L1 : Le PSG tombe encore dans le piège de Rennes

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Le PSG a chuté sur la pelouse de Rennes dimanche soir en clôture de la 2eme journée de Ligue 1. Bête noire du club de la Capitale depuis quelques mois, le Stade Rennais a déjà mis au jour les carences du champion de France en titre.

Le debrief


Le PSG était prévenu, et pourtant... Le club de la Capitale sait que Rennes est, avec Lyon, sa plus grande bête noire de l’ère QSI en Ligue 1. Pas plus tard qu’il y a deux semaines, les Rouge et Noir avaient considérablement gêné Paris au Trophée des Champions, quelques semaines après lui avoir soufflé la Coupe de France. Et pourtant, encore une fois, l’équipe de Thomas Tuchel s’est laissée piéger par celle de Julien Stéphan dans une rencontre qui a pas mal rappelé la finale perdue par les Parisiens au Stade de France. Pourquoi ? Parce que le PSG a ouvert le score mais n’a jamais été souverain. Pire que ça, il a été très moyen, voire carrément médiocre, avec un nom énorme de ballons perdus, un déchet technique affligeant et une fébrilité défensive rappelant son inquiétante fin de saison dernière.

Au cas par cas, on pourrait passer un temps fou à développer les carences individuelles du champion de France en titre ce dimanche soir. Marquinhos a tout raté, Thomas Meunier a été dépassé, Julian Draxler a été inutile et Alphonse Areola n’a pas fait un arrêt. Mais pire que ça, aucun esprit de révolte et aucun enthousiasme à souligner, comme si le fatalisme et le spleen avait déjà pris possession de ce collectif. Il y a un an, il avait fallu quinze matchs au PSG pour voir sa série de victoire s’arrêter en championnat. En 2019-20, la série ne se sera pas étirée plus d’une semaine. Une statistique qui ne dit rien de la suite de la saison des coéquipiers de Kylian Mbappé. Mais au moment où l’Olympique Lyonnais démarre en trombe, ce raté ne va pas passer inaperçu et va faire naître les plus gros fantasmes.

Et parce qu’il y a plusieurs histoires dans l’histoire, ce Rennes-PSG restera aussi le match au cours duquel le jeune Eduardo Camavinga, 16 ans, a changé de dimension. Très intéressant depuis que son entraîneur l’utilise en équipe première, ce pur produit du centre de formation a éclaboussé cette rencontre de son talent avec une faculté à faire de chaque ballon qu’il touche un produit d’orfèvrerie. On le suivra comme on suivra le Stade Rennais, parti cette année encore pour enchanter le Roazhon Park. Car après deux journées, trois clubs comptent six points et Paris n’en est pas, au contraire de Rennes. On pensait les nombreuses pertes estivales rédhibitoires pour se mêler au haut de tableau cette saison. Visiblement, tout reste possible en Ille-et-Vilaine.
L’instant T :
Il n'avait alors pas raté une passe. Une mi-temps à 100% quand on joue au milieu et qu'on affronte le PSG, c'est déjà exceptionnel. Alors, quand on l'a vu tenter d'envoyer le ballon dans la surface parisienne, on s'est dit qu'Eduardo Camavinga prenait un risque et qu'il allait connaître son premier raté. Mais la feuille morte déposée sur la tête de Romain Del Castillo était parfaite, comme tout ce que le jeune joueur de 16 ans avait entrepris depuis le début du match. Rennes a alors pris l'avantage pour ne plus le lâcher. Et c'est à cet instant précis que Camavinga s'est fait un nom.

Les buts


36eme minute (0-1)
Une erreur de Da Silva est fatale au Stade Rennais ! En voulant jouer court vers son gardien, le défenseur rennais offre une passe décisive à Cavani, qui n’a plus qu’à pousser le ballon au fond des filets dans un angle fermé.

45eme minute (1-1)
Egalisation rennaise signée Niang. Servi dos au but dans la surface par Traoré, l’ancien Caennais réalise un superbe enchaînement en pivot pour tromper Areola d’un tir croisé du gauche. Marquinhos, trop loin au marquage, ne peut que constater les dégâts.

48eme minute (2-1)
Rennes prend l’avantage grâce à Del Castillo ! Ce dernier est à la réception d’une merveille de centre de Camavinga. L’ancien Nîmois échappe à Meunier et profite de l’attentisme d’Areola pour marquer de près de la tête.

