CAN 2021 - Congo : Les 22 pour le Sénégal et la Guinée-Bissau, avec Mafoumbi et Ganvoula

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Le sélectionneur du Congo, Valdo, a retenu 22 joueurs pour les rencontres des éliminatoires de la CAN 2021, qui opposeront les Diables Rouges au Sénégal et à la Guinée-Bissau, les 13 et 17 novembre prochains. Le gardien de but Christoffer Mafoumbi effectue son retour.
Le sélectionneur du Congo, Valdo, a communiqué la liste des 22 joueurs retenus pour les rencontres des éliminatoires de la CAN 2021, qui opposeront les Diables Rouges au Sénégal, le 13 novembre à Dakar, et à la Guinée-Bissau, le 17 à Brazzaville. Pour ces deux premières journées, le technicien brésilien a choisi de se passer des ses attaquants Mavis Tchibota (Ludogorets) et Merveil Ndockyt (NK Osijek). Selon DRCPF.com, les deux joueurs seraient sanctionnés pour avoir décliné la sélection lors du match amical face à la Thaïlande au mois de septembre dernier. En compensation, le Congo enregistre le retour de Silvère Ganvoula, actuel meilleur buteur de Bundesliga 2 avec le VfL Bochum. Le joueur prêté par Anderlecht n'avait plus eu les honneurs d'une cape depuis septembre 2018. Autre retour, celui du portier Christoffer Mafoumbi, aujourd'hui sociétaire de Blackpool, en League One (D3 anglaise).

Les 22 Diables Rouges :

Gardiens de but : Christoffer Mafoumbi (Blackpool, Angleterre), Pavhel Ndzila (Étoile du Congo), Giscard Mavoungou (AS Cheminots).

Défenseurs : Béranger Itoua (Sohar FC, Oman), Fernand Mayembo (Le Havre, France), Elie Ikouma (CARA Brazzaville), Ravy Tsouka (Vasteras, Suède), Dorvel Dibekou (Étoile du Congo), Carof Bakoua (AS Otohô), Bissiki Magnokele (AS Otohô), Hugo Konongo (Sepsi Sfântu Gheorghe, Roumanie).

Milieux de terrain : Durel Avounou (Caen, France), Gaiüs Makouta (Sporting Braga, Portugal), Junior Loussoukou (Stade Tunisien, Tunisie), Yhoan Andzouana (KSV Roeselare, Belgique), Harvy Osseté (Diables Noirs).

Attaquants : Junior Makiesse (US Tataouine, Tunisie), Sylver Ganvoula (VfL Bochum, Allemagne), Prince Ibara (Berschoot, Belgique), Thievy Bifouma (Yeni Malatyaspor, Turquie), Juvhel Tsoumou (Steaua Bucarest, Roumanie), Yann Mokombo (Étoile du Congo).

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Mehdi Boukassi : « Les Fennecs, un rêve accessible »

Le milieu de terrain algérien du Cherno More Varna (L1 bulgare), Mehdi Boukassi, se confie en exclusivité à Football365 Afrique, au sujet de son parcours, de sa carrière et de ses ambitions.

Mehdi, vous avez été formé à l'ASFA Oran. Comment avez vous été repéré et quel souvenir gardez vous de cette formation ?

C'était une formation très exigeante, avec deux entraînements par jour et de très bons joueurs. J'ai été repéré par l'USM Alger, qui est venue me chercher à l'âge de 11 ans. J'y suis resté trois ans.


Vous partez ensuite tenter votre chance en Belgique. Que retirez vous de ce premier contact avec l'Europe ?

Je suis parti tôt d'Algérie pour des raisons familiales. Au début c'était dur, parce que je ne connaissais personne, j'étais seul avec mon frère. Il avait 17 ans, moi 14. Mais j'ai eu de la chance de rencontrer un ami, qui m'a fait faire un essai en D4 à l'Olympique de Charleroi. J'ai réussi mon test. Mon premier match amical, je l'ai joué contre le Sporting Charleroi, et j'ai marqué un triplé. L'entraîneur du Sporting est venu voir et m'a dit : "tu n'as rien à faire ici, viens au Sporting, tu auras un avenir." J'ai accepté, je n'ai pas joué la première année à cause des papiers du transfert international. J'ai ensuite réussi une excellente saison en U19, avec 17 buts et 8 passes décisives en 18 matchs. C'est à ce moment-là que j'ai commis l'erreur de ne pas partir. Des gros clubs comme Anderlecht, La Gantoise ou le Standard s'intéressaient à moi. Mais le Sporting me promettait un bon avenir, avec un contrat. J'ai cru en eux.


