégal-Algérie en direct sur notre portail à partir de 18h gmt
Présentés comme favoris à chaque édition, le Sénégal et ses générations en or, n’ont toujours pas d’étoile sur leur maillot. Auteurs d’un brillant tournoi en Egypte (5 victoires et un revers face à... l'Algérie), les hommes d'Aliou Cissé espèrent réparer cette anomalie au pays des Pharaons. Portés par des talents de haut vol, les "Gaïndé" auront à cœur de vaincre enfin le signe indien et de faire leur apparition aux côtés des vainqueurs de la prestigieuse compétition africaine. Cela passera par un succès ce vendredi face à la redoutable armada algérienne et sa super star Riyad Mahrez. Les partenaires de Sadio Mané devront ainsi se retrousser les manches pour changer le cours de l'Histoire face à leurs bourreaux algériens, eux qui n'ont jamais battu les Fennecs en quatre confrontations en CAN (3 revers et un match nul). L’heure a sonné désormais pour les Sénégalais pour chasser à jamais leurs vieux démons...

Ci-après les compositions officielles des deux équipes:

Sénégal : Gomis, Gassama, Kouyaté, Sané, Sabaly, Badou N'Diaye, Gueye, Saivet, Sarr, Niang et Mané. Algérie : M'Bolhi, Zeffane, Mandi, Benlamri, Bensebaini, Guedioura, Bennacer, Feghouli, Mahrez, Belaili et Bounedjah.

PSG: La LFP s'inquiète d'un possible départ de Neymar !

Didier Quillot
Interrogé par RMC, Didier Quillot n’a pas caché sa déception face à un possible départ de Neymar du PSG. Même s’il prend ses distances, et c’est bien normal, en rappelant que la LFP n’a pas à « définir ou commenter la politique sportive » d’un club, Didier Quillot est embêté. Il y a un an, le directeur général exécutif de la LFP a lancé « la Ligue des talents » avant la reprise du championnat de France. Or sans Neymar, la communication autour de la Ligue 1 n’est plus la même. Voilà pourquoi Didier Quillot est ennuyé par un possible départ de la star brésilienne, qu’on annonce chaque jour plus loin du PSG. « La Ligue 1 a besoin de stars, rappelle-t-il dans un entretien accordé à RMC. Nous, ce que l’on veut, ce sont des grands joueurs, que les grands joueurs qui sont à l’étranger viennent ou reviennent. On veut évidemment que les meilleurs restent. Mais ce n’est pas à nous de nous immiscer dans la politique sportive des clubs… » Pourtant, le DG de la Ligue va devoir se faire une raison. Même à Paris, on prépare le départ de Neymar, avec Leonardo en chef de file, à la manœuvre pour pousser vers la sortie l’ancien Barcelonais.

🔴CAN 2019: Sénégal - Algérie en direct

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Premier trophée pour les « Lions de la Téranga» ou une deuxième étoile pour les « Fennecs» ? C’est le grand jour pour le Sénégal et l'Algérie qui se disputent le sacre suprême du football africain ce vendredi (19h GMT), au Stade International du Caire, et ce, à l’occasion de la grande finale de la CAN 2019. A lire aussi >> CAN 2019 : Sénégal-Algérie, qui remporte le match des statistiques ? Présentés comme favoris à chaque édition, le Sénégal et ses générations en or, n’ont toujours pas d’étoile sur leur maillot. Auteurs d’un brillant tournoi en Egypte (5 victoires et un revers face à... l'Algérie), les hommes d'Aliou Cissé espèrent réparer cette anomalie au pays des Pharaons. Portés par des talents de haut vol, les "Gaïndé" auront à cœur de vaincre enfin le signe indien et de faire leur apparition aux côtés des vainqueurs de la prestigieuse compétition africaine. Cela passera par un succès ce vendredi face à la redoutable armada algérienne et sa super star Riyad Mahrez. Les partenaires de Sadio Mané devront ainsi se retrousser les manches pour changer le cours de l'Histoire face à leurs bourreaux algériens, eux qui n'ont jamais battu les Fennecs en quatre confrontations en CAN (3 revers et un match nul). L’heure a sonné désormais pour les Sénégalais pour chasser à jamais leurs vieux démons... >> Suivez la rencontre en direct à partir de 19h GMT:

Cameroun/Equipe nationale : le casse-tête des sélectionneurs locaux

Le récent limogeage de Clarence Seedorf et de Patrick Kluivert, ouvre de nouveau la voie au débat sur la nationalisation du staff technique de l’équipe fanion de football.

L’équipe nationale fanion de football du Cameroun cherche de nouveau un entraîneur. Après avoir limogé mardi, Clarence Seedorf et Patrick Kluivert suite à l’élimination prématurée des Lions Indomptables aux huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) qui s’achève ce 19 juillet en Egypte, la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) doit à présent trouver des successeurs aux deux anciens internationaux néerlandais. De quoi remettre sur la table l’éternel débat sur la « nationalisation » du poste d’entraîneur-sélectionneur de l’équipe championne d’Afrique 2017. Alors que nombre de commentateurs et de fans soutiennent – comme à chaque fois que le Cameroun se sépare de ses entraîneurs étrangers – qu’il est judicieux de confier la sélection nationale à des techniciens nationaux, en face, il y a ceux qui estiment que les entraineurs locaux ne sont pas suffisamment « prêts » pour assumer librement cette fonction et garantir des victoires à la nation vert-rouge-jaune. Mais pourquoi ?

