L1 (J29) : Classico PSG - OM, réaction lyonnaise, première de Paulo Sousa… Les 5 débats qui vont animer le week-end

Avant chaque journée de L1, la rédaction de Foot365 contextualise des débats qui animeront le week-end à venir. Au menu ce vendredi : le Clasico entre le PSG et l’OM, le réveil (ou non) de l’OL après son élimination en Ligue des Champions, ou encore le nouveau visage des Girondins de Bordeaux.

1- L’OM doit-il le faire à Paris ?


La question peut paraître surprenante. Mais plus que de savoir si l’OM peut s’imposer au Parc des Princes dimanche soir, on est tentés de se demander si le club phocéen n’est pas, quelque part, condamné à ramener un (très) bon résultat de la Capitale. La formation olympienne n’a plus gagné contre son ennemi juré depuis novembre 2011. Pour retrouver trace d’une victoire en terre parisienne, il faut même remonter à février 2010. Beaucoup trop long pour les supporters marseillais. La formation du Rudi Garcia est invaincue depuis début février et a remporté cinq de ses six derniers matchs. Revenir à trois points du podium pour chuter une énième fois dans le Classico - et éventuellement voir Lyon reprendre ses distances - serait un véritable coup d’arrêt. Marseille n’a pas pu vibrer sur la scène européenne cette saison. Elle doit pimenter cette dernière dans ce genre d’affiches et enfin redorer sa réputation contre les gros.

  • Réponse dimanche après PSG - OM (21h00)


2- Les traces de l’élimination lyonnaise sont-elles tenaces ?


Ça y est, le rêve européen de Lyon a pris fin. Pas forcément surprenante sur le papier, l’élimination de l’OL à Barcelone mercredi (5-1), en huitièmes de finale de la Ligue des Champions, a cependant laissé des traces. Il y a celles qui sont visibles : les blessures d’Anthony Lopes et Ferland Mendy, la prestation catastrophique de Marcelo et celle trop neutre de Memphis Depay qui peuvent marquer mentalement. Et il y a celles qui sont moins évidentes. Comment, par exemple, Houssem Aouar va digérer le fait de ne pas avoir foulé la pelouse du Camp Nou ? Comment Martin Terrier va réagir après être resté en tribunes ? Certains états d’âmes seraient presque légitimes. A l’inverse, l’entraîneur lyonnais pourrait éventuellement « sanctionner » Bertrand Traoré pour son entrée ratée. Un coach qui, d’ailleurs, devrait encore recevoir un accueil froid d’une partie de ses supporters, après avoir fait de nouveaux choix très discutables en Catalogne. Tout cela dans le cadre d’un match qui s’annonce loin d’être évident contre une tenace équipe montpelliéraine…

  • Réponse dimanche après Lyon - Montpellier (14h30)




3- Monaco, véritable arbitre dans la course à l’Europe ?


Depuis le retour de Leonardo Jardim sur son banc et le recrutement XXL effectué lors du Mercato hivernal, l’AS Monaco a, sur le papier, un effectif taillé pour jouer le podium. Problème, le club du Rocher a accumulé beaucoup trop de retard lors de la première partie de saison et n’est pas encore redevenu une machine à gagner, à l’image de ses deux derniers nuls à Angers (2-2) et contre Bordeaux (1-1). Mais en gagnant avec la manière face à Lyon (2-0) fin février, le club du Rocher a prouvé qu’il avait désormais l’équipe pour battre n’importe qui ou presque en Ligue 1. De quoi jouer un vrai rôle dans la lutte pour les premières places ? En battant Lille, Cesc Fabregas et les siens pourraient en tout cas permettre à l’OL de refaire une partie de son retard, trois semaines après avoir mis les Gones dans le jus. La formation de Jardim en a les moyens, surtout que le LOSC semble avoir moins de marge sur ses adversaires depuis quelques semaines.

  • Réponse vendredi après Lille - Monaco (20h45)


4- Paulo Sousa va-t-il lancer une révolution à Bordeaux ?


