Coupe du Monde 2018 - Croatie : Luka Modric - Ivan Rakitic, plus complémentaires que jamais

Décevants en 2014, Luka Modric et Ivan Rakitic réussissent une Coupe du Monde 2018 brillante. Leur talent les encombrait autrefois ? Ils sont désormais plus complémentaires que jamais.
La formidable génération croate fait maintenant face à l’exigence de la mémoire collective : elle a beau réussir une Coupe du Monde remarquable, elle n’aura d’autres choix que d’aller au bout pour surpasser l’exploit de leurs illustres aînés, qui, en 1998, avaient atteint les demi-finales du Mondial français. Les souvenirs sont ainsi faits. Les premiers sont toujours plus intenses que les seconds, même s’ils sont identiques. Alors qu’ils affrontent l’Angleterre, ce mercredi soir (20h00), pour une place en finale, les Vatreni ont un supplément à exposer. Un extra qui doit placer ce groupe-là au-dessus de tout ce que le pays des Balkans avait déjà vu jusqu’ici. Il existe, déjà. Il est incarné par deux hommes. Ou plutôt par un duo. Luka Modric et Ivan Rakitic.

Modric-Rakitic, meilleurs milieux de terrain du monde ?


Par l’antagonisme de leurs clubs respectifs, chacun avait su vivre sans l’autre. Désormais, ils s’utilisent, l’un et l’autre, pour porter très haut ce que leurs racines, mêlées à leur maturité, ont fini par leur apprendre. En football, un collectif fera toujours mieux que plusieurs individualités. Les Croates l’ont bien compris en 2014. Le chef d’orchestre du Real Madrid et le moteur du FC Barcelone, aussi. La paire, plus complémentaire que jamais, est peut-être devenue la meilleure du monde. « Je pense qu’ils sont les meilleurs milieux de ce tournoi », a d’ailleurs assuré leur sélectionneur, Zlatko Dalic, en conférence de presse. Le technicien n’est peut-être pas le plus impartial pour réussir son jugement. Mais il n’est probablement pas très loin de la vérité non plus.

L’esprit de sacrifice et la mise au service


Ils sont tous les deux très complets. Et avaient donc tout pour se marcher dessus, comme ce fut le cas au Mondial précédent. Mais ils ont enfin réussi le plus dur : délimiter le terrain de jeu de chacun pour rendre l’autre plus efficace et combler, au mieux, ses défaillances. Pour en arriver là, Rakitic est celui qui a dû fournir le plus d’efforts. Et faire le plus de concessions. Il a compris et accepté qu’il lui fallait être dans l’ombre de son compère pour prendre plus de lumière. « C’est un joueur qui a un talent très différent, a-t-il récemment confié au quotidien espagnol El Pais, qui l’interrogeait sur le rôle de Modric au Real Madrid. Il améliore tous ceux qui l’entourent ». Alors le Catalan s’est mis au service du Madrilène. Si l’on voulait résumer son rôle, grossièrement, au sein de l’équipe au damier, on dirait que le premier gratte les ballons, les transmet au second et l’accompagne jusqu’au bout de l’action.

Un maestro, un lieutenant


Les statistiques le démontrent : Rakitic est le milieu de terrain croate le plus impliqué dans les duels. Depuis le début du Mondial, il a déjà réussi 9 tacles et aucun de ses coéquipiers n’en a fait autant. Il a, aussi, subi 14 fautes, soit deux fois plus que tout autre homme de l’effectif croate. Et si, par nature, Modric n’a jamais refusé le combat, le « Mozart de Zadar » s’implique plus largement dans la préparation et la construction des offensives. Parmi les joueurs encore en lice en demi-finales, aucun n’a réussi plus de passes, courtes (262) et longues (32), que lui. Parmi elles, 14 ont amené une occasion de but. Seul De Bruyne (16) fait mieux. C’est dire à quel point il est l’unique dépositaire du jeu croate. Pour assouvir ses envies offensives, son plus fidèle lieutenant se contente désormais de finir les actions. Et ce n’est certainement pas un hasard si Rakitic est le demi-finaliste ayant tenté le plus souvent sa chance (11 tirs) depuis le début du tournoi. Il s’agit, simplement, d’une preuve supplémentaire que chacun a trouvé son rôle. Les deux en profitent. Et toute la Croatie aussi.

Antoine Griezmann va avoir droit à son documentaire sur Netflix

La plateforme Netflix diffusera à partir du 21 mars un documentaire d’une heure consacré à Antoine Griezmann. Il sera intitulé « Antoine Griezmann : The Making of a Legend ».
Les documentaires au sujet d’Antoine Griezmann se multiplient. Après « Griezmann Confidentiel », diffusé sur TMC en novembre dernier et réalisé par Alessandra Sublet, puis « La Décision », sujet d’une heure autour de sa décision de prolonger à l’Atlético Madrid au lieu de partir vers le FC Barcelone, l’attaquant des Bleus aura droit à un nouveau film sur son parcours. La plateforme de streaming légal Netflix diffusera « Antoine Griezmann : The Making of a Legend », documentaire d'une heure qui sera disponible en ligne à partir du 21 mars. Le pitch est tout ce qu’il y a de plus classique : « Avec détermination, Antoine Griezmann a surmonté les difficultés pour se hisser au sommet et devenir l'un des meilleurs footballeurs... et même champion du monde. » Pas certain que le résultat soit particulièrement subversif.

