L1 : Le PSG se refait un peu la cerise à Dijon

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Six jours après son improbable élimination de la Ligue des Champions par Manchester United (1-3), le PSG a entamé sa reconstruction post-traumatique par un facile succès à Dijon mardi (0-4). Les Parisiens retrouvent ainsi un peu le sourire avant de recevoir l’OM dimanche pour le Clasico.

Le debrief


Il en faudra certainement bien plus pour oublier. Mais c’est une étape forcément importante dans le processus dans lequel est engagé le PSG. Six jours après sa douloureuse élimination de la Ligue des Champions par Manchester United dès les 8emes de finale (1-3), il a retrouvé le terrain ce mardi. Il en est sorti avec une tranquille victoire à Dijon (0-4), 18eme qui ne s’est pas servi de ce « match-bonus », dixit Antoine Kombouaré, pour augmenter son matelas sur ses poursuivants et se rapprocher de ses concurrents de devant. Il n’a même jamais réussi à inquiéter des Parisiens rassurés par l’ouverture du score rapide de Marquinhos. Ils font ainsi un pas supplémentaire vers le titre et vers la barre mythique des 100 points, jamais atteinte dans l’histoire de la L1. Ils se sont surtout redonné un peu d’élan avant d’accueillir Marseille dimanche (21h00) pour un Clasico qui revêtira une toute autre importance dans la nouvelle reconstruction post-traumatique que doit se coltiner le PSG. Pour tout un club, des joueurs au staff en passant surtout par les supporters, qui avaient boycotté ce premier déplacement après MU. Preuve que le retour à la normale n’est pas pour tout de suite.



Malgré le réveil de ses vieux démons européens, Paris a le mérite d’avoir renoué avec son quotidien de la L1 de la même façon qu’il l’avait quitté le temps d’une parenthèse maudite en Ligue des Champions, à savoir par un succès (six de suite depuis son revers à Lyon). Il s’est même évité les frayeurs de ses derniers déplacements, alors qu’il n’avait plus gagné à l’extérieur par deux buts d’écart en championnat depuis un match à Amiens début janvier (0-3). Avec sept titulaires du fiasco de la semaine passée au Parc des Princes reconduits à Gaston-Gérard, les hommes de Thomas Tuchel se sont facilités la tâche en marquant à chaque entame de période. Ils ont définitivement fait couler mentalement les Dijonnais en en inscrivant deux autres à chaque fin de mi-temps. Les Bourguignons avaient pourtant réussi à se relever du coup du sort d’un but encaissé au bout de 7 minutes et avaient même fait jeu égal pendant une petite demi-heure avec des Parisiens plus concernés par l’utilisation du ballon que par sa récupération.

Mais ils ont manqué d’ambition pour remettre le doute dans les esprits parisiens et ne sont quasiment jamais allés au bout de leurs intentions, jouant le plus souvent à celui qui prendrait le moins de risques possibles. Le peu de fois où ils ont dépassé leurs craintes, bien logiques pour une équipe qui n’a pris qu’un point sur ses six derniers matchs de L1 avant de recevoir l’intouchable leader, ils ont manqué de justesse technique aux abords de la surface parisienne. Le champion de France en titre, pourtant peu inspiré dans l’ensemble, a ainsi déroulé et a même profité des espaces qui se sont ouverts au fil des minutes, comme souvent chez ses adversaires, pour se créer des occasions d’alourdir encore plus sévèrement l’addition. Ça n’aurait pas réellement aidé les Parisiens à apaiser leur peine du moment. Peu importe l’ampleur du score dimanche, une victoire contre l’OM les y aidera bien plus.

Le film du match


7eme minute (0-1)
Corner sur la droite pour le PSG. Di Maria centre fort du gauche au premier poteau, où Marquinhos se défait du marquage de Lautoa et passe devant J.Tavares pour reprendre de la tête. Sa reprise décroisée loge le ballon dans le petit filet opposé de Runarsson.

