Ballon d'Or : un lauréat africain ? Eto'o donne la recette magique

Samuel Eto'o a livré ses impressions sur la cérémonie du Ballon d’Or qui selon lui n’accorde pas assez de place aux joueurs Africains, dans une interview accordée à l'AFP.

Les footballeurs africains « ne sont pas toujours appréciés à leur juste valeur », a déploré l’ex-attaquant camerounais. Depuis George Weah, unique Africain vainqueur du prestigieux trophée individuel il y a près de 25 ans, aucun autre lauréat n’a été issu de ce continent, malgré une relève de talent incarnée par Eto’o, Didier Drogba ou Yaya Touré. « Les médias occidentaux dominent sur nos médias africains, donc forcément il y a une influence. On apprécie plus le but de (Lionel) Messi », a estimé le Camerounais lors de cet entretien réalisé la semaine dernière à Paris, convaincu que « les joueurs africains ne sont pas respectés », « pas toujours appréciés à leur juste valeur ».

Eto’o n’a jamais décroché le titre honorifique de meilleur joueur du monde. Un immense regret ? « Non, parce que j’ai gagné pleins de trophées, j’ai créé pleins de rêves et pour moi ça équivaut au Ballon d’Or. Par contre j’ai beaucoup de regrets pour mes jeunes frères qui sont arrivés après ma génération », a confié l’ex-attaquant, qui vient de raccrocher les crampons à 38 ans.

« C’était une opportunité pour l’Afrique de les voir (Salah et Mané) sur le podium (Fifa The Best) et pourquoi pas gagner. Ils ont fait une belle saison et cela n’aurait choqué personne qu’ils gagnent », a justifié l’ex-star du FC Barcelone (2004-2009). Malgré le vote des sélectionneurs et des capitaines des 54 équipes nationales africaines, Mané, finaliste de la CAN 2019, et Salah, n’ont pas fait le plein de voix sur le continent. De quoi déclencher plusieurs polémiques, en Egypte et ailleurs.

« Pourquoi cette haine entre nous, Africains ? Pourquoi cette jalousie mal placée ? Si nous, nous ne nous apprécions pas, les autres ne le feront pas à notre place. C’est juste dommage ! Si tous les Africains votaient pour les Africains, on aurait eu plusieurs meilleurs joueurs jusqu’à présent », regrette Samuel Eto’o.

Mais comment faire pencher le jury mondial de 180 journalistes en leur faveur ? « Il faut déjà que l’Afrique se montre très forte, répond Eto’o. Aujourd’hui, on a la chance d’avoir des joueurs qui sont bons, qui marquent plus de dix buts en Ligue des champions ! On a eu les trois meilleurs buteurs du championnat anglais (Mané, Salah, Aubameyang), ce n’est pas croyable que ces jeunes n’aient pas notre appui ».

« Mon objectif, c’est d’accompagner ces jeunes autant que je peux, les défendre, les protéger, parce qu’un jour viendra où ils devront aussi passer le flambeau. C’est ce que nous, Africains, n’avons pas toujours compris, à tous les niveaux, et c’est pour ça que nous sommes toujours derrière », ajoute-t-il. Si l’Argentin Messi, ancien coéquipier d’Eto’o au Barça et l’un des favoris de cette édition 2019, venait à l’emporter, cela ferait tout de même plaisir au Camerounais ? « C’est le meilleur joueur de tous les temps ! Quand je donne mon opinion sur Leo, même lui me dit que je ne suis pas objectif (rires). Tout ce que Messi fait… c’est juste le Dieu du ballon rond, s’enthousiasme-t-il. Je serais heureux qu’il gagne une fois de plus ».

A lire aussi >> Cameroun : Samuel Eto'o révèle la seule chose qui le rend très fier
Please Login to comment
  Subscribe  
Me notifier des

Barcelone : Iniesta dévoile ses deux principales idoles

Andrés Iniesta a confié au site de la Liga que Michael Laudrup et Pep Guardiola ont été ses modèles lorsqu'il était encore un tout jeune joueur au FC Barcelone.