Il sera l’une des attractions de ce week-end en Ligue 1. Il, c’est Paulo Sousa, le nouvel entraîneur de Bordeaux. Le Portugais dirigera face à Rennes sa première rencontre sur le banc des Girondins et sera forcément particulièrement scruté. Les premiers retours sur ses entraînements font état de séances très intenses et d’idées tactiques intéressantes. Ainsi, il n’est pas impossible de voir Bordeaux évoluer dans un système hybride à trois défenseurs, que le technicien de 48 ans avait notamment utilisé avec un relatif succès du côté de la Fiorentina. En ce qui concerne les individualités, beaucoup de questions se posent également. Les cartes devraient être redistribuées et visiblement, l’ancien joueur de la Juve ne fera de cadeaux à personne. On n’aura évidemment pas toutes les réponses contre le SRFC. Mais au moins une idée.

  • Réponse dimanche après Bordeaux - Rennes (17h00)


5- Guingamp peut-il déjà être condamné ?


A la question de savoir si une défaite contre Dijon condamnerait définitivement Guingamp dans la lutte pour le maintien, Jocelyn Gourvennec préférait, dans la foulée de la défaite des siens à Toulouse (1-0) dimanche dernier, assurer que son équipe l’emporterait contre le DFCO. Mais le film, Etienne Didot et ses coéquipiers se le sont certainement fait : dans le pire des scénarios, l’EAG se retrouvera à cinq points du barragiste bourguignon, samedi soir, après le match de la peur entre les deux équipes. Un retard impossible à rattraper ? Mathématiquement, pas du tout. La lutte pour le maintien nous a offert des dénouements beaucoup plus impressionnants qu’une équipe comblant un retard de six points en neuf journées. Mais psychologiquement, ce pourrait être le coup de grâce pour des Guingampais qui vivent une saison extrêmement pénible avec un statut de pire attaque et pire défense de Ligue 1. Sans compter que samedi prochain, la bande à Gourvennec devra gérer une finale de Coupe de la Ligue contre Strasbourg. Une échéance qui pourrait peser lourd dans ce sprint final.

  • Réponse samedi après Guingamp - Dijon (20h00)

CAN 2019 - Côte d'Ivoire : Les gagnants et les perdants de la liste du sélectionneur ivoirien