Qu'est-ce qui vous a manqué pour vous faire remarquer par les clubs de plus gros championnats comme Ramy Bensebaini ou Youcef Atal, arrivés aussi en Europe par la Belgique ?

Personne ne me conseillait, j'étais seul avec mon frère. Plusieurs agents tournaient autour de moi et me disaient de rester. Plus tard, j'ai découvert qu'ils travaillaient avec le Sporting. Je pense que j'ai fait un faux-pas en ne partant pas à ce moment-là... J'ai continué à Charleroi encore un an en Espoirs, c'était moyen et je n'avais toujours pas reçu le contrat pro qu'ils me promettaient. Au bout d'un an, on m'a annoncé une réunion avec le staff de l'équipe première et le coach, pour m'aider avec ma nationalité qui me bloquait un peu. J'ai attendu, attendu, attendu, mais rien n'est venu.


Vous jouez ensuite aux Pays-Bas, à Roda. Quel bilan faites vous de ce passage ?

J'ai été contacté via Giovanni Marchica, mais il m'a dit que ce serait difficile, car les règles sont dures pour ceux qui n'ont pas de nationalité européenne. J'essayais quand même de tenter ma chance, de pousser pour la nationalité avec le coach, mais au final, ils n'ont pas été en mesure de me donner un contrat pro car ils étaient descendus en D2 et n'avaient pas de place pour un extra-communautaire.


Mehdi Boukassi : « La Bulgarie, c'est une étape »


Cap au sud ensuite avec le Portugal et l'Oliveirense. Quel bilan là encore ? Vous n'avez pas de regret a posteriori ?

J'ai signé mon premier contrat pro là-bas, où j'ai joué deux ans. La première année, c'était compliqué, je traînais une blessure aux adducteurs. La deuxième année, c'était un peu mieux mais je n'ai pas pu donner le meilleur. Après ma deuxième année au Portugal, j'ai eu un contact avec Braga et le Moreirense, mais je n'ai pas signé pour une histoire de commissions d'agents. Cela m'a empêché de franchir un cap. Heureusement, c'est à ce moment-là que j'ai rencontré Walid Bouchenafa, un agent sérieux, un frère pour moi, qui a toujours été honnête avec moi. Il m'a mis en Bulgarie, et depuis on essaye de faire le maximum pour atteindre nos objectifs.


Quelle était l'idée derrière ce choix ? Pour l'instant, les choses se déroulent-elles comme prévu ?

J'ai choisi Varna car le coach (Ilian Iliev, ndlr) parle portugais. C'était un grand joueur, qui peut m'aider. J'espère faire de bonnes choses avec ce club, et qu'on aille en Coupe d'Europe. La Bulgarie, c'est une étape, un championnat de transition pour moi.


Comment avez-vous vécu la crise du Covid-19 ? Cette inactivité forcée a-t-elle été difficile à supporter ?

Je l'ai mal vécue comme toute personne, sur le plan personnel comme sportif. J'étais sur une bonne lancée. L'arrêt de deux mois a rendu la reprise difficile. J'étais très loin de ma famille, la situation était très difficile à supporter.


Comme tout footballeur algérien, vous rêvez de l'équipe nationale. Ce rêve vous semble-t-il accessible aujourd'hui ? À quelles conditions ?

C'est mon plus grand rêve depuis que je suis tout petit. Mais c'est un rêve accessible. Le discours du coach Belmadi m'a motivé, comme tous les joueurs. On a tous entendu que celui qui mérite d'être appelé sera appelé... C'est un très grand coach, et je pense (en tout cas j'espère !) qu'il aime les joueurs de mon style. Je vais travailler encore plus dur pour réaliser ce rêve et porter ce maillot, inch'Allah !


CAN 2022 : Toni Conceiçao annonce des changements pour le Cameroun

Toni Conceiçao - Cameroun Copyright -AFP

En raison du report de la CAN 2021 à 2022, l’entraîneur de l’équipe nationale du Cameroun se dit contraint de revoir ses plans.

