La CAN tous les 4 ans: ce que cache la proposition choc de Gianni Infantino !

Infantino et Ahmad Copyright -AFP
Copyright : Panoramic




Le président de la FIFA, Gianni Infantino, suggère le passage à une CAN tous les quatre ans, au lieu de deux actuellement. S’il s’agit officiellement d’augmenter le potentiel commercial de la CAN « au niveau mondial », que cache cette proposition ? Décryptage.

Le lieu et le moment de la déclaration n’ont pas été choisis au hasard. Samedi, devant le gratin des dirigeants du football africain réunis à Salé (Maroc) pour un séminaire sur le développement des compétitions et des infrastructures, le président de la FIFA, Gianni Infantino, a lâché une bombe, susceptible de changer durablement le visage du football continental.

« Je propose d’organiser la Coupe d’Afrique des Nations tous les quatre ans plutôt que deux ans pour la rendre plus commercialement viable et attrayante au niveau mondial », a déclaré le dirigeant italo-suisse.

« La CAN génère vingt fois moins que l’Euro. Avoir une CAN tous les deux ans, c’est bien au niveau commercial ? Cela a développé les infrastructures ? », s’est interrogé l’homme fort du football mondial, avant de lâcher : « Réfléchissez à la passer à tous les quatre ans ! »

Le 1er février 2020 coïncidait aussi avec la fin de la mission de la secrétaire générale de la FIFA, Fatma Samoura. Nommée en août dernier déléguée générale de la CAF afin de conduire un audit des finances de l’institution panafricaine, la Sénégalaise symbolise aux yeux de beaucoup d’observateurs une mise sous tutelle de fait de la CAF par Zurich.

A lire aussi >> CAF-FIFA : La mission de Fatma Samoura se termine, la coopération se poursuit

Difficile dans ces conditions de ne pas voir le comité exécutif, organe dirigeant de la Confédération, ne pas aller dans le sens du souhait exprimé par Gianni Infantino, dont Ahmad Ahmad, le président de la CAF, n’hésite jamais à se dire proche.

Resterait alors à savoir dans quel délai cette nouvelle périodicité quadriennale entrerait en vigueur, dans la mesure où les trois prochaines éditions ont déjà été attribuées (2021 au Cameroun, 2023 à la Côte d’Ivoire et 2025 à la Guinée).

UNE SUBVENTION FIFA D’1 MILLIARD D’EUROS ?


Derrière ce désir de la FIFA d’espacer les prochaines éditions de la Coupe d’Afrique, se cache une volonté de faire place nette dans le calendrier estival pour le nouveau « bébé » de Gianni Infantino : la nouvelle formule de la Coupe du monde des clubs.

Disputée à 24 équipes tous les… quatre ans au mois de juin en lieu et place de la défunte Coupe des Confédérations, cette compétition nouvelle pourrait pâtir de l’organisation concomitante d’un tournoi continental. En décidant malgré tout en 2017 de déplacer la Coupe d’Afrique en période estivale (avec un plateau élargi à 24 équipes, nécessitant une semaine supplémentaire dans l’agenda et augmentant les risques de dilemmes pour des joueurs), la CAF ne pouvait ignorer le risque d’un tel embouteillage du calendrier.

Reprogrammée en hiver, la CAN Cameroun 2021 ne fera pas d’ombre à la première Coupe du monde des clubs new look. Mais qu’en sera-t-il des éditions suivantes ?

La question de la compensation financière de l’éventuel passage à une CAN tous les quatre ans se trouve déjà au centre des discussions. Samedi, Gianni Infantino n’a pas botté en touche à ce sujet (On« s’occupe de ça et, si on travaille ensemble, on ne va pas seulement doubler les revenus de la CAN mais on va les multiplier par 4 ou par 6 »), avant de faire une annonce intéressante.

« La FIFA versera 1 milliard d’euros pour que chaque pays africain puisse se doter d’un stade de classe internationale », a promis l’Italo-Suisse. Certes, il ne s’agit que d’un engagement relatif aux infrastructures sportives, mais de telles subventions ne seraient-elles pas au cœur d’un grand donnant-donnant entre instances ?

