CAN 2019 : que retenir de la participation du Cameroun

Alors qu’ils ont été éliminés de manière prématurée en huitièmes de finale avec un André Onana finalement pas si bon que ça, et un Bahoken affamé, les Lions ont perçu 32,5 millions de francs CFA chacun en guise de primes.

Une fin inattendue

Depuis trois semaines, le continent vibre, respire et pense football. La fête qu’impose la 32e édition de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) de football continue en terre égyptienne. Sans le pays organisateur. Ni le pays tenant du titre. Comme les Pharaons d’Egypte emmenés par leur joueur vedette Mohamed Salah, les Lions Indomptables du Cameroun sont eux-aussi sortis à la phase des huitièmes de finale de la compétition. Les hommes de Clarence Seedorf ont été éliminés par le Nigeria (2-3), après avoir mené 2-1 au terme de la première période d’un match plein de rebondissement. Si le beau jeu n'a pas toujours été au rendez-vous, le suspense était présent et ce jusqu'au dernière minute de cette rencontre qui a vu le Nigeria l'emporter aux dépens du Cameroun. Une fin un peu inattendue pour le tenant du titre qui est allé en Egypte avec l’ambition ferme de conserver son trophée.

Animation : le baffle « maudit »

Les coéquipiers de Vincent Aboubakar ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes. S’ils voulaient vraiment aller plus loin, ils auraient dû terminer premiers de leur groupe F. Après une belle entame en effet face à la Guinée Bissau (2-0), Eric-Maxim Choupo-Moting et ses coéquipiers ont perdu de leur superbe, alignant deux matchs nuls consécutifs sans marquer face au Ghana et au Bénin, le petit poucet du groupe qui a finalement atteint les quarts de finale du tournoi. S’ils avaient terminé à la première place de leur groupe, les Camerounais auraient rencontré la Tunisie, un adversaire moins dangereux que le Nigeria, en huitièmes de finale. Les Lions étaient pourtant très confiants avant le coup d’envoi de cette CAN. Quand ils arrivaient dans les stades, les Lions Indomptables, emmenés par un Ambroise Oyongo en véritable chef d’orchestre, montraient tout de suite leur sérénité à travers des chants et danse de ralliement. C’était beau à voir. Seulement, l’enceinte bluetooth (baffle sans fil qui permet de jouer de la musique) de « DJ » Oyongo a semblé leur apporter plus de poisse que de chance sur le terrain où ils auraient dû se montrer plus déterminés.

Bahoken avait faim

Avec sa jeunesse et sa fougue, l’équipe du Cameroun faisait partie des favoris de cette CAN. Et pourtant, ça n’a pas suffit pour atteindre le dernier carré tel que fixé comme objectif. Cette compétition aura néanmoins permis à quelques jeunes recrues d'exploser et de se révéler intéressants, comme le nouveau numéro « 9 », Stéphane Bahoken. Meilleur scoreur camerounais à cette CAN avec un but inscrit contre la Guinée Bissau d’entrée et un autre face au Nigeria, l’attaquant du SCO Angers en Ligue 1 de France a prouvé qu’il peut être le futur leader offensif de la sélection fanion du Cameroun. Pour sa première CAN, le néo-Lion Indomptable a réussi là où des joueurs comme Christian Bassogog, Karl Toko Ekambi et autre Eric-Maxim Choupo-Moting, pourtant plus expérimentés ont échoué.

Onana, pas si bon que ça finalement ? 

Jamais inquiété durant le premier tour de la compétition, André Onana a enfin eu un « vrai » adversaire lors de match des huitièmes de finale. Et ça s’est mal terminé pour celui que beaucoup considèrent comme le meilleur gardien africain de l’heure. Battu à trois reprises, le joueur de l’Ajax Amsterdam a fait preuve d’un manque de sérénité et d’expérience sur les occasions nigérianes. Intraitable en club, André Onana a totalement été différents sous le maillot national. Le joueur formé au Barça a commis des erreurs d’appréciation qui ont tout de suite fait regretter un certain Fabrice Ondoa, meilleur gardien de la précédente CAN remportée par la nation vert-rouge-jaune.

32,5 millions de francs dans la poche

L’argent ne fait pas bruit. On l’a bien compris avec les joueurs de la sélection du Cameroun. Ainsi donc, après avoir disputé 4 matchs dans cette compétition, les Lions Indomptables ont perçu chacun 32,5 millions de francs CFA. De façon détaillée, des sources officielles parlent de : 20 millions de francs CFA, correspondant à la prime de qualification ; 4 millions pour la victoire obtenue face à la Guinée Bissau (2-0) ; 4 millions de francs CFA pour les deux matchs nuls concédés ensuite contre le Ghana et le Bénin (soit 2 millions de francs CFA par match nul, Ndlr.) ; 2,5 millions de prime dite de performance payée par la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) ; 1,5 millions de francs relatifs à la prime de top sponsor et enfin, 500 000 francs CFA de prime de présence.