Les données ont changé. La Coupe d’Afrique des Nations initialement prévue en 2021 à été reportée à 2022. La faute à la pandémie du Covid-19 qui a obligé la CAF a revoir le calendrier de ses compétitions. Un report qui ne surprend personne au Cameroun, le pays hôte du tournoi. « Oui, c’était prévisible », avoue Toni Conceiçao dans un entretien avec lionindomptable.com. Pour l’entraîneur de l’équipe nationale du Cameroun, cette décision implique surtout des changements dans son programme initial de travail.

Conceiçao : « renforcer le scooting »

« Le report de la CAN obligera à revoir les plans de matchs de la sélection. Et aussi à faire un travail d’observation continue de beaucoup de joueurs avec une cible beaucoup plus large », a annoncé l’entraîneur. Le technicien portugais va néanmoins poursuivre avec la prospection des joueurs. Objectif : renforcer son effectif avec de nouveaux talents.

« Notre philosophie est bien pensée, dit-il. Il s’agit de renforcer notre travail de scooting afin d’avoir de nouveaux talents camerounais qui émergent. Et aussi suivre le niveau de compétitivité des joueurs qui font partie d’un lot de 45 à 50 joueurs observés ». Notons que les éliminatoires de la CAN 2022 se sont arrêtés après deux journées.

Espagne (J33) : Le Real domine Getafe et creuse l'écart

Grâce à un penalty de Sergio Ramos, le Real Madrid a battu Getafe 1-0 et se rapproche du titre de champion.
Dans ce sprint final où ils se reniflent à distance, le Real Madrid et Barcelone illustrent, depuis deux semaines, à quel point la pression peut couper les jambes et brouiller les têtes. L'étau se resserre. L'équipe de Zinédine Zidane est la mieux placée pour avoir le dernier mot, mais elle n'affiche pas une grande fluidité collective, elle non plus. Elle peut néanmoins s'appuyer sur des cadres qui ne tremblent pas dans toutes ces finales. S'ils vont au bout, ce sacre sera avant tout celui de Karim Benzema et Sergio Ramos - personnifications d'un Real à deux faces, entre génie et souffrance.

Ramos, l'autre symbole


La talonnade magique de l'avant-centre français était encore dans toutes les têtes ? C'est sur un penalty que le capitaine a fait basculer ce match-là (1-0, 79e). Avant cela, il aura presque fallu une mi-temps à ce Real emprunté pour entrer vraiment dans son match. Gênés par le pressing agressif de leur voisin, les Merengue ont concédé plusieurs situations dans la première demi-heure. Getafe a cette faculté à casser le jeu. Son plan a d'abord surpris les hommes de Zidane, Courtois devant s'employer à deux reprises (9e, 12e).

Si la sortie rapide de Raphaël Varane sur blessure n'a rien arrangé, le Real s'est montré un peu plus convaincant à l'approche de la mi-temps. Casemiro, notamment, aurait pu obtenir un penalty juste avant la pause (38e), après que Soria se soit interposé sur des tentatives de Vinicius (23e) et Isco (36e). Bref, il manquait quelque chose, un zeste de créativité, pour casser le verrou.

Toujours aussi juste dans le jeu, Karim Benzema a été bien marqué par ses gardes du corps, qui se sont attelés à couper les lignes de passe avec le milieu. La pression du Real s'est toutefois intensifiée. Modric a été tout proche de débloquer la situation sur frappe contrée qui a rasé le poteau (57e). Pas en reste, Getafe a répondu sur un tir tout aussi dangereux de Jaime Mata (58e), avant ce penalty victorieux de Sergio Ramos. Le Real Madrid compte donc ce jeudi soir quatre points d'avance sur son rival de toujours. C'était un tournant. Le Real l'a bien pris. Pour Barcelone, il n'y en aura peut-être pas d'autres...