Certains vont pouvoir afficher leur plus beau sourire. D'autres vont certainement ruminer de leur côté. Voici nos gagnants et nos perdants de la liste des 24 éléphants convoqués pour affronter le Rwanda et le Liberia les 23 et 26 Mars prochain à Abidjan . Les gagnants  Wonlo Coulibaly (Défenseur, ASEC Mimosas) Avec les blessures d’Adama Traoré et surtout de Ghislain Konan, il y a de la place à prendre sur l’aile gauche de la défense ivoirienne. Dans cette perspective, Wonlo Coulibaly a un gros coup à jouer. Convoqué pour la deuxième fois sous Ibrahim Kamara, le joueur de l’ASEC Mimosas doit profiter de ce rassemblement pour se montrer sous un meilleur jour afin de se poser en candidat sérieux pour une place dans les 23 qui iront disputer la CAN 2019 en Egypte. Simon Deli (Défenseur, Slavia Prague) Alors qu’on l’avait mis aux oubliettes  après sa chaotique prestation contre le Maroc au stade Houphouët-Boigny (Abidjan) en novembre 2017, le defenseur ivoirien  , Simon Deli effectue un retour contre toutes attentes en sélection. Le colosse défenseur du Slavia Prague profite de son profil de défenseur central gaucher pour s’inviter dans le groupe ivoire. Ibrahim Kamara l’a préféré par exemple à des joueurs très performants comme Lamine Koné (Strasbourg) ou Prince Gouano (Amiens). Ismaël Diomandé (Milieu, SM Caen) Tombé en disgrâce en sélection depuis la fin de la CAN 2015, Ismaël Diomandé est de retour en équipe nationale. Le rugueux milieu défensif de Caen profite du forfait de Cheick Doukouré pour s’incruster dans la liste du sélectionneur national. Titulaire à Caen, Diomandé connait bien la sélection (17 sélections pour 1 but) . Sa combativité, son sens du sacrifice et son expérience peuvent s’avérer utile à l’équipe. L’ancien joueur de Saint-Etienne sera à coup sur ,  la doublure de Geoffroy Serey Dié dans le milieu des éléphants . Les perdants  Bayo Vakoun (Attaquant, Celtic Glasgow) Présent à chaque regroupement des éléphants depuis la nomination d’Ibrahim Kamara à la tète de la sélection , Bayo Vakoun ne sera pas des deux premiers rendez-vous de l’année des Eléphants. Parti au Celtic Glasgow durant le mercato hivernal, l’attaquant de 22 ans n’a pas eu les faveurs du sélectionneur qui a préféré le laisser à la disposition de l’équipe Espoirs. Bayo paie certainement ses débuts très timides en Ecosse. Mais à deux mois de la CAN 2019, la baisse de régime de l’ancien buteur prolifique du DAC Streda (Ligue 1 slovaque) et du Stade d'Abidjan (Ex Ligue 1 ivoirienne) intervient au mauvais moment. Souleymane Doumbia (Défenseur, Rennes) Convoqué pour la première fois en sélection en novembre pour affronter la Guinée, Souleymane Doumbia ne connaîtra pas une seconde convocation d’affilée avec les Eléphants. Alors qu’on attendait de revoir le latéral gauche de Rennes après la grave blessure de Ghislain Konan, cela n’a pas été le cas. Il faut dire que Doumbia joue très peu à Rennes qu’il a rejoint en janvier en provenance des Grasshopers Zurich (Ligue 1 suisse). Le fait que le sélectionneur appelle un joueur du championnat local, en l’occurrence Wonlo Coulibaly, n’est pas un bon signe pour le joueur formé au PSG. D’ici à juin, Souleymane Doumbia devra en faire plus à Rennes s’il veut embarquer dans le bon wagon pour la CAN égyptienne. Cheick Comara (Défenseur, WAC Casablanca) Surprise du chef de la dernière liste d’Ibrahim Kamara, Cheick Comara est resté à quai cette fois-ci. Cela montre le degré de confiance que lui accorde le sélectionneur. Alors qu’il est titulaire avec le WAC Casablanca, Comara n’a pas eu les faveurs du patron des Eléphants qui a préféré rappeler Simon Deli à sa place. Le rêve du jeune défenseur central ivoirien de voir l’Egypte en juin prochain a incontestablement pris du plomb dans l’aile.

Sénégal – Aliou Cissé prend la défense de Sadio Mané et revient sur son repositionnement

Sadio Mané Copyright -AFP
Après le premier galop d’entraînement des lions de la TérangaAliou Cissé a fait face à la presse. Le sélectionneur des lions de la Téranga est revenu sans équivoque sur le positionnement de Sadio Mané en club et en sélection et sur les critiques contre lui.  Depuis plusieurs matchs, Sadio Mané joue au poste de numéro 9 avec Liverpool. Interrogé sur le repositionnement de l’attaquant sénégalais, Aliou Cissé ne compte pas suivre les pas de Jurgen Klopp « Sadio Mané est un excentré. Il est capable de jouer dans tout le front de l’attaque : à gauche, à droite. Donc laissons-le là-bas (Liverpool) comme il sait le faire. Je ne vois pas pourquoi je vais le positionner comme attaquant de pointe. Si je le fais, les Sénégalais vont me demander des explications. SadioMané, je le connais beaucoup mieux que Klopp, car nous sommes des Sénégalais et je pense qu’un discours entre Sénégalais passe plus que tout autre chose », a laissé entendre le sélectionneur.  Sur les critiques dont le joueur subit au Sénégal, Aliou Cissé cite Lionnel Messi pour dédouaner son joueur « On savait que Sadio Mané serait un futur grand (joueur). Mais comme vous le savez, l’équipe nationale est souvent différente du club. Il n’y a pas que Sadio Mané qui est dans ces difficultés-là. Messi a vécu les mêmes moments en Argentine. C’est le même constat avec Didier Drogba (en Côte d’Ivoire). Sadio Mané a besoin du Sénégal et le Sénégal a besoin de Sadio. Il faut continuer à l’encourager », a expliqué le technicien sénégalais. 