Leurs chances d’accueillir un jour la CAN se réduisant drastiquement, les pays affiliés à la CAF verraient en échange la FIFA les aider à se doter d’un grand stade moderne. Dans son discours, le président de la FIFA a sans doute esquissé les contours du futur du football en Afrique…

S’abonner
Notifier de
0 Commentaires
Inline Feedbacks
View all comments

Liga (J1) : Le Real Madrid impuissant contre la Real Sociedad

Champion en titre, le Real Madrid a été accroché ce dimanche soir face à la Real Sociedad (0-0) pour son 1er match de la saison en Liga.
Pour sa première sortie officielle en tant que champion d'Espagne, le Real Madrid n'a pu faire mieux que match nul. En déplacement à San Sebastian, les Merengue ont en effet ramené un point (0-0) ce dimanche soir. Absents des terrains depuis le 7 août, et leur défaite contre Manchester City en Ligue des Champions, les joueurs de Zinédine Zidane ont dominé cette rencontre mais n'ont pas réussi à concrétiser leurs occasions. Après une frappe trop écrasée de Karim Benzema (14eme) et le manque de précision de Vinicius Jr (16eme et 26eme), Sergio Ramos a vu Aihen Munoz contrer sa tentative suite à un corner (36eme). Avant la pause, alors que l'attaquant français du Real n'a pu mettre les siens devant (38eme et 40eme), Alexander Isak a donné des sueurs froides aux champions en titre. En une minute, le Suédois a vu Thibaut Courtois repousser sa tentative et sa frappe enroulée passer à côté du cadre du gardien belge (43eme). Le score était donc logiquement nul et vierge à la mi-temps.


Sans folie, le Real se cherche encore


Au retour des vestiaires, les Basques ont continué de pousser et Ander Barrenetxea, bien décalé par Mikel Oyarzabal, voyait sa frappe fuir le cadre (47eme). Après ses quelques frayeurs, le Real Madrid a remis le pied sur l'accélérateur, mais Dani Carvajal (56eme) et Benzema (52eme et 62eme) n'y arrivaient pas face à Alejandro Remiro, le gardien de la Real Sociedad, qui a sorti le grand jeu ce dimanche soir. Par la suite, l'entrée de David Silva (63eme) n'a pas changé grand chose, malgré une bonne opportunité pour lui en fin de match mais Raphaël Varane était vigilant (88eme). Au final, si les Merengue ont dominé et ont eu la possession, il a manqué quelque chose offensivement pour espérer mieux. Toujours privé d'Eden Hazard, Zidane va devoir trouver comment faire avant un déplacement au Betis Séville le week-end prochain. En attendant, les coéquipiers de Ferland Mendy, titulaire mais pas à son avantage et proche de l'expulsion ce dimanche, sont pour le moment 10emes.

L1 (J4) : Marseille et Lille se neutralisent

Ce dimanche soir, lors du dernier match de la 4eme journée de Ligue 1, l'OM et Lille ont fait match nul (1-1). Un bon point pour les Marseillais longtemps bousculés par des Dogues entreprenants.
L'OM avait remplacé le message "C'est Marseille, bébé" dans ses tribunes par une simple étoile. Un symbole à la fois plus parlant et plus sobre en espérant en faire le sigle d'un nouveau départ à l'occasion de la réception du LOSC ce dimanche, en Ligue 1. Un nouveau départ également symbolisé par le onze de l'OM, arborant une défense inédite. En effet, André Villas-Boas a aligné deux latéraux japonais, Hiroki Sakai et Yuto Nagatomo ensemble dans l'arrière-garde. C'était même une première dans l'histoire du Championnat. La défense phocéenne avait d'ailleurs eu du mal à se trouver en début de match et Burak Yilmaz croyait en profiter quand il trompait Steve Mandanda du pied droit dès la 4eme minute. Mais l'attaquant turc était signalé hors-jeu dans la foulée. L'OM semblait cependant toujours avoir autant de mal, notamment sur le plan physique. Les Lillois tentaient d'en profiter peu avant le repos (43eme), avec Mehmet Çelik qui sollicitait à nouveau Mandanda, qui s'employait des deux mains pour repousser la tentative du joueur du LOSC. Mais rien n'était marqué avant le repos et force était d'admettre que les Nordistes avaient été les plus entreprenants lors du premier acte.