Italie (J29) : L'AS Roma tombe face à l'Udinese

L'AS Roma n'a pas pu éviter la défaite, ce jeudi à domicile, contre l'Udinese.
L'AS Roma est victime d'un coup d'arrêt dans la course à l'Europe, alors qu'elle s'était inclinée face à l'AC Milan, dimanche dernier. Cinquième de Serie A, l'équipe dirigée par Paulo Fonseca a vécu une soirée difficile face à l'Udinese. Dès la 12ème minute, l'équipe visiteuse a ouvert la marque grâce à Kevin Lasagna. Au débordement puis centre lors de l'entame de l'action, le joueur a vu le ballon lui revenir grâce à la reprise manquée de De Paul. Situé à l'entrée des six mètres, Lasagna ne s'est pas privé de trouver le chemin des filets. Le deuxième coup de massue est arrivé peu de temps après pour la Roma, avec l'expulsion directe de Diego Perotti, auteur d'une semelle sur Rodrigo Becao au niveau du tibia.

L'Udinese a profité des espaces pour tuer le match


Menée au score à la pause, la Roma a poussé pour revenir dans la rencontre. Elle a eu des petites opportunités, sans toutefois se montrer précise dans la dernière passe. Dotée d'une envie certaine d'aller vers l'avant, elle a offert des espaces à l'Udinese. Sur un contre d'école bien mené, De Paul, encore lui, a su faire la différence. En percussion, il a ensuite centré en retrait vers Nestorovski, seul au second poteau. D'un plat du pied assuré, le joueur a brisé les dernières illusions de remontée romaine. 2-0 à la 78ème minute de jeu. Plus rien ne sera marqué dans le match. Quinzième au classement, l'Udinese s'offre un léger bol d'air dans sa lutte pour le maintien en Serie A. L'AS Roma, elle, reste cinquième avec 3 points d'avance sur Naples, sixième.

Angleterre (J32) : Manchester City gifle le champion

Une semaine après avoir été sacré champion d'Angleterre, Liverpool s'est lourdement incliné (4-0) chez son prédécesseur.
Après les scènes de liesse, les jambes étaient lourdes pour des Reds encore sur leur petit nuage. C'était attendu. Mais peut-être pas dans ces proportions... Il suffisait de voir le visage fermé de Jürgen Klopp pour lire dans les pensées de l'Allemand, qui a certainement estimé que ses hommes n'avaient pas affiché l'intensité d'un champion. Les conditions étaient-elles vraiment réunies pour le faire ? Dans ce timing et cette atmosphère-là, au milieu de cette enceinte glaciale et creuse, on n'en est pas sûr.

En fait, l'idée de la passation de pouvoir symbolique n'a galvanisé qu'une seule équipe : celle qui avait chuté. Celle qui avait une réponse à donner. Le nouveau champion avait pourtant aligné un onze classique, au contraire de son hôte, Guardiola faisant quelques expérimentations dans son onze de départ. Mais rien n'y a fait. Après la belle photographie de la haie d'honneur, il n'y a pas eu vraiment de match.

Un champion à côté de ses pompes


Manchester City a fait mal sur ses premières accélérations. Raheem Sterling a obtenu un penalty que l'inévitable Kevin De Bruyne a transformé avec autorité (1-0, 25e). La curiosité de ce drôle de match résidait dans sa configuration : City a abandonné son jeu de position pour placer des contres incisifs et bien construits. En d'autres termes, City a fait du Liverpool. Et c'est sur une attaque rapide de ce type que les hommes de Guardiola ont fait le break, Sterling concluant un mouvement avec un enchaînement appel, contrôle orienté et frappe placée d'une grande justesse (2-0, 35e). Juste avant la pause, l'affaire a pris la tournure d'une correction lorsque le jeune Foden a inscrit un troisième but qu'il s'est fait tout seul après un double une-deux (3-0, 45e).

Le second acte n'a rien changé. Les Reds ont bien tenté de se révolter sur quelques fulgurances individuelles, mais tout était trop désordonné pour un match de ce niveau. A contrario, les Citizens, bien dans leurs crampons, sont même parvenus à enfoncer le clou sous l'impulsion de leurs hommes forts, De Bruyne et Sterling, avec une ouverture du premier pour le second, qui a poussé Oxlade-Chamberlain à accompagner le ballon dans son propre but (4-0, 66e). Entré en jeu, Riyad Mahrez aurait pu clore le festival sur un rush en solitaire, mais son but a été refusé. Ultime coup d'éclat de ce match à sens unique, qui ternit un peu la fête. Rappelons néanmoins que Liverpool concède sa 2ème défaite en Premier League cette saison. Deux défaites, rendez-vous compte... La flamme était éteinte, ce soir, mais les cœurs battent encore.