Les tops et les flops


Eduardo CAMAVINGA (8)

C’est LE joueur de ce début de saison, et Eduardo Camavinga a tout pour devenir la révélation de la saison. A 16 ans, le jeune milieu rennais ne cesse d’impressionner depuis ses débuts professionnels au printemps dernier. Contre Paris, il a confirmé au très haut niveau. Efficace à la récupération, propre à la relance… et passeur décisif sur une merveille de centre. Un phénomène !
Faitout MAOUASSA (7)

Si Rennes a laissé filer Ramy Bensebaini, c’est parce que le club breton a toute confiance en Faitout Maouassa pour assurer dans le couloir gauche de la défense. Revenu d’un prêt encourageant à Nîmes, l’ancien coéquipier de Kylian Mbappé dans les équipes de France de jeunes a été très bon ce dimanche soir. Solide défensivement et tranchant dans ses montées.
Thomas MEUNIER (3)

De retour dans le onze à la faveur de la blessure de Thilo Kehrer, Thomas Meunier n’en a pas profité pour marquer des points. L’arrière droit belge a été étonnamment incapable d’apporter le surnombre offensivement, et a en plus souffert derrière. C’est lui qui laisse Romain Del Castillo prendre de l’avance dans la surface sur le deuxième but rennais. Sa détresse sur le banc à sa sortie en dit long sur son son ressenti.
MARQUINHOS (3)

Reconduit en sentinelle, Marquinhos a vécu un match très différent de celui de la semaine dernière. L’international brésilien a semblé perdu sur le terrain, souvent trop bas. Méconnaissable dans les duels, il n’a pas eu l’impact habituel, notamment sur l’action de l’égalisation rennaise où son marquage sur Niang est trop lâche. De manière générale, le Sénégalais l’a beaucoup gêné.

La feuille de match


RENNES - PSG : 2-1


Roazhon Park (28 000 spectateurs environ)
Temps agréable – Pelouse excellente
Arbitre : M.Gautier (6)

Buts : M.Niang (45eme) et Del Castillo (48eme) pour Rennes - Cavani (36eme) pour le PSG

Avertissements : Draxler (42eme), Meunier (54eme), Verratti (58eme), Bernat (67eme) et Cavani (88eme) pour le PSG

Rennes
Rennes
Salin (6) – H.Traoré (6), Gélin (6), Da Silva (cap) (4), Morel (5), Maouassa (7) - Bourigeaud (6) puis Léa Siliki (77eme), Camavinga (8), Grenier (6) - Del Castillo (7) puis Siebatcheu (73eme), M.Niang (7)

N'ont pas participé : E.Mendy (g), Nyamsi, Boey, Gboho, J.Johansson
Entraîneur : J.Stéphan

PSG
PSG
Areola (4) – Meunier (3) puis Dagba (64eme), Thiago Silva (cap) (5), A.Diallo (5), Bernat (5) - Marquinhos (3), Verratti (5), Draxler (4) puis Paredes (77eme) - Di Maria (4) puis Sarabia (64eme), Cavani (5), Mbappé (5)

N'ont pas participé : Bulka (g), I.Gueye, Kouassi, Choupo-Moting
Entraîneur : T.Tuchel
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🔴Ligue des Champions (8es): Real Madrid - Man City en direct

Real Madrid - Manchester City Copyright -OFC
Vivez en direct sur notre portail le choc opposant le Real Madrid à Manchester City, disputé dans le cadre des huitièmes de finale aller de la Ligue des Champions UEFA. Coup d’envoi prévu à 20h00 GMT. >> La rencontre en direct commenté : >> Ligue des Champions UEFA: tous les résultats des huitièmes

Coronavirus : Bassogog au secours des étudiants camerounais de Chine

L’attaquant international camerounais d’Henan Jianye a décidé d’apporter un soutien financier à ses compatriotes coincés en Chine. Christian Bassogog a décidé de voler au secours des étudiants camerounais bloqués à Wuhan, ville épicentre de l’épidémie de coronavirus qui frappe la Chine et bientôt une partie de l’Europe. En effet, l’attaquant international camerounais d’Henan Jianye, club de première division de Chine a promet le déblocage de la somme de 10 millions de francs CFA (15 245 euros), destinés à ses compatriotes étudiants. 200 Camerounais confinés à Wuhan Un geste salutaire du Lion Indomptable, vis-à-vis des étudiants de nationalité camerounaise qui ont été mis en quarantaine. D’après le recensement effectué par l’Ambassade du Cameroun en Chine, ils sont au total 300 ressortissants camerounais résidant dans la province de Hubei, parmi lesquels 200 seraient actuellement confinés dans la ville en quarantaine de Wuhan. Fort heureusement, précise le communiqué, tous sont sains et saufs. « Le gouvernement de la République du Cameroun continue de suivre de près l’évolution de cette épidémie, de concert avec les autorités chinoises et ne manquera pas d’informer l’opinion nationale de toute autre initiative subséquente visant à apporter du réconfort à nos compatriotes », avait déclaré le ministre camerounais délégué aux Relations extérieures.

Real Madrid – Manchester City, les compositions officielles

Le Real Madrid et Manchester City s'affrontent à Bernabeu pour l'un des chocs les plus alléchants de ces 8e de finale de Ligue des champions. Voici les compositions des deux équipes pour la première manche.

C'est avec des compositions de départ assez surprenantes que le Real Madrid et Manchester City se défient en huitièmes de finale aller de Ligue des champions. Zinédine Zidane a choisi de se passer de Toni Kroos au milieu, au bénéfice de Luka Modric aux côtés de Casemiro et Valverde. Devant Courtois, la charnière Varane-Ramos est épaulée par Carvajal et Ferland Mendy. En attaque, c'est Isco et Vinicius Jr qui encadreront le leader offensif Karim Benzema.