28eme minute
Thiago Silva trouve une magnifique relance plein axe pour Nkunku, servi dans le rond central. Le milieu parisien fixe la défense dijonnais avant de lancer Mbappé dans la surface. L’attaquant du PSG crochète Aguerd et frappe du gauche, mais bute sur Runarsson à bout portant.

40eme minute (0-2)
Servi entre les lignes par Verratti, Di Maria accélère plein axe, résiste à Abeid et s’infiltre devant Marié. Il décale ensuite Kurzawa dans le bon timing et le latéral du PSG centre en première intention pour Mbappé, qui conclut dans le but vide avec un peu de réussite malgré la déviation de Runarsson du bout des doigts.

50eme minute (0-3)
Nkunku provoque la faute de Lautoa à une vingtaine de mètres du but dijonnais. Dans une position idéale pour un gaucher, Di Maria transperce le mur sur sa frappe et laisse Runarsson sur ses appuis. Il marque avec l’aide du poteau gauche de la cage du DFCO.

80eme minute
Kimpembe lance dans la profondeur Mbappé, parti à la limite du hors-jeu dans le dos de la défense dijonnaise. Excentré sur la gauche, l’attaquant des Bleus repique sur son pied droit en fixant Lautoa avant d’armer la frappe. Elle échoue sur le poteau opposé de Runarsson, encore battu sur cette action.

85eme minute
Trouvé dans le rond central, Mbappé se joue de Lautoa sur son contrôle orienté. Il accélère ensuite plein axe et fixe la défense dijonnaise pour décaler M.Diaby sur la gauche. Le jeune Parisien bute sur la bonne sortie de Runasson à son encontre.

92eme minute (0-4)
Sur la dernière action du match, Mbappé transperce le bloc dijonnais plein axe et décale sur la droite Meunier. En première intention, l’international belge centre au cordeau pour Choupo-Moting, qui coupe au premier poteau et pousse le ballon au fond d’un tacle aux six mètres.

Tops et flops


Top
TOP 3

DI MARIA s’est occupé de tout dans ce match. Passeur décisif sur l’ouverture du score, à l’origine du 2eme but et buteur sur le 3eme d’un coup-franc dont il a le secret : le milieu offensif parisien était un de ces soirs où tout lui réussit. Impeccable dans son investissement, y compris défensif, et de plus en plus proche du double-double en L1 (7 réalisations et 9 passes décisives cette saison).

En bon patron qu’il est, MARQUINHOS s’est chargé de mettre son équipe sur la voie en ouvrant le score de la tête. Jamais pris à défaut dans un rôle de droitier dans une défense à trois, il a rendu une nouvelle copie propre, à l’image de sa saison. Incontestablement le Parisien le plus régulier, même quand son équipe est dans le dur.

KURZAWA confirme son retour semaine après semaine son retour un niveau intéressant pour le PSG. Favorisé dans son expression offensive, son point fort, par le système parisien à trois derrière, il a encore multiplié les appels dans son couloir. L’un d’eux a été couronné d’une passe décisive et il n’est pas passé loin du but en seconde période. Un poison permanent pour la défense de Dijon.

Flop
FLOP 3


AGUERD a peiné pour trouver le juste équilibre dans sa gestion des attaquants parisien. Il s’est jeté bêtement sur certaines situations et a trop reculé sur d’autres. Pas plus efficace dans le placement, avec de gros soucis dans l’alignement sur les situations de hors-jeu. Peu à son avantage dans ce dispositif.

J.TAVARES en est désormais à 24 matchs de L1 et près de 1 900 minutes consécutives sans marquer en championnat. Un long chemin de croix qui s’est poursuivi l’attaquant dijonnais, livré à lui-même en pointe. Il n’a pas fait grand-chose pour aider les siens et participer au jeu, même si ce n’était certainement pas la mission demandée. Son calvaire du soir a duré une heure.

Aligné dans un rôle inhabituel de piston droit, R.AMALFITANO a énormément souffert. Il a étalé ses limites dans le placement, en ouvrant des boulevards dans son dos à chaque appel de Kurzawa, et n’a pas davantage brillé dans le un-contre-un. Peu en vue aussi balle au pied, n’apportant jamais le surnombre en phase offensive.