L1 (J26) : Les déclas qui claquent après les matchs de samedi soir

Retrouvez les réactions des entraîneurs de Ligue 1 après les matchs de samedi soir comptant pour la 26eme journée.

Christophe Pélissier (entraîneur d’Amiens)


« Je suis très heureux de gagner ce match. On ne s’emballe pas après cette victoire comme il n’y avait pas eu de catastrophisme la semaine dernière. C’est un combat de reporté mais il y en d’autres qui nous attendent. Ce qu’on veut, c’est maintenir le club en Ligue 1.

Patrick Vieira (entraîneur de Nice)


« C'est une équipe jeune mais on peut toujours mieux faire. On a manqué d'agressivité, on n'a pas pris assez de risques, on n'a pas su créer le surnombre en première période. On a manqué un peu de courage, de personnalité. »

Jocelyn Gourvennec (entraîneur de Guingamp)


« Quand il y a un scénario comme ça, ça fait beaucoup de bien à tout le monde. On n’en a pas connu beaucoup cette saison au Roudourou, et c’est important de vivre ça à ce moment-là de la saison dans un stade plein. On a un collectif qui tient la route, on est bien athlétiquement, et maintenant il faut qu’on soit un peu plus justes dans la finition. »

Stéphane Moulin (entraîneur d’Angers)


« C'est cruel parce que sur l'ensemble du match, je trouve qu'on a plutôt bien maîtrisé notre adversaire. On n'a pas fait un grand match sur le plan technique. Mais tactiquement, dans la manière de défendre et d'évoluer, on a fait au moins jeu égal avec eux. Je suis déçu du résultat évidemment, mais en plus, je ne suis pas content de la manière dont on a encaissé le but. »

Sources : AFP et beIN Sports

Italie : La Roma peut remercier Dzeko

Au bout du temps additionnel, l'AS Rome a triomphé de Frosinone (3-2). Si les Giallorossi restent au contact du Milan AC, ils ont perdu Kostas Manolas sur blessure et ne sont pas rassurants dans le jeu.
Avant un derby à la saveur toujours particulière contre la Lazio, l'AS Rome a connu une soirée contrastée sur la pelouse de Frosinone. Contre l'avant-dernier de Serie A, les hommes d'Eusebio Di Francesco ont gagné (3-2). Ils restent au contact du Milan AC et de la quatrième place qui est qualificative pour la Ligue des Champions. Mais c'est peut-être le seul point positif de la soirée. Car la blessure de Kostas Manolas à la cheville en deuxième période n'inspire pas confiance au moment d'aborder la dernière ligne droite. Le même constat se fait en regardant les Romains jouer. Ils n'ont rien proposé lors de cette 25eme journée. Si cela a suffi contre une équipe qui n'a pas encore gagné à domicile cette saison, il faudra hausser son niveau de jeu dans les jours qui viennent. Contre la Lazio donc, mais aussi à Porto ou contre Naples dans un mois.

L'AS Rome touché par la première flèche de Frosinone


Avec une défense remaniée, l'AS Rome a été surprise d'entrée. Robin Olsen a repoussé dans son propre but un tir de Camillo Ciano, le premier du match (5eme, 1-0). Les partenaires de Steven Nzonzi ont mis du temps à réagir. C'est finalement à la demi-heure de jeu que le match a basculé. Edin Dzeko a profité d'un moment d'inattention d'Edoardo Goldaniga pour lui subtiliser le ballon et tromper Marco Sportiello à l'aide du poteau (30eme, 1-1). Moins de deux minutes plus tard, Lorenzo Pellegrini a marqué en se jetant pour pousser le cuir au fond des filets après un centre-tir de Stephan El Shaarawy détourné par le portier des Canarini. Alors que ce temps-fort romain aurait pu lancer les Romains vers un succès facile, ils se sont compliqué la tâche. Trop suffisants, ils n'ont pas cherché à tuer le match et se sont fait reprendre dans les derniers instants. En profitant d'un excellent travail de Camillo Ciano, le jeune Andrea Pinamonti a trompé Robin Olsen depuis le point de penalty (80eme, 2-2). Et si le relégable a poussé en fin de match, c'est finalement la Louve qui a forcé la décision. Edin Dzeko a marqué un but de renard en déviant de la cuisse un centre de Stephan El Shaarawy au bout du temps additionnel (94eme, 2-3). Les partenaires de Danielle De Rossi ont prouvé qu'ils étaient prêts à se battre jusqu'au bout pour l'emporter. Mais en respectant le jeu pendant l'intégralité du match, ils pourraient encore plus se faciliter la tâche. Le week-end prochain, contre la Lazio, il faudra montrer un autre visage pour préserver les rêves de Ligue des Champions et surtout pour garder la main sur la ville de Rome.