Ancien maître à jouer du FC Barcelone, Andrés Iniesta (36 ans) a tout gagné avec le club catalan. Et s’il a réussi à se hisser au panthéon des meilleurs joueurs de l'histoire des Blaugrana, ce n’est pas seulement grâce à son talent. Mais également parce que le milieu de terrain espagnol aura réussi à calquer son jeu sur ceux de ses deux idoles au Barça : Michael Laudrup et Pep Guardiola.

A lire aussi >> Vidéo - Andrès Iniesta: "J'aimerais devenir entraîneur"

Les deux légendes ont été ses modèles lorsqu'il était encore un tout jeune joueur au FC Barcelone. Le premier a évolué au Barça entre 1989 et 1994, tandis que le second en a porté le maillot de 1990 à 2001. Avant d'en devenir l'entraîneur quelques années plus tard (2008-2012). « Mon idole, ou mes idoles, ont toujours été Laudrup et Guardiola, a raconté Andrés Iniesta au site internet de la Liga. C'étaient les deux joueurs dont j'essayais le plus de me rapprocher, de copier autant que possible tout en gardant mon propre style. Pour moi, en tant que joueur, c'étaient les deux que j'admirais le plus quand j'étais plus jeune ». A 36 ans, le milieu de terrain espagnol évolue depuis 2018 au Vissel Kobe, un club du championnat de D1 du Japon.

Portugal : difficile reprise pour Aboubakar et Porto

Aboubakar

A l’occasion de leur retour en championnat, Vincent Aboubakar et le FC Porto sont tombés (2-1) mercredi sur la pelouse de Famalicao.

Après trois mois d'interruption due à la pandémie de coronavirus, la D1 portugaise a repris là où elle s’était arrêtée. Et pour cette 25e journée de Liga Nos, le FC Porto s’est déplacé mercredi sur la pelouse de Famalicao. Avec un Vincent Aboubakar sur le banc de touche dès l’entame de la rencontre, les Dragons se sont fait battre 2-1. Désormais, un point les sépare de Benfica qui pourra s’adjuger le fauteuil de leader en cas de victoire ce soir face à Tondela.

A lire aussi >> Porto : Vincent Aboubakar est à vendre (officiel)

Sans Vincent Aboubakar, le FC Porto a en effet mal débuté la rencontre. Comme son adversaire d’ailleurs. Résultat, les deux équipes ont servi aux téléspectateurs une première période sans intérêt. Il aura donc fallu attendre le second acte pour être mieux servi en occasions nettes de but. Et ça commence avec cette énorme boulette de Marchesin, le gardien du FC Porto qui offrait un cadeau à Fabio Martins pour l'ouverture du score (1-0, 48e). Corona pensait avoir relancé l’actuel leader en égalisant après un superbe enchaînement contrôle du droit suivi d’un tir du gauche (1-1, 73e). Mais c’est sans compter sur le jeune et talentueux Pedro Gonçalves (21 ans) qui offre la victoire à son équipe d’une délicieuse frappe du pied droit (2-1, 78e). Menés pour la seconde fois dans ce match, les visiteurs vont alors multiplier les efforts offensifs, sans parvenir à rattraper leurs adversaires. Même l’entrée en jeu de Vincent Aboubakar (82e) ne va rien changer au sort de Porto.

Jean-Michel Aulas pointe du doigt l’Etat

Le président lyonnais, Jean-Michel Aulas, tient le gouvernement comme le principal responsable de la crise que traverse aujourd’hui le football français.

Décidément, Jean-Michel Aulas a toujours autant de mal à digérer la décision qui a été prise d’arrêter prématurément la saison de Ligue 1. Le président lyonnais ne cesse de déplorer ce verdict, et tout faire également pour tenter de l’invalider. À mesure que le temps passe, il commence à penser plus au futur, mais son mécontentement reste prégnant et ce mercredi il l’a dirigé vers les responsables du gouvernement à l’occasion d’une intervention sur la radio RMC. Selon lui, « c'est l'Etat qui a intimé l'ordre d'arrêter » et « sa responsabilité est donc engagée. »


Un recours pour « réclamer les 800M€ de déficit »