Monsieur l’arbitre au rapport


Un match relativement facile à arbitrer pour Jérôme Miguelgorry qui s’en est toutefois bien tiré. Toujours proche des actions et pédagogue pour expliquer ses décisions.

La feuille de match


L1 (18eme journée, match en retard) / DIJON – PSG : 0-4


Gaston-Gérard (15 000 spectateurs environ)
Temps frais – Pelouse bonne
Arbitre : M.Miguelgorry (6)

Buts : Marquinhos (7eme), Mbappé (40eme), Di Maria (50eme) et Choupo-Moting (92eme) pour le PSG

Avertissements : Lautoa (49eme) et J.Keita (69eme) pour Dijon - Marquinhos (37eme) pour le PSG

Expulsion : Aucune

Dijon
Dijon
Runarsson (5) – Yambéré (3), Lautoa (cap) (3), Aguerd (3) – R.Amalfitano (3), Marié (4), Balmont (5), Abeid (5) puis Sammaritano (71eme), Saïd (4) – Jeannot (4) puis Kwon (83eme), J.Tavares (3) puis J.Keita (65eme)

N'ont pas participé : Allain (g), Chafik, Tegar, Loiodice
Entraîneur : A.Kombouaré

PSG
PSG
Areola (5) – Marquinhos (6), T.Silva (cap) (6), Kimpembe (5) - Meunier (6), Nkunku (5) puis M.Diaby (77eme), Verratti (5), Bernat (4), Kurzawa (6) puis Dagba (77eme) - Mbappé (6), Di Maria (7) puis Choupo-Moting (77eme)

N'ont pas participé : Buffon (g), Kehrer, N’Soki
Entraîneur : T.Tuchel

Amical: l'Algérie pulvérise la Colombie (3-0) !

Algérie - Colombie Copyright -AFP
L'Algérie, championne d'Afrique en titre, a surclassé la Colombie (3-0) ce mardi au stade Pierre-Mauroy de Lille. Bounedjah a ouvert le score d'une frappe magnifique à la 15e minute, avant que Mahrez n'inscrive un doublé (20e et 65e) pour assurer le succès des siens. Plus d'informations à venir...

Côte d’Ivoire-RDC: quand les Eléphants dansent le "Fimbu" ! (vidéo)

Les Eléphants dansent le Fimbu Copyright -AFP
L’antagonisme footballistique entre la Côte d'Ivoire et la République Démocratique du Congo, deux grandes nations du ballon rond en Afrique, laisse souvent place à des joutes "amicales" entre les chauvins supporteurs des deux camps. En effet, et à l’issue de leur brillante victoire décrochée face à la sélection congolaise, dimanche à Amiens (3-1), les coéquipiers de Serge Aurier n’ont pas raté l’occasion de chambrer les supporters congolais. En liesse avec leurs compatriotes dans les tribunes, les Éléphants ont tout simplement imité la célébration fétiche des Léopards, en dansant le "Fimbu" ! Vidéos: Le titre original : Felix Wazekwa - "Fimbu"

Transferts : Le Barça temporise pour Neymar

Selon Mundo Deportivo, le FC Barcelone semble hésiter à se repositionner sur le dossier Neymar l'été prochain. Pour diverses raisons.


Le FC Barcelone ayant raté l’objectif Neymar en 2019, face à la fermeté du PSG sur le dossier, un retour de flamme l’été prochain apparaît comme une évidence. Mundo Deportivo calme toutefois le jeu ce mardi. Le quotidien catalan assure qu’il n’est pas certain que les Blaugrana cherchent à nouveau faire revenir l’international brésilien de l’autre côté des Pyrénées. D’abord en raison de l’éclosion d’Ansu Fati. Profitant des blessures dans le secteur offensif barcelonais pour faire ses débuts en équipe première à seulement 16 ans, la nouvelle pépite issue de la Masia a pour côté préférentiel le gauche. Comme Neymar, dont la signature limiterait à coup sûr le temps de jeu de Fati dans un futur proche.