CAN 2019 - Cameroun : Nkoulou et Matip ne reviendront plus

Nicolas Nkoulou et Mohamed Salah Copyright -StarAfrica.com
Le sélectionneur du Cameroun, Clarence Seedorf ne fera plus appel aux défenseurs centraux Joël Matip (Liverpool) et Nicolas Nkoulou (Torino). Les deux joueurs ne reviendront pas sur leur décision d'arrêter la sélection. En retrait de la sélection camerounaise respectivement depuis la Coupe du monde 2014 et la CAN 2017, les deux axiaux semblent avoir pris une décision définitive de ne pas revenir. "Sachez que nous avons tout fait pour les persuader de revenir en sélection. Mais nous avons décidé d’arrêter les négociations après le match contre le Maroc (en novembre dernier, ndlr). S’ils ne sont pas là aujourd’hui, c’est parce qu’ils ne veulent pas venir", a clarifié le Néerlandais lundi en conférence de presse. Le tenant du titre doit absolument ne pas perdre contre les Comores samedi pour se qualifier à la phase finale de la Coupe d'Afrique des Nations 2019.

PSG : Le Tribunal Arbitral du Sport admet son appel sur le fair-play financier

Le Tribunal Arbitral du Sport a confirmé mardi que la décision de la Chambre de jugement de l’Instance de Contrôle de Financier des Clubs de l’UEFA de rouvrir une enquête sur le PSG au sujet du fair-play financier était annulée. Une petite victoire sur un dossier qui reste épineux.
Deux semaines après son élimination de la Ligue des Champions, le PSG a reçu une bonne nouvelle sur son avenir à moyen terme dans la compétition. Il a remporté son appel auprès du Tribunal Arbitrale du Sport quant à la réouverture de l’enquête le concernant au sujet du fair-play financier par l’Instance de Contrôle de Financier des Clubs de l’UEFA. L’institution suisse a ainsi annulé la décision et indiqué « la décision rendue le 13 juin 2018 par la Chambre d’instruction de l’ICFC de l'UEFA, par laquelle l'enquête sur la conformité du Paris Saint-Germain au règlement du fair-play financier de l'UEFA a été clôturée, est donc définitive. » Il avait été alors jugé que les comptes du PSG étaient en conformité avec les règles avec du FPF sur les trois saisons allant de 2014 à 2017.

Plus d’infos à venir…

Un entraîneur de première division enlevé dans le Nord-Ouest du Cameroun

Emmanuel Ndoumbé Bosso, l'entraîneur de Yong Sport de Bamenda, a été enlevé ce mardi dans cette ville du Nord-Ouest du Cameroun, en proie au soulèvement de la population anglophone.
Emmanuel Ndoumbé Bosso, l'entraîneur de Yong Sport (L1 camerounaise), a été enlevé ce mardi dans la ville de Bamenda. Le technicien a été enlevé alors qu'il se trouvait près de sa voiture, dans ce chef-lieu de la région du Nord-Ouest. En proie à un soulèvement d'une partie de la population anglophone, cette partie du territoire camerounais a vu les enlèvements se multiplier ces derniers mois. Aucun d'entre eux n'avait jusqu'alors touché une personnalité du football. Le club, qui occupe actuellement la tête de la poule B du championnat camerounais, a confirmé la nouvelle et "travaille activement avec les parties concernées pour s'assurer de la sécurité de son entraîneur", selon un porte-parole cité par la BBC.