Ils l'ont également été lors du second, avec une entame qui a eu raison de la défense phocéenne. Araujo se jouait de Nagatomo et trompait Mandanda du gauche dès la 47eme minute pour faire sauter le verrou phocéen. Juste après l'ouverture du score des Dogues, Yilmaz était tout proche d'enfoncer des Olympiens émoussés physiquement, mais sa tentative s’écrasait sur le poteau. Marseille tentait de rétorquer quelques instants plus tard sur un corner de Florian Thauvin, la tête de Duje Caleta-Car n'était cependant pas cadrée. Peu après l'heure de jeu, Mandanda sauvait de nouveau l'OM avec une très belle parade face à Araujo. Et à 20 minutes du terme, Rongier croyait sonner la révolte pour les locaux d'une frappe puissante qui allait heurter le poteau droit des Nordistes. Mais le LOSC se montrait toujours aussi dangereux et Mandanda devait de nouveau intervenir sur sa ligne suite à une tête signée Benjamin André. C'est finalement à 5 minutes de la fin que l'OM parvenait à recoller grâce à Valère Germain. Suite à un corner, ce dernier montait plus haut que Renato Sanches et trompait un Maignan pas exempt de tout reproche sur sa sortie avec un coup de crâne salvateur. Galvanisé, l'OM se montrait plus conquérant, mais n'allait pas pour autant parvenir à altérer davantage le tableau de marque. 1-1, score final, l'OM et le LOSC se quittent dos à dos.

Serie A (J1) : La Juventus de Pirlo débute bien contre la Sampdoria

A domicile, la Juventus Turin a idéalement débuté sa saison contre la Sampdoria (3-0) pour les débuts de Pirlo sur le banc piémontais. Buteur, Ronaldo a notamment permis aux siens de prendre la 2eme place de la Serie A.
Andrea Pirlo ne pouvait pas rêver mieux. Ce dimanche soir, à l'Allianz Stadium, le jeune entraîneur de la Juventus Turin a débuté sa nouvelle carrière par une belle victoire contre la Sampdoria (3-0). Alignée en 3-4-3, avec notamment la titularisation du jeune Gianluca Frabotta, la formation piémontaise n'a pas mis longtemps avant de se montrer dangereuse. Après deux occasions pour Danilo (6eme) et Cristiano Ronaldo (11eme), c'est Dejan Kulusevski qui a ouvert le score pour son premier match officielle avec la Vieille Dame d'une frappe enroulée au ras du poteau (13eme). Par la suite, les Turinois ont continué de pousser et notamment leur Ballon d'Or, qui n'arrivait cependant pas à battre Emil Audero, le gardien adverse, sur deux nouvelles bonnes opportunités (24eme et 34eme), avant la mi-temps. A la pause, la Juve était donc devant mais n'en menait pas large au tableau d'affichage.


Pirlo et Ronaldo peuvent avoir le sourire


Au retour des vestiaires, les joueurs de Pirlo ont continué de dominer cette rencontre mais n'arrivaient pas à faire le break, malgré deux nouvelles occasions pour Frabotta (48eme) et Mattia De Sciglio (71eme). Il a fallu attendre encore un peu pour que le nouvel homme fort de Turin soit plus serein sur son banc. Suite à un corner et un cafouillage dans la surface, Leonardo Bonucci a fait le break en concluant de près dans le but vide (78eme). Derrière, après une opportunité de Weston McKennie (85eme), Ronaldo a fini par ouvrir son compteur (88eme). Idéalement lancé par Aaron Ramsey, le Portugais a marqué d'une frappe croisée. Premier match plutôt tranquille pour Pirlo, qui a cependant vu la Samp inquiéter par deux fois Wojciech Szczesny, par Albin Ekdal (83eme) et Fabio Quagliarella (87eme). Avec ce premier succès de la saison, les coéquipiers d'Adrien Rabiot, titulaire et qui a disputé tout le match, sont pour le moment 2emes, derrière le Genoa.