Le diplôme c’est bien, l’expérience c’est mieux

C’est un principe. Pour entraîner une équipe nationale sénior, il faut le mériter. Au Cameroun, quelques techniciens peuvent se targuer de remplir ce critère important. Sans doute parce que, dit-on, « ils ont les mêmes diplômes que les entraîneurs étrangers ». Cependant, le diplôme seul ne suffi pas. Il faut la compétence et le palmarès. Et sur ces deux points, les techniciens locaux n’ont pas beaucoup d’arguments à faire valoir. Bien sûr, l’histoire des Lions Indomptables s’est écrite avec des entraineurs comme Jules Nyongha, François Omam Biyik, Jean Manga Onguéné, Alexandre Bélinga, Raymond Fobété et le plus célèbre, Jean Paul Akono, vainqueur des Jeux Olympiques de Sidney 2000. Mais depuis, on n’a pas beaucoup entendu parler d’eux. Que ce soit à la tête de clubs locaux ou de sélections nationales inférieures, rares sont ceux qui, comme Thomas Libiih, vainqueur de la CAN des moins de 17 ans cette année, peuvent brandir leurs CV. Même si cela ne fait pas le poids face à des entraineurs expatriés qui accumulent des dizaines d’années d’expérience à la tête de grandes nations africaines comme Hervé Renard, Claude Le Roy, Michel Dussuyer, Alain Giresse, Gernot Rohr etc.

Désintérêt ou peur d’échouer ?

Certes, recruter un entraîneur national a ses avantages : il connait l’environnement camerounais et ne coûte pas cher. Mais cela peut également s’avérer être un inconvénient. « Avoir un entraîneur local est une bonne idée, argue sous cap, un entraineur camerounais. Mais en plus du problème lié au niveau, il y a celui du salaire. Face à des joueurs qui touchent des fortunes en Europe, on s’expose à un problème d’autorité. Pour gérer des multimillionnaires et autres milliardaires, il faut être ne serait-ce que modestement à leur dimension. Sinon, ils vont vous marcher dessus. Il y aura une indiscipline caractérisée parce que le sélectionneur local n’aura ni la poigne, ni la rigueur nécessaire pour contenir les caprices de ces stars ». Mais encore, pour entrainer une sélection nationale sénior, il faut de l’expérience. Beaucoup d’expérience. Et autant dire que dans l’environnement camerounais actuel, ce n’est pas ce qu’il manque le moins.

Du coup, il est assez difficile de peindre le portrait robot de l’entraineur local idéal. Ce technicien qui doit être seul maître de ses choix de joueurs, capable de s’affirmer face aux manipulateurs, un entraîneur charismatique qui peut dire « non » à la corruption et aux pressions de sa hiérarchie. Un technicien expérimenté qui a une bonne maîtrise du management… Une véritable perle. Seul bémol, les anciens grands joueurs camerounais ne semblent pas tentés par la fonction. Si certains se tournent facilement vers le métier de consultant comme Patrick Mboma, d’autres préfèrent être spectateurs et de temps en temps… donneurs de leçons. « C'est plus facile d'être devant son poste de télévision et de critiquer, explique Michel Tadoun, un ancien footballeur. Entraîner, c'est un métier extrêmement difficile. Il y a une pression énorme : de la part des dirigeants, du public, des supporters, des joueurs, des médias. C'est un super boulot, mais il y a un risque. Et les grands joueurs ne veulent pas toujours abimer leur image ». Faut-il alors nationaliser le staff technique des Lions Indomptables juste pour le plaisir de nationaliser ? Ou ce serait juste pour imiter le Sénégal d’Aliou Cissé ou l’Algérie de Djamel Belmadi ? Quels entraineurs locaux faut-il recruter et pour quel projet ? Le débat est ouvert.

Ligue 2 : Un ancien pro dans la liste des arbitres pour la prochaine saison

L’ancien joueur pro Gaël Angoula quitte le National 1. Il a été nommé arbitre en Ligue 2 pour la saison 2019-20.
Il y a quelques semaines, l’enseignement majeur des nominations d’arbitres en Ligue 1 était la promotion de Stéphanie Frappart, première femme à arbitrer dans l’élite. Pour la Ligue 2, la liste des arbitres a été publiée ce vendredi, et là, l’enseignement majeur concerne l’ancien professionnel Gaël Angoula. Reconverti arbitre depuis quelques années, l’ancien Bastiais a été choisi pour officier en deuxième division. Il s’agira de ses débuts dans le monde professionnel après avoir écumé les pelouses de National en 2018-19.