Aulas a fait savoir ensuite que les clubs de l’élite sont en train de se mobiliser pour tenter de limiter le manque à gagner. L’idée est « de déposer un recours pour réclamer les 800M€ de déficit probable ». Une initiative commune et qui tranche avec le désaccord qu’ils avaient affiché avant l’arrêt du championnat. JMA ayant souligné que « ceux qui étaient d'accord pour l'arrêt étaient ceux qui étaient européens ou ceux qui risquaient de descendre. »




Enfin, et même s’il sait que ses chances de parvenir à ses fins sont extrêmement réduites, l’homme fort de l’OL n’abandonne pas encore totalement l’éventualité d’une reprise. « C’est ce qu’on va demander demain au tribunal, a-t-il déclaré. Le Conseil d‘Etat va avoir à juger sur la reprise et les modalités d’arrêt (…) J’avais une réunion cet après-midi avec Nasser Al-Khelaïfi et l'ECA, l'association des clubs européens et la procédure avancée par l'UEFA est celle que nous pourrions suivre aujourd’hui: reprendre les entraînements maintenant et les matchs au bout de 3 ou 4 semaines. »


Lille : Sanches intransférable

Renato Sanches ne partira pas de Lille cet été, à en croire son président Gérard Lopez.
Renato Sanches a signé une première saison au LOSC très convaincante. Le milieu de terrain portugais s’est parfaitement adapté aux Dogues et même si cela ne se voit pas trop à travers ses statistiques (3 but et 1 passes décisives), il a justifié l’investissement qu’a fait sur lui le club nordiste. Ayant réussi à se refaire une santé dans le nord de la France, le champion d’Europe 2016 intéresse logiquement d’autres clubs. Cependant, Lille n’est pas vendeur. Gérard Lopez, le président du club, l’a affirmé mardi soir.

Lille a plusieurs offres pour Renato Sanches


Invité de l’émission After Foot sur RMC, l’homme fort du LOSC a indiqué qu’il voulait « garder » sa pépite lusitanienne. Il a aussi révélé avoir d’ores et déjà reçu « des offres très intéressantes » pour l’ancien Bavarois, mais il n’est pas question de se séparer d’un des meilleurs éléments de l’effectif. L’objectif est de préserver un effectif compétitif, capable de retrouver le podium de la Ligue 1 la saison prochaine et aussi faire bonne figure en Ligue Europa. Concernant le principal intéressé, il devrait être touché par ce signe de confiance et content de rester au sein d’une formation où il a retrouvé un niveau comparable de celui qui lui avait permis de remporter le titre de Golden Boy il y a quatre ans.

L1 : Dieumerci Mbokani regrette son passage à Monaco

L’attaquant congolais de 34 ans l’avoue : s’il n’a pas connu de grands clubs après son éclosion au Standard de Liège, c’est en partie à cause de son passage à l’AS Monaco, lors de la saison 2010-2011.

A l’abri à Monaco où il a trouvé refuge depuis le début de la crise du coronavirus, Dieumerci Mbokani pense à son avenir. A 34 ans, l’attaquant congolais (RDC) sort de deux saisons prolifiques avec Antwerp (29 buts en 59 matches de championnat belge). Et il ne compte pas s’arrêter là : soit il signe un nouveau contrat de deux ans, soit il s’en va. C’est en tout cas ce que le Léopard a confié à Proximus. Et quand le journaliste lui demande s'il regrette de ne pas avoir connu de très grands clubs après son éclosion au Standard de Liège, il révèle que c'est en partie dû à une erreur de choix : son passage à l’AS Monaco.

A lire aussi >> Comment Mbokani a (re)conquis la Belgique

Dieumerci Mbokani a en effet raté son passage chez les Rouge-et-Blanc, notamment lors de la première partie de la saison 2010-2011. Un transfert que l'attaquant congolais regrette amèrement. « J’ai fait des mauvais choix, dit-il. Le plus mauvais a été d’aller à Monaco au lieu de signer à Liverpool en 2010. Je n’avais plus qu’à signer le contrat. Jovanovic, lui, l’a fait. Liverpool n’avait pas le niveau actuel, mais quand même ». Un transfert qui avait coûté 7 millions d'euros à l'ASM pour un Mbokani qui n’aura marqué qu’un but en 10 matchs.