Cameroun - Japon : Yvan Neyou (ASSE) incertain ?

Le milieu de terrain de l’AS Saint-Etienne s’est blessé à l’épaule ce dimanche, lors de la quatrième journée de Ligue 1 de France à Nantes (2-2). A quelques jours de la publication de la liste définitive des 23 Lions Indomptables. 

Mauvaise nouvelle pour Yvan Neyou. Convoqué pour la première fois en équipe nationale il y a quelques jours, le milieu de terrain de l’AS Saint-Etienne pourrait manquer sa première sous le maillot camerounais. Le prodige de 23 ans s’est en effet blessé à l’épaule ce dimanche à Nantes, à l’occasion de la quatrième journée de Ligue 1 (2-2). Le Camerounais a été contraint d’abandonner ses coéquipiers à la 80e minute de la rencontre. Yvan Neyou pourrait manquer le stage des Lions Indomptables prévu du 5 au 13 octobre prochain aux Pays-Bas. L’entraîneur des champions d’Afrique 2017 doit en effet rendre publique sa liste définitive de 23 joueurs en début de semaine. Et la blessure de Neyou dont on ne sait pas encore le niveau de gravité pourrait constituer un dilemme pour un Toni Conceiçao qui espère avoir le natif de Douala dans son groupe. Notons qu’au cours de ce stage, les Lions Indomptables vont affronter le Japon en amical. Et certainement l’Algérie aussi. Si le premier match est calé, le second lui est encore en négociation entre les deux pays.

Auteur d'un doublé, Sadio Mané porte Liverpool face à Chelsea (0-2) !

Liverpool s'est brillamment imposé ce dimanche sur la pelouse de Chelsea (0-2) à l'occasion de la deuxième journée de la Premier League. Les Reds doivent leur salut à leur buteur sénégalais Sadio Mané auteur d'un magnifique doublé (50e et 54e). La Premier League vient à peine de débuter que l’on assiste à un immense choc entre Chelsea et son armada de recrues onéreuses et le champion en titre, Liverpool, pas non plus manchot cet été sur les marchés. Après plus de 220 millions d’euros dépensés, les Blues semblent armés pour concourir tout en haut du tableau cette saison. Les hommes de Frank Lampard ambitionnaient de passer haut la main le test constitué par la venue des Reds. Un révélateur plus ardu que prévu, sachant que sur la fin d’une première période terne et indigne du prestigieux casting, Chelsea s’est retrouvé avec un joueur en moins, quand Andreas Christensen a été exclu pour avoir ceinturé Sadio Mané, mis sur orbite par Jordan Henderson. Un carton rouge à zéro, le score au repos. Liverpool dominait le début de seconde période, notamment après l’incorporation de la recrue Thiago Alcantara au repos. Les Reds trouvaient d’ailleurs le fond es filets adverses non pas grâce à une recrue, mais grâce à Sadio Mané. Après avoir combiné avec Mohamed Salah sur le flanc droit, Roberto Firmino centrait pour le coup de crâne de l’international sénégalais. 1-0. Mané allait d’ailleurs inscrire le but du 2-0 quatre minutes plus tard suite à une erreur de Kepa Arrizabalaga. Encore une. Le dégagement du très décrié portier basque était repoussé par Mané et Chelsea était de nouveau trahi par son gardien. La physionomie de la rencontre changeait du tout au tout. Chelsea subissait et souffrait, tandis que Liverpool poussait. Le choc n’en était plus un. Et pour couronner le tout, les Blues rataient même un penalty par l’entremise de Jorginho, une sentence obtenue suite à la deuxième intervention d’Alcantara sous le maillot des Reds, lui qui avait accroché Fabinho dans la surface. Et si Kepa était perfectible dans ses cages, ce n’était pas le cas d’Alisson, décisif face à Tammy Abraham à 5 minutes du terme. 2-0, le score n’allait plus évoluer malgré plusieurs opportunités pour les Reds en fin de saison. Plombé par une exclusion et son gardien, Chelsea s’incline face au champion en titre. >> Revivez le film du match: >>> Toute l’actualité de la Premier League