En face, City se présente avec un onze plus classique mais adapté aux états de forme disparates du groupe. Gabriel Jesus est aligné en pointe, soutenu par Mahrez, De Bruyne et Bernardo Silva. Rodri et Gündogan sont alignés dans l'entrejeu, devant un quatuor défensif composé de Walker, Laporte (qui fait son retour en C1 cette saison), Otamendi et Benjamin Mendy.


Real Madrid : Courtois - Carvajal, Varane, Ramos (c), Mendy - Casemiro, Valverde, Modric - Isco, Benzema, Vinicius.


Manchester City : Ederson - Walker, Laporte, Otamendi, Mendy - Rodrigo, Gündogan - Mahrez, De Bruyne (c), Bernardo Silva - Gabriel Jesus.


OL-Juventus : Guimaraes titulaire, Rabiot préféré à Matuidi

Rudi Garcia a choisi d'aligner dès le coup d'envoi Bruno Guimaraes pour le huitième de finale de Ligue des champions entre l'OL et la Juventus mercredi soir (21h), alors que c'est Adrien Rabiot qui va débuter dans l'entrejeu côté turinois.
Un peu plus d'une semaine après la défaite du Paris Saint-Germain à Dortmund (2-1), l'Olympique Lyonnais reçoit la Juventus Turin au Groupama Stadium, en huitième de finale aller de la Ligue des Champions. Pour cette grosse affiche, Rudi Garcia a fait le choix d'une défense à 3 axiaux, comme à Metz vendredi (0-2). Bruno Guimaraes est préféré à Thiago Mendes et va connaître sa deuxième apparition avec les Gones, alors que Karl Toko Ekambi accompagnera Moussa Dembélé en attaque.

De son côté, Maurizio Sarri a opté pour un 4-3-3. Adrien Rabiot est préféré à Blaise Matuidi dans l'entrejeu, tandis que Cristiano Ronaldo est accompagné par Paulo Dybala et Juan Cuadrado sur le front de l'attaque.

La compo de l'OL : Lopes - Denayer (cap), Marcelo, Marçal - Dubois, Guimaraes, Tousart, Aouar, Cornet - Toko Ekambi, Dembélé

La compo de la Juventus : Szczesny - Danilo, De Ligt, Bonucci (cap), Alex Sandro - Bentancur, Pjanic, Rabiot - Cuadrado, Dybala, Ronaldo.

L’incroyable histoire d’Adebayor, ce miraculé du foot qui n'a commencé à marcher qu'à 4 ans !

Emmanuel Adebayor Copyright -@E_Adebayor
Né le 26 février 1984, l'illustre canonnier des Eperviers du Togo, Emmanuel Adebayor, souffle aujourd'hui ses 36 bougies. A cette occasion, Orange Football Club vous propose de revenir sur le parcours hors-pair de l'enfant de Lomé. Une carrière de footballeur ne tient parfois qu'à un fil et le légendaire buteur togolais Sheyi Emmanuel Adebayor en est le parfait exemple. En effet, quatre ans après sa naissance, le petit Sheyi ne marche toujours pas. Sa mère, Alice, chercha par tous les moyens une hypothétique guérison. Médecins, curés, marabouts, déplacements chez tous les guérisseurs que comptait le golfe de Guinée. Rien n'y faisait. Désespérée, la jeune femme se résolut à se tourner vers l'église. Sept jours de prière, de pleurs en ne voyant rien arriver, jusqu'au septième jour. Le jour du miracle. « Sur les coups de neuf ou dix heures, j'ai entendu des enfants qui jouaient dehors » a confié l’ex star des Gunners à Arsenal TV en 2009 avant d’ajouter : « Soudain, quelqu'un frappa dans un ballon qui atterrit dans l'église. Et là, et à la stupeur générale, un enfant se précipita vers le cuir : cet enfant c’était moi, évidemment ! » Le « miracle footballistique », comme l'appelle Adebayor, s'est produit il y a plus de trente ans, et depuis, l’idole des Togolais ne s'est plus arrêté de taquiner le ballon rond. Aujourd’hui et à 36 printemps, l’emblématique capitaine des Eperviers est toujours au sommet de son art. L’actuel avant-centre de Club Olimpia, au Paraguay, a gravé en lettres d’or son nom dans l’histoire du football africain et mondial grâce à ses prouesses et ses exploits hors-norme. Sacré Ballon d’or africain en 2008, 12e au Ballon d'or FIFA la même année, meilleur joueur africain BBC de l’année en 2007, le génie de Lomé a tout gagné et a fait le bonheur des plus grands clubs (Arsenal, Manchester City, Real Madrid, Tottenham). Il a ainsi conquis les cœurs des fans et honoré le continent africain partout où il est passé. Cela valait vraiment la peine de se décider à marcher !