Espagne : La mise au point de Rakitic sur son avenir

Alors que les médias italiens l’envoient à l’Inter Milan la saison prochaine, Ivan Rakitic a assuré vouloir rester à Barcelone samedi soir après la victoire à Séville.
Samedi après-midi, le FC Barcelone a fait un pas vers le titre de champion d’Espagne en s’imposant sur la pelouse de Séville (2-4). Un match au cours duquel Lionel Messi a inscrit un triplé, dont une superbe reprise sur un centre d’Ivan Rakitic. Le milieu de terrain croate, annoncé sur le départ la saison prochaine, a répondu aux rumeurs dont il faut l’objet après la rencontre. « J’ai encore deux ans de contrat. Je veux rester ici, a assuré l’ancien joueur de Séville dans des propos rapportés par Marca. Je suis flatté que de grands clubs posent des questions sur moi, s’ils le font, mais je ne me vois qu’au Barça. (…) Cela me fait rire le matin, quand je prends mon café, quand je vois les histoires sur mon avenir », s’est même amusé le finaliste de la dernière Coupe du Monde. Il est notamment question d’un vif intérêt de l’Inter Milan pour Rakitic, dont le contrat au Barça court jusqu’en 2021.

L1 (J26) : Chaîne, groupes, stats... Tout ce qu'il faut savoir sur Monaco - Lyon

Monaco n’a remporté que 2 de ses 9 dernières rencontres contre Lyon en Ligue 1 (2 nuls, 5 défaites), c’était le 23 avril 2017 au Groupama Stadium (2-1) et le 4 février 2018 à Louis-II (3-2).

Monaco - Lyon, où et quand voir le match


En direct sur CANAL+ le dimanche 24 février à 21h00.

Monaco - Lyon, les compos probables


Monaco


A venir

Lyon


A venir

Monaco - Lyon, les groupes


Monaco


Subasic, Benaglio - B.Badiashile, Ballo-Touré, Glik, Henrichs, Naldo, D.Sidibé - A.Silva, Aholou, Chadli, Fabregas, Golovin, K.N’Doram, G.Martins, R.Lopes - Falcao, M.Sylla, Vinicius

Lyon


A.Lopes, Gorgelin - Denayer, Dubois, Marçal, Marcelo, F.Mendy - Aouar, C.Diop, O.Ndiaye, Ndombele, Tousart - Cornet, M.Dembélé, Depay, Y.Fekir, Terrier, B.Traoré

Monaco - Lyon, la forme du moment


Les trois derniers matchs de Monaco


16/02/2019 : Monaco - Nantes (1-0, L1)
10/02/2019 : Montpellier - Monaco (2-2, L1)
02/02/2019 : Monaco - Toulouse (2-1, L1)

Les trois derniers matchs de Lyon


19/02/2019 : Lyon - Barcelone (0-0, L1)
15/02/2019 : Lyon - Guingamp (2-1, L1)
10/02/2019 : Nice - Lyon (1-0, L1)

Monaco - Lyon, les stats à retenir (avec OPTA)



  • Monaco n’a remporté que 2 de ses 9 dernières rencontres contre Lyon en Ligue 1 (2 nuls, 5 défaites), c’était le 23 avril 2017 au Groupama Stadium (2-1) et le 4 février 2018 à Louis-II (3-2).

  • Monaco a encaissé en moyenne 3 buts lors de ses 6 dernières rencontres de Ligue 1 face à Lyon (18 buts au total).

  • Monaco reste sur 3 rencontres sans défaite en Ligue 1 (2 victoires, 1 nul) – une première pour l’ASM dans l’élite cette saison.

  • Monaco a remporté 2 de ses 3 derniers matchs de Ligue 1 (1 nul), soit autant que lors de ses 21 précédents (6 nuls, 13 défaites).

  • Lyon n’a perdu que 2 de ses 16 derniers matchs de Ligue 1 (9 victoires, 5 nuls), c’était le 5 décembre 2018 face à Rennes (0-2) et le 10 février 2019 à Nice (0-1).

  • Monaco a remporté ses 2 dernières réceptions en Ligue 1, après n’avoir gagné aucune de ses 11 premières cette saison (4 nuls, 7 défaites).

  • Lyon n’a perdu qu’un seul de ses 8 derniers déplacements en Ligue 1 (4 victoires, 3 nuls), c’était le dernier en date à Nice le 10 février 2019 (0-1).

  • Un seul but de Monaco a été marqué par un joueur français en Ligue 1 cette saison (Benoit Badiashile le 16 janvier dernier contre Nice), total le plus faible dans l’élite. A l’inverse, 26 buts des joueurs de Lyon en L1 2018/19 sont l’œuvre de Français, seuls Marseille et Paris (27) font mieux.

  • Rony Lopes est impliqué sur 3 des 5 derniers buts de Monaco contre Lyon en Ligue 1 (2 buts, 1 passe décisive).

  • Nabil Fekir est impliqué sur 4 des 8 derniers buts de Lyon contre Monaco en Ligue 1 (3 buts, 1 passe décisive). Il est d’ailleurs l’auteur de 4 des 8 derniers buts de Lyon dans l’élite.