Banana et Zambo, deux fois distingués

Déjà retenu dans le onze-type de la première journée de la compétition après son but et sa belle prestation contre la Guinée Bissau, Yaya Banana a été retenu dans l’équipe-type du premier tour de la compétition. Malgré une bourde qui a permis au Nigeria d’inscrire son troisième but et de battre les Lions en huitièmes de finale de la compétition, le joueur de Panionios a été le seul Camerounais dans ce onze. Alors que ses compatriotes, le gardien André Onana et Frank Zambo Anguissa, élu deux fois « Homme du match » au terme des rencontres Cameroun – Guineé Bissau et Cameroun – Ghana, faisaient partie des remplaçants.

🔴 PSG: une absence plus longue que prévu pour Neymar !

Neymar - PSG Copyright -AFP
Sorti sur blessure lors du match amical entre le Brésil et le Nigeria, la super star du PSG, Neymar Jr, a passé un IRM qui confirme que les ischio-jambiers gauches sont touchés. Il ne reviendra pas avant quatre semaines. De retour à la compétition à la mi-septembre après son transfert avorté vers le FC Barcelone, Neymar pensait en avoir fini avec les soucis avec 4 buts en 5 matchs. Malheureusement, la trêve internationale et le séjour singapourien avec le Brésil ont eu raison du meneur du PSG. Sorti dès la 10eme minute dans le nul entre la Seleçao et le Nigeria dimanche (1-1) en se tenant derrière la cuisse gauche, l’ancien joueur du Barça va devoir observer une période de repos. D’après le communiqué du PSG, l’IRM passé ce lundi a confirmé une lésion grade 2 du biceps fémoral ischios jambiers gauche. Un point médical sur l’évolution sera refait dans 8 jours, mais le club parisien planche déjà sur une absence évaluée à 4 semaines. Alors que Kylian Mbappé et Edinson Cavani sont sur le chemin du retour, le PSG va donc devoir se passer des services de la star brésilienne. Neymar est d’ores et déjà absent contre Nice le week-end prochain et manquera le Classique contre Marseille prévu le 27 octobre mais aussi le match contre Bruges en Ligue des Champions.

Chelsea : Giroud ouvre la porte à un départ

Lundi soir, après le match nul contre la Turquie, Olivier Giroud, l’attaquant français, a évoqué sa situation à Chelsea.
Interrogé après le match nul de lundi soir contre la Turquie (1-1), Olivier Giroud a fait le point sur son avenir avec Chelsea. En manque de temps de jeu avec les Blues, l’avant-centre international français se rapproche-t-il de la sortie ? « Je vais me battre pour ma place à Chelsea, le coach le sait, a expliqué l’ancien joueur de Montpellier et Arsenal en zone mixte. On fera les comptes en janvier. Un départ ? Si vous me demandez si j'ai envie de partir, pas forcément. Mais je ne peux pas me contenter de ce que j'ai aujourd'hui à Chelsea. J'ai encore quelques belles années devant moi, j'ai des jambes, et je pense que j'ai un profil qui peut me permettre de jouer encore quelques années. J'ai envie de prendre du plaisir et de jouer plus de matchs. Ma priorité est de rester à Chelsea mais si on m'oblige à faire un choix, je le ferai comme quand je suis parti d'Arsenal. »

Bleus : Griezmann ne cache pas sa déception

Suite au match nul contre la Turquie (1-1), Antoine Griezmann est revenu sur la prestation des Bleus.

Antoine Griezmann, que ressentez-vous après ce match nul contre la Turquie ?


On est déçu parce qu'on a fait un gros match. Je trouve qu'on n'avait pas joué comme ça depuis longtemps. On a mis du temps à ouvrir le score. On savait qu'il fallait se méfier sur leur coup-franc mais on s'est quand même fait avoir, c'est rageant. Il faut faire attention. Ce sont des détails qui peuvent te mettre dehors d'une Coupe du Monde ou d'un Euro.


Olivier Giroud marque encore un but très important...


On sait qu'Olivier est un grand attaquant. Il nous fait énormément de bien. On avait besoin de lui quand il est entré. Wissam (Ben Yedder) a aussi fait son match. Il n'a pas eu trop de ballons de but, c'est dommage pour lui.



« Au Mondial, on n'avait pas besoin d'autant d'occasions »


Comment expliquez-vous vos difficultés à marquer en ce moment ?


A la Coupe du Monde, on n'avait pas besoin d'autant d'occasions pour marquer. En ce moment, c'est le cas. Il va falloir qu'on travaille tous dans nos clubs pour nous améliorer devant le but.