L’après-Suarez priorité du Barça


Aussi l’opération Neymar coûterait autour de 200 millions d’euros minimum au FC Barcelone. Un montant que les dirigeants ne seraient pas forcément chauds pour dépenser à un an de la fin de leur mandat, en prévision des élections présidentielles de 2021. Ils préféreraient surtout investir dans un avant-centre pour préparer la succession de Luis Suarez. Un vieux serpent de mer que les Blaugrana ne pourront bientôt plus ignorer, l’international uruguayen allant sur ses 33 ans. Pour couronner le tout, les blessures à répétition de Neymar ont refroidi le Barça. Victime de deux fractures au pied droit en moins d’un an, l’attaquant parisien a encore rejoint l’infirmerie pendant la trêve internationale, en raison d’une rupture du biceps fémoral de la cuisse droite. Absent un mois, Neymar enchaîne les pépins physiques depuis trois saisons. Forcément inquiétant pour un joueur pour lequel il faudrait faire sauter la banque.

Un grand stade d'Europe renommé en l'honneur de Cristiano Ronaldo !

Cristiano Ronaldo Copyright -AFP
Rendre à Ronaldo ce qui appartient à Ronaldo. Le quintuple Ballon d’or lusitanien fait la fierté de tout le Portugal et plus particulièrement du Sporting Lisbonne. Débarqué chez la prestigieuse écurie lisboète à seulement 11 printemps, Cristiano Ronaldo y a fait toutes ses classes jusqu’à ses débuts avec l’équipe pro en septembre 2002 et son transfert pour Manchester United, en 2003. Il pourrait ainsi y avoir un stade à son nom.

Plusieurs noms à l'étude !

En effet, et comme l’a révélé le quotidien italien Tuttosport cette semaine, le club de Primeira Liga envisagerait concrètement d'associer le nom (et la marque) CR7 à son stade, en le rebaptisant en hommage au capitaine de la Seleçao. L'enceinte est actuellement nommée "Estadio José Alvalade". Il convient de rappeler que cette idée devra d'abord être soumise au vote des dirigeants du Sporting mais le président du club, Frederico Varandas, a affirmé qu’il va réfléchir très sérieusement à cette opportunité : "Cristiano est - et sera toujours - l’un des plus grands symboles de l’histoire de notre club. Nous sommes fiers d’être associés à Cristiano Ronaldo et que le nom du meilleur footballeur du monde soit combiné à celui du Sporting. Nous essayons de garder son exemple au sein de l’académie, le centre sportif où les enfants sont formés chaque jour" a déclaré Varandas à Tuttosport. Avoir un stade à son nom de son vivant, c'est donc ça être une légende !

Qualifs Euro 2020 : La Finlande se rapproche de l’Euro

Grâce à un doublé de Teemu Pukki, la Finlande a nettement dominé l’Arménie (3-0). Les Scandinaves sont désormais tout proches d’une première participation à un Euro.
La Finlande est bien partie pour écrire l’histoire dans cette campagne de qualification pour l’Euro 2020. Elle s’est sérieusement rapprochée de la phase finale avec son succès contre l’Arménie ce mardi (3-0). Elle a ainsi consolidé sa 2eme place dans le groupe J des éliminatoires, derrière l’Italie, déjà qualifiée. A moins d’un carton plein de la Bosnie-Herzégovine, qui se rend en Grèce ce mardi et accueillera l’Italie en novembre, la Finlande sera qualifiée avec une victoire à domicile contre le Liechtenstein le mois prochain.

Une formalité a priori pour les partenaires de Teemu Pukki, auteur d’un doublé (61eme, 88eme) sur deux actions similaires pour porter son total de buts à 7 dans cette campagne. Fredrik Jensen avait auparavant ouvert le score contre une Arménie qui a peu existé sans Hernikh Mkhitaryan et tiré probablement un trait sur ses espoirs de qualification pour l’Euro. Victorieuse de son groupe de Ligue des Nations dans la Ligue C, la Finlande poursuit en revanche sur sa lancée et n’est plus si loin de participer à sa première grande compétition.