Du coup, il va encore falloir patienter un peu...


On a encore deux matchs et il faudra gagner contre la Moldavie et l'Albanie. Ce sont encore deux batailles à remporter. Ensuite, on pourra célébrer la qualification.

Toulouse : Kombouaré nommé

Ce lundi, Toulouse a annoncé l'arrivée d'Antoine Kombouaré en tant qu'entraîneur.
A la recherche du successeur d’Alain Casanova, Toulouse a opté pour un technicien d’expérience. Le club du président Olivier Sadran a confirmé ce lundi l’arrivée d’Antoine Kombouaré (55 ans). Sans club son passage sur le banc de Dijon, l’ex-coach de Strasbourg, de Valenciennes, de Paris, de Lens et de Guingamp s’est engagé jusqu’en juin 2021 avec les Violets, qui ont aussi pensé à Frédéric Hantz et Jocelyn Gourvennec. Le natif de Nouméa sera « accompagné d'Yves Bertucci, Michel Dufour et Rudy Riou, ancien portier du TFC et nouveau responsable des gardiens ».



Après avoir assuré le maintien du DFCO la saison passée, l’ancien entraîneur d’Al-Hilal débarque pour relancer les coéquipiers de Max-Alain Gradel, qui occupent une décevante 18eme place en Ligue 1, avec une longueur d’avance sur le duo Dijon-Metz.

Bleus : Deschamps « n'a aucun regret »

En conférence de presse, Didier Deschamps, le sélectionneur des Bleus, s'est expliqué sur ses choix et la prestation de son équipe contre la Turquie (1-1).

Didier Deschamps, quel est le sentiment qui domine ? De la frustration ?


Un peu de ça. On a fait ce qu'il fallait pour gagner mais on a manqué d'efficacité. Ils ont une ou deux occasions... Ils ont eu un grand gardien. Je suis content du contenu, de ce que l'on a fait. Autant à l'aller il n'y avait pas photo, autant cette fois il y a eu match. Mais le résultat voulu n'est pas là. On reste à égalité et il n'y a plus que deux matchs. Il faudra finir le boulot au prochain stage.


Pourquoi avoir choisi de titulariser Wissam Ben Yedder, et pourquoi avoir placé Moussa Sissoko sur le côté droit ?


La réflexion a été longue. Wissam est un joueur mobile dans les petits espaces. Il y a eu pas mal de combinaisons avec lui, une bonne relation avec Antoine (Griezmann). Olivier (Giroud), c'était difficile pour lui d'enchaîner, mais il a fait ce qu'il fallait en entrant avec ce but. Moussa (Sissoko) n'avait pas commencé à droite depuis un moment avec nous, mais il avait déjà joué à ce poste plusieurs fois, notamment à l'Euro 2016. Par rapport à l'arrière droit Celik, qui était fatigué, je voulais mettre Kingsley Coman à gauche. D'ailleurs, on a eu beaucoup de situations de déséquilibre sur ce côté-là.



« Je n'ai aucun regret »


Regrettez-vous de ne pas avoir aligné un onze plus offensif, comme contre l'Albanie ?


On a eu huit occasions et vous êtes en train de me dire que l'on aurait pu en avoir quinze ou vingt ? C'est quoi être plus offensif ? On s'est créé suffisamment d'opportunités de marquer. Je n'ai aucun regret. L'Albanie, ce n'est pas la Turquie. C'est facile de dire ça, mais si on marque les buts, ce n'est pas pareil.



« Tellement de critiques injustes sur Giroud »


Vous attendiez-vous à voir une équipe turque aussi défensive ?


Je ne m'attendais pas à voir la même équipe que contre l'Albanie avec Yilmaz, Tosun et Calhanoglu dès le départ. Mon homologue a choisi un système défensif pour bien fermer. L'entrée de Calhanoglu à la mi-temps leur a apporté un plus. Je n'ai pas été surpris, je me suis adapté dès qu'on m'a donné la feuille de match.


Olivier Giroud est-il indispensable ?


Ce n'est pas faute de le défendre ! Il ne marque pas toujours, mais il marque souvent. Je le prends pour ça. Il a une situation compliquée en club, mais il marque encore deux buts décisifs. C'est un atout offensif important pour nous. Sa situation ? Il la subit. C'est le choix d'un entraîneur (ndlr : Frank Lampard). Ça ne bougera pas d'ici janvier. Après, à lui de voir. Il y a tellement de critiques injustes sur Olivier. On peut ne pas aimer son profil, mais c'est un joueur qui marque, qui aide les joueurs autour de lui. Il fait marquer, il libère des espaces. Son vécu est évidemment important. Il sait qu'il est un peu sous pression, mais il sait aussi que j'ai une totale confiance en lui.